Le réchauffement climatique

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion SMax59
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D'un autre coté s'il est facile d'accuser les riches ( nous en faisons partie je rappel si on se place dans la peau de bcp de migrants qui voienten nous des "super riches "déja) , il n'en demeure pas moins que tout le monde n'a qu'une vie et meme en etant tres riche ca ne protégera pas d'une dégradation du climat ! En Californie les incendies sont de plus en plus fréquents et il y a peu un quartier de demeures de milliardaire a cramé aussi . Ok ils sont pas mort eux...mais leurs maison y est passée et meme s'ils peuvent reconstruire c'est quand meme un pan de leur vie qui a cramé. Au Japon les récentes inondations ont touchés des demeures de grand dirigeants japonais. Dans une telle économie de marché faire bouger les choses réellement est bien compliqué.
 
Je suis étonné que personne ici n'ait mentionné (ou je suis passé au travers) cette nouvelle info désespérante qui illustre la grande imposture de tous ces grands dirigeants (politiques et industriels, prince de Monaco compris à sa petite échelle) qui prétendent faire du climat une priorité... Certes on pourra toujours dire que Biden est tributaire de la décision d'un juge fédéral et du congrès...
Il y a clairement des intérêts pour qui il est urgent de ne rien faire tant qu'on n'aura pas sucé jusqu'à la dernière goutte de pétrole... et ces intérêts ont clairement le pouvoir directement ou indirectement...

 
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Le jour où il y aura du pognon à se faire en captant/sequestrant/neutralisant le CO2, les choses changeront trés vite.
En attendant, le retour aux cavernes de quelques "riches", ici ou là, ne changera pas grand chose.
 
Mais qu'attendent les dirigeants pour mettre en place les conditions nécessaires pour faire du pognon sur cette neutralisation ?
Ils sont tous prisonniers de leurs électorats (pour les démocraties) et de l'essor économique de leur pays à court-terme.
 
Faire du pognon sur la capture du CO2 revient à taxer le CO2 (taxe carbone sous une forme ou sous une autre) donc c'est en gros taxer toutes les activités économiques.... On peut comprendre le manque d'entrain des politiques.

Le système de trading carbone européen essaie une méthode alternative mais c'est tout sauf simple.
 
En 2006, le rapport Stern a estimé que la gestion du réchauffement climatique coûterait environ 1 % du PIB mondial chaque année, tandis que le coût de l'inaction serait d'au moins 5 % du PIB, et pourrait atteindre 20 % du PIB mondial dans le pire des cas.

Selon la Commission mondiale sur l'adaptation au climat, il faudrait 1,8 trillion de dollars par an jusqu'en 2030 pour corriger la tendance du réchauffement climatique, dans le même temps les personnes les plus riches du monde ont accumulé 1,77 trillion de dollars d'ici 2020, je pense qu'il est juste et approprié de demander à ces personnes qui, entre autres, ont contribué de manière significative à cette situation par leurs investissements dans les multinationales, de faire leur part

Il est clairement plus facile (et plus commode pour les riches/puissants) de redistribuer le coût des catastrophes climatiques à tous les citoyens au lieu d'en assumer la responsabilité et d'y remédier,

Ce n'est pas moi qui emmène mes capitaux dans les paradis fiscaux, qui emmène le siège social de ma société au Luxembourg, ma faute est que je veux des choses inutiles et que je veux les payer peu, alors j'achète le dernier téléphone portable construit avec peu d'argent (pour eux) dans des pays où il n'y a aucun contrôle sur l'environnement ou l'exploitation des travailleurs.

Les droits d'émission de dioxyde de carbone sont, à mon avis, un non-sens, moi qui je pollue moins je vous permets de polluer plus, sans parler de toutes les spéculations sur ces droits, ces échanges sont ouverts à tous, il ne s'agit pas seulement d'un échange entre entreprises pour compenser la pollution.
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Intéressant, du coup je suis allé chercher le rythme de découverte de nouveaux gisements pour voir si les volumes de l'article sont importants ou pas.

Et la réponse est rigolote : en 2008, ça aurait été un détail. Cette année par contre c'est significatif. Parce qu'en gros, c'est la dèche : on ne trouve plus de nouveau pétrole. Et ce n'est pas faute de chercher : le budget d'exploration est de nouveau en hausse, et les techniques s'améliorent. A croire qu'il ne reste plus grand-chose à trouver...

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Voilà la tête de la courbe.

Evidemment, il reste les réserves connues à exploiter, mais on arrive sans doute au bout du sujet. Et pendant ce temps, la consommation continue à augmenter...
 
Les droits d'émission de dioxyde de carbone sont, à mon avis, un non-sens, moi qui je pollue moins je vous permets de polluer plus, sans parler de toutes les spéculations sur ces droits, ces échanges sont ouverts à tous, il ne s'agit pas seulement d'un échange entre entreprises pour compenser la pollution.
Tu as raté deux éléments essentiels : le volume global autorisé est en baisse constante, et surtout ça permet de financer les efforts de décarbonation sans argent public, les entreprises se débrouillent entre elles. Sans ça, les aciéries qui veulent remplacer les brûleurs à gaz par des fours électriques viendraient pleurer des subventions, ou alors ne feraient rien. Et tant mieux si les échanges sont ouverts : ça permet de créer de la richesse avec la baisse du CO2, ça change de la spéculation sur le pétrole (=sur la hausse du CO2) :mrgreen:
 
Il faudrait croiser la courbe des découvertes pétrolières avec la courbe du montant des investissements.
Pour mémoire :


" En Europe, Total promet la neutralité carbone pour 2050. Pour y parvenir, TotalÉnergies devra stocker du CO2 pour respecter ses engagements en faveur de la transition énergétique"

Une taxe carbone allant directement dans le tonneau des Danaïdes des finances publiques n’aura aucun impact.
Échanger des "droits à polluer" revient juste à ouvrir une salle de plus dans le giga-casino que sont devenues les Bourses.
(La vente à FIAT des droits de Tesla, qui n’a jamais envisagé de produire un vehicule thermique, est une absurdité).
Il faut imaginer un système incitatif, non-fiscal, pour que les entreprises aient intérêt à sequestrer leur CO2.
 
La courbe des budgets d'exploration est dans l'article que j'ai mis :

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Entre 2010 et 2018, les dépenses d'exploration ont baissé de 25% (80 --> 60 milliards) et les découvertes ont baissé de près de 90% (60 --> 8 milliards de barils).

La hausse des coûts vient aussi du fait qu'on ne trouve quasiment plus de pétrole terrestre, mais du off-shore de plus en plus profond : 1630583183160.png

Bref, on dirait bien que même si on doublait les budgets d'exploration, on ne va pas trop tomber sur beaucoup de pétrole.


(La vente à FIAT des droits de Tesla, qui n’a jamais envisagé de produire un vehicule thermique, est une absurdité).
Tesla a remplacé un certain nombre (ou au moins évité plus) de voitures thermiques sur le marché mondial, et un de leurs principaux problèmes est le coût élevé. Il me semble donc que c'est l'exemple parfait qui montre l'intérêt de l'échange de droits CO2 : un constructeur qui émet finance l'alternative. Au final les émissions diminuent (ou augmentent moins) sans argent public.
 
@FoLuxo cependant, une chose n'est pas claire pour moi : si j'ai une entreprise qui pollue beaucoup et que j'achète des crédits de CO2, j'aurai moins d'argent pour moderniser mon entreprise, alors que l'entreprise plus vertueuse aura vendu ses crédits, augmentant ainsi sa valeur.
De plus, si les crédits de CO2 sont bon marché, le pollueur sera incité à polluer au lieu de se moderniser.
Selon un rapport de la Cour des comptes européenne, il y a quelques semaines, qui a certifié que le mécanisme ne fonctionne pas et que les réformes proposées ne suffiront pas à le rendre efficace. Le rapport décrit comment, depuis sa création, le SCEQE n'a pas favorisé la décarbonisation et a même ralenti une transition de plus en plus urgente. La Commission européenne, craignant que les industries les plus polluantes ne délocalisent face à des coûts de production plus élevés, a injecté une grande quantité de quotas gratuits sur le marché, ce qui a entraîné - en conjonction avec la crise économique de 2008 - un effondrement des prix du CO2. Après s'être approchée de zéro au plus mauvais moment, une tonne de carbone coûte désormais environ 25 euros. Selon les prévisions de la Banque mondiale, pour stimuler les investissements dans les technologies à faible impact, le prix devrait fluctuer entre 50 et 100 dollars, tandis que le Fonds monétaire international fixe la barre à 75. Une évaluation du GIEC fixe le prix du carbone à 181 dollars par tonne, tandis qu'une étude publiée dans Science en 2017 propose de le porter à 400 dollars d'ici 2050.
Selon le principe du "pollueur-payeur", tous les quotas du SCEQE devraient être mis aux enchères. Toutefois, étant donné que tous les pays du monde ne fixent pas le prix des émissions de gaz à effet de serre dans la même mesure que l'UE, le SCEQE peut, en théorie, avoir une incidence négative sur la compétitivité internationale de l'industrie européenne. Par conséquent, certaines entreprises peuvent choisir de se délocaliser dans des pays qui imposent des limites moins restrictives sur les émissions de gaz à effet de serre, produisant ainsi leurs émissions ailleurs. Ce phénomène est appelé "fuite de carbone". Les secteurs qui peuvent démontrer33 qu'ils sont exposés au risque de fuite de carbone, comme l'industrie sidérurgique, reçoivent des quotas d'émission gratuits34. Dans le secteur de l'énergie, où la fuite de carbone est physiquement impossible, presque tous les quotas d'émission sont mis aux enchères35.
Lien
Il s'agit de chiffres officiels de la Cour des comptes européenne qui, à mon avis, sont tout à fait fiables, notamment parce que c'est l'UE qui a voulu ce système de crédits de CO2.

@SMax59 sujet très intéressant, très technique mais compréhensible, moi aussi je suis convaincu, comme je l'ai déjà dit, que le réchauffement climatique est principalement une variation naturelle qui se répète à toutes les époques, l'action de l'homme est cependant, à mon avis, un accélérateur de cette variation naturelle, cependant ce que je ne sais pas c'est le % dû à l'homme, dans ce que tu as posté ils admettent qu'il y a une petite responsabilité mais le problème est de la quantifier.
Certes, la pollution de proximité est presque entièrement due à l'homme.
 
@SMax59 sujet très intéressant, très technique mais compréhensible, moi aussi je suis convaincu, comme je l'ai déjà dit, que le réchauffement climatique est principalement une variation naturelle qui se répète à toutes les époques, l'action de l'homme est cependant, à mon avis, un accélérateur de cette variation naturelle, cependant ce que je ne sais pas c'est le % dû à l'homme, dans ce que tu as posté ils admettent qu'il y a une petite responsabilité mais le problème est de la quantifier.
Je me permets de répondre avec un extrait du dernier Rapport du GIEC 2021 - Executive summary for policy makers
Section A.1.3:
The likely range of total human-caused global surface temperature increase from 1850–1900 to
20102019 is 0.8°C to 1.3°C, with a best estimate of 1.07°C. It is likely that well-mixed GHGs contributed
a warming of 1.0°C to 2.0°C, other human drivers (principally aerosols) contributed a cooling of 0.0°C to
0.8°C, natural drivers changed global surface temperature by –0.1°C to 0.1°C, and internal variability
changed it by –0.2°C to 0.2°C. It is very likely that well-mixed GHGs were the main driver of tropospheric
warming since 1979.
Likely c'est 66-100% de probabilité.
Very likely c'est 90-100% de probabilité.

Donc, selon le GIEC:
  • il y a plus de 90% de chances que les émissions de GES humaines soient le facteur principal du réchauffement,
  • le réchauffement dû à l'Homme est quantifié entre 0.8 et 1.3°C avec une fiabilité >66%.
 
Plus généralement quand on voit le niveau de pollution global qu'on atteint sur cette planète (terre , mer, air, espace ) c'est plus que le seul réchauffement climatique qui devient problématique. Alors perso je pense qu'il faut faire quelque chose de toute facon.
 
dans le même temps les personnes les plus riches du monde ont accumulé 1,77 trillion de dollars d'ici 2020, je pense qu'il est juste et approprié de demander à ces personnes qui, entre autres, ont contribué de manière significative à cette situation par leurs investissements dans les multinationales, de faire leur part
Cela a déjà été dit, mais il faut rappeler que la richesse des hyper-riches est essentiellement composée d'actions de sociétés, qu'ils ont d'ailleurs souvent fondées ou reprises.
A partir de là, il est difficile de mettre la somme de leur richesse en face du montant du coût du problème à traiter. Tu parles de "faire leur part" : certes, mais quelle part ? Pas une part de leur fortune mais plutôt une part de l'accroissement de leur fortune annuelle j'imagine ? Cela revient à dire au milliardaire : ta fotune est passée de 25 à 30 milliards cette année, je te prends 50% de cet accroissement (et estime-toi heureux que je ne prenne pas tout), donc tu revends pour 2,5 milliards d'actions et tu me donnes la somme.
Je suis pour. Ca fera effectivement beaucoup d'argent, et il en restera beaucoup au milliardaire (qui ne s'appauvrira jamais avec un tel système).
 
...tu revends pour 2,5 milliards d'actions et tu me donnes la somme...
Il faudra bien que quelqu'un les rachète, ces 2,5 milliards d'actions.
Dans tous les cas, on ne libérera pas 2,5 milliards de cash... On transfèrera juste des actions.
 
Je ne comprends pas. Si on vend pour X € d'actions, on touche X € de cash de la part de ceux qui les achètent. C'est du moins comme cela que je résume une bourse d'actions.
 
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