[Economie & Politique] La France soutient l'Allemagne pour une union européenne des batteries

FREDO78

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29/12/17
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L'Europe est en retard sur l'Asie dans le domaine des batteries, et c'est vraiment peu de le dire. L'Allemagne, consciente du problème, souhaite une filière européenne de la batterie, soutenue par le gouvernement français.

Nous n'aurons probablement jamais de véhicule électrique réellement abordable tant que l'on ne résoudra pas le problème des batteries. En Europe, la quasi totalité des batteries des voitures électriques est importée d'Asie, où les plus grands spécialistes mondiaux (Japonais, Coréens, Chinois) se partagent la totalité du marché mondial à l'export.


Suite : https://www.caradisiac.com/la-franc...une-union-europeenne-des-batteries-172729.htm
 

BM80

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Pernes les Fontaines
En effet un bel exemple que l' Europe pourrait mettre en place.
Encore faut' il impliquer les constructeurs pour des projets communs et ça ce n' est pas gagné. ...
On est à la bourre dans ce domaine, que les asiatiques et les américains maitrisent parfaitement.
 
M

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Bôh.... on peut compter sur quelques millions de Nissan-Renault... s'il leur en reste...
 
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Camtôa

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Villefontaine
Renault nissan, bof, nissan c'est fait pomper ces methodes, sa fiabilité, a du mettre des dci dans ses ventes europeennes (comble de l'horreur) , n'a plus guere developpé ses essences, sauf son v6 3,5... pour le mettre dans les renault ! Heureusement ils ont pu faire la gtr. Mais au final hormis la leaf ils sont hors champ en hybride et phev, pas de moteur essence eco digne de ce nom, plus de modele emblematique (la micra n'a plus rien a voir avec les deux 1ere gen). La primera a disparue ou alors j'ai rate un episode, le monospace ? Bref ils font des leaf, et leur 1ere gen a des souci batterie car non refroidit, drole de choix pour des jap, quand les zoe, du grand specialiste du joint de culasse hs, sont avec batterie refroidie...

C'est le bon moment pour divorcer...
 
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lexusdelta

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Nissan produit le plus vendu des SUV dans le monde ( en bataille avec le RAV) à savoir le Xtrail/Rogue..et pour l'hybride ils ont toute une gamme . Non Nissan n'a effectivement plus besoin de Renault ...mais l'inverse j'ai quelques doutes . Donc si divorce ca va faire mal au contribuable français .
 

Camtôa

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Villefontaine
J'ai oublie infinity, par contre hybride? C'est comme honda ici on en parle pas ou peu.

Concernant leur gamme, 3 voiture quasi identique (leaf micra et pulsar) en taille/categorie, un suv et un gros suv. Manque du tout petit, de la berline, break, monospace...
 

FoLuxo

Silence, on roule !
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Luxembourg
Tu confonds la gamme du constructeur avec les choix de l'importateur. Si le choix est aussi limité, c'est peut-être qu'ils préfèrent vendre aux USA ou en Chine, où il y a un marché bien plus gros que la France. Regarde le site japonais, ça donne une meilleure idée...
 

Mustang766

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Gironde
C’est d’ailleurs le cas avec pas mal de marques, Honda, Ford disposent par exemple de modèles hybrides très intéressants qui ne sont pas importé chez nous. Sûrement la faute à une fiscalité indifférente à ces motorisations jusqu’a présent mais ça risque bien de changer avec le déclin du mazout.
 

Camtôa

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Villefontaine
Nissan avait une gamme tres complete en france avant, citadine, compacte, berline, 4x4, coupes sport, gt, break, monopsace. Bref, hors sujet encore !
 

X2Roz

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Genève
Pour info, un communiqué du Conseil fédéral Suisse :

Des batteries à l'état solide pour les voitures électriques de demain
Dübendorf, St. Gallen und Thun, 21.02.2019 - Dans le cadre d'un programme stratégique de coopération internationale de la Fraunhofer-Gesellschaft, l'Empa à Dübendorf (CH) et l'Institut Fraunhofer de recherche sur les silicates ISC à Würzburg (D) ont lancé début janvier un projet de recherche commun de trois ans pour élaborer les bases pour une nouvelle génération de batteries pour voitures électriques. Con-trairement aux piles au lithium-ion actuellement utilisées, celles-ci ne seront composées que de solides et ne contiendront plus d'électrolytes liquides inflammables. Le Fraunhofer ISC apporte son savoir-faire dans le développement de procédés et la production de cellules de batteries et réalise les premiers prototypes.
La production mondiale d'éléments de batterie au lithium-ion à la pointe de la technologie est aujourd'hui en grande partie entre les mains d'entreprises asiatiques. Si l'industrie automobile européenne, avec ses 3,4 millions d'employés, passait des moteurs à combustion aux systèmes électriques, elle dépendrait des batteries de traction des constructeurs asiatiques si elle ne parvenait pas à introduire cette technologie essentielle en Europe.
Le saut technologique à venir vers les batteries à l'état solide offre une énorme opportunité à cet égard. Les cellules de batterie de ce type n'ont pas besoin d'électrolytes liquides inflammables et offrent donc une sécurité de fonctionnement nettement améliorée, mais aussi des avantages en termes de taille et de poids, car un encapsulage de sécurité moins complexe est nécessaire. De plus, l'utilisation d'un matériau d'anode métallique (lithium) (au lieu des anodes en graphite couramment utilisées aujourd'hui) dans les batteries à l'état solide promet une densité énergétique plus élevée et des temps de charge nettement plus courts.
Bien que les composants individuels (anode, cathode, électrolyte) des futures batteries à semi-conducteurs aient déjà fait l'objet d'études approfondies en laboratoire, le plus grand défi est de les combiner en un système global stable. Il est important d'obtenir une longue durée de vie avec des performances élevées sur autant de cycles de charge et de décharge que possible, et donc de dépasser les performances des systèmes de batteries couramment utilisés aujourd'hui. La coopération entre l'Empa et l'ISC Fraunhofer vise à éliminer les principaux obstacles technologiques à la production industrielle de piles à semi-conducteurs.
Des partenariats mondiaux avec l’élite
Le projet IE4B ("Interface Engineering for Safe and Sustainable High-Performance Batteries") a démarré le 1er janvier 2019 et s'étendra sur trois ans dans le cadre de la ligne de financement Fraunhofer ICON ("International Cooperation and Networking"). Avec ICON, la Fraunhofer-Gesellschaft entend développer la coopération stratégique de ses instituts avec des centres d'excellence internationaux sélectionnés dans différents domaines. Des projets avec l'Université de Cambridge et l'Université Johns Hopkins ont par exemple été lancés à ce jour.
Du côté de l'Empa, le projet IE4B, qui vient de démarrer, se concentre sur le développement d'électrolytes solides, la production et la caractérisation de couches minces aux propriétés électroniques personnalisées et le développement de matériaux anodiques nanostructurés. Le Fraunhofer ISC avec son "Fraunhofer Research and Development Center Electromobility Bavaria" travaille sur les polymères conducteurs du lithium ainsi que sur le développement de couches protectrices de matériaux sol-gel aux propriétés spécifiques pour batteries. En outre, elle développe, fabrique et teste des prototypes et des petites séries de cellules de batterie.
Des entreprises industrielles d'Allemagne et de Suisse ont également participé dès le début au projet IE4B dans le cadre d'un groupe pilote qui accompagne le projet d'un point de vue industriel : entre autres de l'industrie chimique comme Heraeus (D), de la construction mécanique comme le groupe Bühler (CH) ou Applied Materials (US/D), des fabricants de cellules comme Varta (D) ou des entreprises technologiques comme ABB (CH).
Atteindre l'objectif en deux étapes
L'objectif du projet est de développer une batterie à semi-conducteurs qui permet un cycle de charge et de décharge stable à température ambiante et qui peut également être chargée rapidement. Le projet est divisé en deux phases : La première phase traite des aspects fondamentaux et utilise des systèmes de modèles de batteries fabriqués par l'Empa et l'ISC selon la méthode des couches minces. Dans cette première phase, les processus qui se déroulent aux interfaces entre la cathode, l'électrolyte solide et l'anode doivent être précisément compris et mieux contrôlés.
Dans une deuxième phase, ces connaissances seront utilisées pour fabriquer une cellule à l'état solide fonctionnelle avec l'expertise en génie des procédés de l'ISC Fraunhofer et pour la produire en petite série. "Notre objectif commun n'est pas seulement de mieux comprendre les interfaces, mais aussi de pouvoir transférer ces connaissances dans un processus de fabrication. Le savoir-faire de Fraunhofer et de l'Empa se complètent parfaitement", explique Henning Lorrmann, directeur du Centre de recherche et de développement Fraunhofer pour l'électromobilité en Bavière (FZEB) de l'ISC Fraunhofer.
L'approche en deux étapes offre des avantages décisifs : En tant que système modèle de la phase 1, la structure des cellules en couche mince est plus facile à analyser. Ceci permet d'identifier les meilleures combinaisons d'électrodes et d'électrolytes. La structure tridimensionnelle plus complexe des cellules de batterie plus grandes en phase 2 est rendue beaucoup plus facile par les matériaux qui ont été adaptés au préalable.
Pierangelo Gröning, membre de la direction de l'Empa, est l'un des coordinateurs du projet. Il souligne l'importance stratégique : " La structure de la batterie lithium-ion à l'état solide est très complexe et représente un défi majeur pour la science des matériaux. Grâce à cette coopération, nous combinons une expertise exceptionnelle en science des matériaux et en génie des procédés - et c'est précisément ce qui est nécessaire pour faire progresser avec succès le développement de la batterie à semi-conducteurs."
 
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Hortevin

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Fontenay le Fleury
En faite, je ne sais pas si vous avez vu, mais effectivement le "Airbus des batteries" prend forme:

http://www.avem.fr/actualite-vehicule-electrique-les-annonces-de-macron-aux-constructeurs-7391.html

https://www.ouest-france.fr/economi...on-veut-creer-un-airbus-des-batteries-6228000

En gros, la France va investir 700 M€, et l'Allemagne 1 Md€ pour construire conjointement des batteries.
Il y aura une usine en France, et une autre en Allemagne.

On voit bien que sur beaucoup de projets industriels (avion de combat SCAF, char de combat EMBT, batterie..), la France a depuis 2017 adopté une nouvelle doctrine industrielle européenne (une Europe à deux vitesses).
La France et l'Allemagne vont d'abord prendre le lead du projet, ensuite aux autres pays européens de se joindre comme ils veulent. (auparavant les pays européennes se bataillaient sans cesse pour avoir leur part de gâteau, du coup aucun projet ne concrétise...)
 

lexusdelta

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Cette façon de faire me semble intéressante. J’espere Juste qu’ils ne vont jamais accepter l’Italie Tant que les faschos et autres terroristes sont au pouvoir.
 

Hortevin

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Fontenay le Fleury
De toute façon l'Italie (Fiat) est sans doute le constructeur européen qui a le plus de retard en électrification...

Aujourd'hui, c'est plutôt la Suède qui est très active sur le sujet et avait quelques projets majeurs pour construire des batteries.
(sans doute à cause du politique assez actif de Volvo cars)

Sinon sur les 2 projets que j'ai cité, pour le SCAF, l'Italie est partie rejoindre Tempest, un projet britannique sans grand espoir, un cheval de Troie pour négocier une place privilégiée au sein de SCAF. Mais ça, les italiens le savent bien, mais ils ont pas beaucoup de choses, ils se sont fait jeter par les français et les allemands :
L’industrie italienne de la défense prend ombrage du projet d’avion de combat franco-allemand

La preuve que le nouveau politique franco-allemand commence à bien fonctionner, j'ai lu récemment que les Américains ont déployé une campagne de lobbying, discrète mais très offensive, dans toutes les directions institutionnelles : les eurodéputés, la Commission européenne, les États membres...
Cible visée : le Fonds européen de défense. (source)

Evidemment nous attendons que dans les prochains jours, certains politiques français (et européen) vont venir réaliser le rêve de nos adversaires, chercher à saboter ce nouveau politique européen qui marche... (au fond, pour moi, l'infox de l'Alsace Lorraine constitue juste une arme dans cette bataille...)
 
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La même info qu'au dessus avec le rappel d'un objectif : 100 000 stations en 2022.

Quelqu'un aurait-il des infos sur un plan national ou européen de production-transport-stockage de l'électricité à prévoir pour ce boom de consommation par pics, nuit, tranches horaires de week-end et migrations vacancières, grands axes routiers etc?

Sur le fond, si la production de batterie devait amortir la fin des boîtes automatiques (Ford Getrag..) et des injecteurs de gas-oil (Bosch), l'Europe et la France résisteront-ils mieux que dans la bataille contre les panneaux photovoltaïques chinois?
Enfin deux exemples: Renault-Nissan ont su anticiper leurs approvisionnements dans un modèle viable et Tesla a investi tout seul bien plus pour assurer son approvisionnement sans pour autant défier la Chine.
Rendez-vous dans 10 ans sur la place des grands hommes ... ou des petits calculs ?
 
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Andre Tissot

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21/12/17
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Je me pose juste une question de physique ....
Je fais le rapprochement avec les stations service d'autoroute où on voit une queue assez longue malgré un plein qui prend maxi un dizaine de minutes.
Il va falloir pas mal de chargeurs rapides pour absorber la même quantité de clients avec un "plein" qui va durer une trentaine de minutes, et donc quelle va être l'alimentation électrique nécessaire au niveau de la station service ?
Est-ce que le réseau RTE va suivre ?
 

Alban64

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Basquie ^_^
C'est un peu étonnant cette peur de la dépendance à l'Asie pour la production de batterie.
Ça n'a jamais inquiété personne de dépendre du moyen Orient pour le pétrole.
 

Bwoah_Kimi

Toyota-Yariste sans huile et sans palme
23/12/18
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France Belgique Bretagne Italie
Ça peut démocratiser un peu plus l’électrique mais attention faut pas s'attendre à des miracles non plus pour le prix des véhicules. Ce que l'on paye cher c'est le coût d'acheminement des batteries. Pas la fabrication et encore moins la main d'oeuvre. Alors Ok, il y a la fierté européenne aussi "cocorico !!! ou "das auto !!!" pour nos voisins allemand mais bon faut pas croire qu'on va les payer moins chers nos voitures électrique 100% made in Europe.

Quid de la qualité/fiabilité aussi.

Mais bonne nouvelle quand même.
 
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martingale

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15/1/19
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à part Dacia et ses (coupables?)concessions sur la sécurité, on a beau dire les voitures coûtent de plus en plus cher, si le prix des batteries baissent, ils trouveront bien autre chose (la voiture avec IA...par exemple)
je vois le coup où dans quelques temps on roulera à 60 km/h avec des voitures autonomes à 60k€ alors que dans l'absolu on pourrait dans le même temps rouler pareil avec des 2CV(à pédales,pour ne pas polluer bien sûr:dead:)
 
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Membre supprimé 1292

Je voulais juste dire que l'indépendance en approvisionnement batterie me semblait moins crucial que l'adaptation de notre production et distribution d'énergie , nécessitant de tout autres investissements non concurrentiels, eux, donc moins exposés au risque de manque de retour sur investissements.
Mais je suis loin d'être un économiste capable de telles prospectives..
 
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