COVID-19 : les conséquences Économiques, sociales et sociétales

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Inouesama
  • Date de début Date de début
Le contraire aurait été étonnant. Toyota est en avance, les autres en retard.
Là question c'est combien de chômeurs avec les nouvelles normes et les investissements colossaux associés?
 
Le contraire aurait été étonnant. Toyota est en avance, les autres en retard.
Là question c'est combien de chômeurs avec les nouvelles normes et les investissements colossaux associés?
Justement, pourquoi forcément des chômeurs avec de nouvelles normes?
Il faut des ingénieurs, revoir les lignes de conception de l'usine, des spécialistes en électrique, et électronique ; bref de nouvelles compétences à acquérir, donc des formateurs.
Après, plus de véhicules hybrides rechargeables et électriques, ça veut aussi dire plus de bornes, donc des emplois dans ce domaine.

Même les thermiques ont créé des chômeurs via leurs basse consommation, dans les années 80 tu consommais 10le au 100 avec ton diesel, maintenant autour des 5le, donc tu vas moins à la pompe, et les stations services ferment sur les nationales. On est passé de 20000 stations services à 7000 je crois.
 
Justement, pourquoi forcément des chômeurs avec de nouvelles normes?
Il faut des ingénieurs, revoir les lignes de conception de l'usine, des spécialistes en électrique, et électronique ; bref de nouvelles compétences à acquérir, donc des formateurs.
Après, plus de véhicules hybrides rechargeables et électriques, ça veut aussi dire plus de bornes, donc des emplois dans ce domaine.
Tu es désormais au RSA au lieu d'être un cadre payé à 3 K€/mois.

Est ce que tu aimerais que l'Etat continue à t'imposer une norme pour que tu changes de chaudière en pompe à chaleur l'an prochain ?
Sachant que tu as déjà vidé ta trésorerie il y a 3 ans pour mettre une chaudière à condensation.
 
@dogim , @Grigou :

Je ne sais pas si la théorie du ruissellement est correct, mais quand un touriste français paie son huile d'argan 10 euros le flacon sur le marché de Marrakech, probablement 100 fois plus cher que le prix qu'un local aurait payé, je ne sais pas comment ça s'appelle.
Quand un ouvrier de Dassault aviation touche un intéressement équivalent à 4 mois de salaire (oui oui, chez Dassault, ils disaient qu'ils n'ont pas 13 mois de salaire, mais 17 mois), parce qu'elle vend des jets privés, je ne sais pas comment ça s'appelle aussi.
Idem pour le groupe LVMH qui paie 1,2 milliard d'euros d'impôt en France et emploie 35 000 personnes en France, parce qu'il vend des sacs plastiques Louis Vuittons à 1000 euros aux riches chinois.

Je pense que dans nos têtes, la richesse (le gâteau) est quelque chose de stable. Du coup dans ce modèle, le ruissellement n'existe pas.

Or dans la réalité, ce gâteau, par l'action de certains levures (projet économique), gonfle, et gonfle encore.

Quand on s'intéresse un temps soit peu à l'économie chinoise des 20 dernières années, c'est bien grâce à l'exportation et l'économie libérale que le niveau de vie chinois a progressé de façon phénoménale.
D'ailleurs, la Chine avait commencé par ouvrir quelques zones expérimentales (zones économiques spéciales) pour tester l'économie libérale et l'autorisation à l'exportation, c'est en voyant l'écart fulgurant entre ces ZES et les autres, qu'ils ont décidé de démocratiser le modèle.
(rappelons qu'avant, la Chine a une économie totalement planifiée et nationalisée. Tous les entreprises sont étatiques, et on produit selon des quotas imposés par l'Etat. Seules les entreprises dédiées sont autorisées à l'export.)

Simple exemple assez typique en Chine : une ville chinoise moyenne, qui ne faisait que l'agriculture, a décidé de produire et d'exporter des téléviseurs. Mais outre l'export des téléviseurs, il aurait fallu construire des routes pour relier la ville au port. Ça crée alors des activités de BTP dans le coin. Ces activités BTP ont généré à leur tour des besoin en béton et en acier, donc on a construit des petites usines de béton et d'acier. Tous ces activités ont généré des besoins de restaurations, plein de restaurant sont alors ouverts.
C'est vraiment comme ça qu'on a vu l'économie chinoise croître en vitesse grand V.

Après je veux bien débattre le côté philosophique, est ce que c'est mieux la vie matérielle, ou la vie essentielle façon tribu africain, à la "Rencontre en terre inconnue".
Mais entre nous qui n'avons pas besoin de parcourir 10 km par jour pour chercher de l'eau potable, allumer un feu pour se réchauffer et s'éclairer la nuit, subir le rationnement de nourriture et des biens de consommation, c'est quand même assez cocasse.
 
Pour l'huile et le prix touriste, cette ville est nommee par les Marocains de France "Arnakesh". Pour y etre allé je confirme, ils nojs prennent pour des americains et le souk est insuportable et dangereux... ca peu pas ruisseler longtemps comme ca...
 
Parfois j'ai l'impression qu'on vit un peu le roman Le Prince et le pauvre. Chacun rêve de la vie de l'autre.

Je pense que vu d'un éthiopien qui doit courir 40 km chaque jour pour aller à l'école, être à la merci de la nature pour trouver de quoi se nourrir et boire, risque sa vie dans les pillages de milice...doit porter un certain regard rêveur s'il apprend qu'en France, qu'on peut toucher 800 euros d'aide de l'Etat par mois, de pouvoir faire popo sur les toilettes propres et tirer la chasse d'eau potable, d'avoir l'hôpital quasi gratuit, d'avoir accès à un peu près n'importe quel produit et n'importe quel service...

Et inversement, nous avons un regard rêveur sur sa vie ancrée dans la nature, la relation sincère entre les membres, ne pas être dans cette société de consommation diabolique...etc.

Bon allez une petite vidéo humoristique :


PS : je dis un peu ça, en exagérant le récit d'une écrivain chinoise qui est arrivée la première fois aux Etats Unis, dans les années 1980. Quand elle voit l'écart du niveau de vie entre les deux pays. Un passage m'a encore marqué, 10 ans après, quand sa grande sœur (qui vit aux Etats Unis) achète une paire de chaussure, équivalente à son année de salaire en Chine. Elle se pose quand même des questions sur "la supériorité du modèle communiste chinois au modèle capitaliste diabolique américain".
 
Parfois j'ai l'impression qu'on vit un peu le roman Le Prince et le pauvre. Chacun rêve de la vie de l'autre.

Je pense que vu d'un éthiopien qui doit courir 40 km chaque jour pour aller à l'école, être à la merci de la nature pour trouver de quoi se nourrir et boire, risque sa vie dans les pillages de milice...doit porter un certain regard rêveur s'il apprend qu'en France, qu'on peut toucher 800 euros d'aide de l'Etat par mois, de pouvoir faire popo sur les toilettes propres et tirer la chasse d'eau potable, d'avoir l'hôpital quasi gratuit, d'avoir accès à un peu près n'importe quel produit et n'importe quel service...

Et inversement, nous avons un regard rêveur sur sa vie ancrée dans la nature, la relation sincère entre les membres, ne pas être dans cette société de consommation diabolique...etc.

Bon allez une petite vidéo humoristique :


PS : je dis un peu ça, en exagérant le récit d'une écrivain chinoise qui est arrivée la première fois aux Etats Unis, dans les années 1980. Quand elle voit l'écart du niveau de vie entre les deux pays. Un passage m'a encore marqué, 10 ans après, quand sa grande sœur (qui vit aux Etats Unis) achète une paire de chaussure, équivalente à son année de salaire en Chine. Elle se pose quand même des questions sur "la supériorité du modèle communiste chinois au modèle capitaliste diabolique américain".

Quand elle verra que sa grande sœur devra dépenser l'équivalent d'un an de salaire pour payer une appendicectomie aux E-U, elle ne se posera plus la question.
 
En Chine, il faut corrompre son médecin pour avoir une date d'opération.


Sans parler du prélèvement forcé des organes des SDF ou des opposants...


Les Etats Unis, c'est loin d'être un paradis médical, comparé à l'Europe.
Oui le système médical est fait pour les gens qui sont couverts.
(les pauvres ne se soignent pas, ou bien ils prennent une dette colossale)
Mais disons qu'ils sont assez proches du paradis, et nous dans le paradis.

Le problème dans les pays en développement, je ne suis même pas sûr, que quand tu as de l'argent, tu peux te faire soigner correctement.
(c'est pour ça que, souvent, les dirigeants de ces pays vont être opérés aux Etats Unis ou en Europe.)

Je sais que quand on est dans un pays, on ne voit que le mal. Mais vraiment, dans les autres pays en développement, l'accès au soin est beaucoup plus problématique qu'ici.
420010.jpg
 
Quand elle verra que sa grande sœur devra dépenser l'équivalent d'un an de salaire pour payer une appendicectomie aux E-U, elle ne se posera plus la question.
Pour avoir travailler aux USA et gère une équipe de 7 ingénieurs, ce que tu dis dépend fortement de ton choix qui est lui même conditionné par ton niveau de salaire. Tu peux choisir ton niveau de prestation et donc les montants couverts.
En France, tu n'as pas le choix.
Aux USA, si tu es cadre avec la Blue Cross, c'est bon même si il n'y a pas de remboursement à 100%.
Sinon, c'est plus dur mais ce n'est pas au niveau que tu indiques.
 
Ce n'est pas par rapport à moi que je faisait cette remarque, mais bien à la situation de la sœur aînée évoquée dans l'exemple cité par Hortevin.
Il y a quelque chose de rassurant, dans cette histoire. Lorsque la petite sœur viendra se plaindre auprès de son aînée de s'être fait virée sans préavis, comme plus de 26 millions d'Américains actuellement, cette dernière pourra lui conseiller de vendre quatre ou cinq paires de chaussures, en lui disant que c'est l'équivalent de quatre à cinq années de son salaire et qu'elle devrait s'en sortir.
 
Dernière édition:
@Hortevin si tu as lu l'article Wikipedia que j'ai indiqué sur la théorie du ruissellement, tu as dû voir qu'il ne mentionne pas les achats des pays riches aux pays pauvres. Je n'ai jamais contesté le fait que quand un consommateur d'un pays à l'économie développée achète des produits fabriqués par un pays pauvre, cela profite à ceux qui ont fabriqué le produit (mais aussi aux riches exploiteurs qui possèdent les usines, ne perdons pas de vue cela non plus ...). Ce serait ridicule de ma part de le contester !

Je voulais juste expliquer que ce n'est pas cela qu'on appelle théorie du ruissellement. Ce en quoi j'ai échoué et je le regrette, mais que faire ... sinon d'engager les gens à relire l'article ?
La théorie du ruissellement (qui en fait n'existe pas, tellement c'est une connerie) ce serait plutôt : "il faut qu'il y ait des gens riches pour que les moins riches s'enrichissent". La connerie, c'est le "il faut". Et les deux études mentionnées en fin d'article (que j'ai mentionnées aussi) montrent au contraire que la croissance est moins forte quand les inégalités sont plus fortes. Ce qui veut dire que moins il y a d'inégalités (échelle de revenus plus resserrée, pour être concret), plus il y a de croissance ... et non seulement il y a plus de croissance, mais en plus elle profite plus aux moins riches ! Ils sont doublement gagnants. Et cela a été vérifié au 20ème siècle sur des décennies, notamment aux USA quand l'impôt était très progressif, avec des taux marginaux hyper-élevés pour les plus riches (90 % ...).

On comprend que ces études et constats n'arrangent pas les plus riches (enfin la plupart : moi je veux bien donner ma part du gâteau ... mais je suis de gauche, c'est normal :p).
 
Voici un publication très intéressante et très éclairante d'un philosophe belge dans le journal La Libre Belgique. Parfaitement transposable à ce qu'on vit dans d'autres pays.


De quoi la médiocrité de notre politique est-elle le nom ?

opinion de Jean-Sébastien Philippart, philosophe.

L’impréparation, le bricolage ou l’improvisation de nos dirigeants ne sont pas les effets d’une conjoncture, mais ceux d’un imaginaire doctrinal qui réduit la pratique politique à des platitudes asphyxiantes.

Devant l’absence d’anticipation et les manquements grossiers de l’État, il ne suffit pas d’affirmer que le passé est passé. Car le passé ne passe pas et penser à l’avenir n’a de sens que si nous diagnostiquons les causes structurellement à l’œuvre.

À gauche, les intellectuels mettent en cause le "néolibéralisme". Ils le font avec raison, à condition d’être au clair sur le concept. Car le néolibéralisme est un agencement tordu, particulièrement tordu (Pour une remarquable étude sur l’historicité du concept, cf. Grégoire CHAMAYOU, La société ingouvernable, Une généalogie du libéralisme autoritaire, Paris, La Fabrique, 2018, 326 p).

Le néolibéralisme, une définition

À l’instar du libéralisme, le néolibéralisme croit que la libre concurrence motivée par le profit constitue la condition d’une croissance optimale. Mais, tirant la leçon des mouvements contestataires (années 60), le néolibéralisme ne croit plus en l’émergence spontanée des marchés : ceux-ci doivent être créés artificiellement.



La stratégie va consister à retourner l’État contre les institutions publiques. L’État, sous sa forme bureaucratique, doit s’employer à planifier la logique du rendement. Paradoxalement, le néolibéralisme s’empare du pouvoir étatique pour détruire la puissance publique et instituer de cette manière, en tout lieu, les conditions d’un marché dérégulé au possible.

Le néolibéralisme éclate donc dans l’alliance entre bureaucratie intraitable et marché débridé.

La radicalisation économiste

En matière de politique sociale, l’imaginaire néolibéral produit une "pensée" sans moyen ni profondeur. Une non-pensée obnubilée par les coupes budgétaires détricotant l’espace public, dont les morceaux peuvent être investis par leur marchandisation.

Ainsi, la petite musique de la non-pensée consiste-t-elle à amalgamer dépenses et déficit publics. L’État doit être placé par principe sous la tutelle permanente de la rigueur. Pour la non-pensée, faire de l’économie, c’est faire des économies. L’efficience comme mot d’ordre : un minimum de moyens et/ou de coûts pour un maximum d’effets (mais lesquels ?). C’est pourquoi, au nom du flux tendu, on ne renouvellera pas les stocks stratégiques.

Le langage de la non-pensée est dès lors un discours autoritaire : réalisme, rationalisation et pragmatisme ne souffrent a priori aucune discussion. Le dispositif néolibéral constitue le degré zéro du politique.

Les effets de la non-pensée

Face à la pandémie, sans doute le confinement était-il un mal nécessaire. Mais abandonné à la non-pensée de l’efficience, il ne pouvait en résulter qu’un non-sens écœurant. Faute de moyens et de discernement, le confinement aveugle devait exposer tout spécialement à la maladie celles et ceux dont l’activité était considérée comme essentielle : personnel soignant et petites mains.

Retournant l’absence de moyens et d’analyse en une austérité systémique, la non-pensée devait multiplier les angles morts : centres d’hébergement, centres fermés, prisons, hôpitaux psychiatriques, restaurants sociaux, foyers pour personnes handicapées, maisons de repos…

Enfin, absorbée par l’imaginaire du travail abstrait de l’homme des bureaux, la non-pensée devait mécaniquement mettre l’accent sur le télétravail, à titre substitutif.

La production de l’homme moyen

Le rituel médiatique et quotidien où s’annoncent les chiffres et les graphiques fonctionne alors à titre de cache-misère. Il donne l’impression froide de la maîtrise. C’est qu’il s’agit bien, pour tout pouvoir, là où il se sent impuissant, de faire impression.

Dans le contexte néolibéral de la performance, a fortiori lors d’une crise, se mobilise donc la foire aux experts. Contrairement au chercheur, la "vérité" est la propriété de l’expert : celui-ci est autorisé à monopoliser la parole. (Toutefois, rien n’empêche qu’un scientifique puisse, dans l’espace public, revêtir la posture de l’expert.) Confronté aux expertises, le citoyen n’a pas grand-chose à dire.

Peu importe que les expertises se contredisent : en focalisant et fabriquant l’attention, la mise en scène de l’expertise impressionne les individus. Ceux-ci s’appréhendent comme du matériel statistique situable sur des courbes. Le règne de l’expertise, c’est la production de l’homme des moyennes, du citoyen moyen qui se vit passivement comme interchangeable. Du citoyen prédisposé à la standardisation des pratiques et à la normalisation des comportements.

La non-politique de responsabilisation

L’approche rigoureusement quantitative du confinement devait ainsi ignorer, également, la vie psychique des individus. Mais cette négligence allait se monnayer sous la forme d’un leurre : l’appel gouvernemental à la "responsabilisation" de tout un chacun. En réalité, la "responsabilisation" est la traduction immédiate du renoncement à la prise en charge collective ou institutionnelle, tel que l’on peut surcharger les individus des manquements sociaux, en délestant le pouvoir par une politique de culpabilisation et concurrence entre groupes.

L’héroïsation d’une catégorie de la population, applaudie chaque soir, vient confirmer tragiquement la production du citoyen moyen. Isolé de l’appui institutionnel, celui-ci compte de loin sur l’exemplarité sacrificielle, encouragée par nos dirigeants.

Comme le citoyen moyen est rendu passif, la rhétorique de la responsabilisation (participant à la paralysie) va créer l’appel d’air nécessaire à la mise en place de procédures et à leur adhésion. Suivre des procédures donne au citoyen moyen l’impression d’agir. Ainsi peut-on nous vendre le traçage numérique comme un système fonctionnant sur base « volontaire ». Nous retrouvons ici le projet de conjonction spécifiquement néolibérale entre bureaucratie d’État et opérateurs privés. (Le pouvoir captivé par les performances technologiques n’organise pas sciemment, ici, la marchandisation de la santé, mais il n’a rien à objecter lorsque la possibilité d’une telle marchandisation s’invite spontanément dans le processus.)

Le cercle vicieux de l’impuissance

Le citoyen est au carrefour d’une horizontalité — la condition partagée avec ses concitoyens — et d’une verticalité, celle du pouvoir exercé. Aussi, lorsque le pouvoir fait sentir son impuissance dans la mauvaise foi, les relations entre citoyens s’en trouvent affectées. Le sentiment de dénuement tourne à la défiance à l’égard de soi, des autres et du pouvoir. Cette défiance est l’occasion d’un rappel à l’ordre, d’un renforcement de la normalisation et de la répression, monnayée par la désignation de catégories réfractaires à la pédagogie d’État.

Au fond, les platitudes de la non-pensée néolibérale compriment un espace indispensable. Celui de la confiance entre nous.


 
Dernière édition:
Ma belle-sœur est médecin en Italie mais de temps en temps elle va en Amérique pour des stages, elle m'a dit que si vous n'avez pas d'assurance vous devez tout payer, de l'ambulance qui peut compter de 400 à 1500 dollars à l'hospitalisation à partir de 2000 dollars et plus par jour.
Ce n'est qu'en cas de risque de mort imminent que vous êtes traité gratuitement si vous n'êtes pas assuré dans les hôpitaux privés également, une fois que vous êtes stabilisé ou payé ou que vous partez.
Une jambe ou un bras cassé n'est pas toujours considéré comme une urgence.
Même les hôpitaux publics ne facturent pas 0 mais vous permettent de différer le paiement si le traitement dont vous avez besoin est coûteux.
Avec le gouvernement Obama, Medicaid a été modifié, mais cela ne signifie pas que le traitement est gratuit, mais il fournit une aide de l'État pour payer l'assurance maladie.
Ce n'est pas un hasard si toutes les agences de voyage recommandent une assurance pour ceux qui se rendent en Amérique.
Il y a plusieurs cas de personnes qui se sont retrouvées à l'hôpital et qui se sont fait livrer des factures très chères à leur domicile.
Même si vous avez une assurance, cela ne signifie pas que vous êtes couvert pour tout.

How to Pay For Surgery – Even If Your Insurance Company Won't
The 35 most expensive reasons you might have to visit a hospital in the US — and how much it costs if you do
 
C'est bien, mais il n'y a pas qu'en france (et apriori belgique) que les gens sont confinés, et le pouvoir en place perdu de recherche. Quasi tout le monde, democraties, dictatures, latins, anglo saxons, etc , tous les courants politiques, tous les peuples.

L'homme moyen peu tout aussi bien etre assureur, taxi informel, vendeur a la sauvette, cadre sup, banquier, pilote d'avion, laveur de pare brise au feu rouge. Le heros reste certes le soignant partout dans le monde, mais les neoliberaux n'y peuvent rien, ils y perdent meme.

A la fin il a bien ecrit "confiance entre nous"? J'ai lu "confiance en nous". Car c'est bien ce qui est ecrasé ici et qui pourrait etre le trouble psy reccurent a l'avenir, les gens confinés pensant ne servir a rien et baissant les bras...
 
Ziocar, ceci pour confirmer le témoignage de ta belle-soeur, n'en déplaise à FLYER34 et Gentleman69.

Positive au coronavirus, une Américaine doit payer 35.000 dollars
Le prix du test au Covid-19 est relativement limité, mais aux États-Unis tous les à-côtés qu'il entraîne sont facturés. Et l'addition s'envole très vite, même si vous êtes assurés.




Par Maxime Bourdeau



Évacuation le 12 mars 2020 d'une personne près de Seattle, ville très touchée...

ASSOCIATED PRESS
Évacuation le 12 mars 2020 d'une personne près de Seattle, ville très touchée par l'épidémie liée au coronavirus aux États-Unis (photo d'illustration)
ÉTATS-UNIS - Tomber malade en France n’a rien de drôle, mais tomber malade aux États-Unis peut virer au double cauchemar: affronter le mal qui vous touche et crouler sous les dettes médicales.
Alors que le coronavirus se repend de plus en plus outre-Atlantique, les lacunes aberrantes du système de santé local mettent en exergue des situations dramatiques, comme l’ont raconté plusieurs médias ce vendredi 20 mars à travers le cas de Danni Askini.
Cette Américaine a souffert du Covid-19 et s’en est heureusement sortie. Non couverte par une mutuelle santé, comme 27,5 millions d’Américains, elle a par contre reçu une facture de 34.927,43 dollars (environ 33.000 euros) pour le traitement et les tests qu’elle a subis.
Passages aux urgences
Tout a commencé par une migraine, des douleurs à la poitrine et le souffle court un samedi à la fin du mois février. Danni Askini, suivie pour un lymphome, a d’abord appelé son oncologue qui a immédiatement pensé à un effet secondaire de son nouveau traitement et l’a envoyée aux urgences.


Elle se rend à un hôpital de la région de Boston, et est renvoyée chez elle après une consultation: probablement une pneumonie. Mais les jours suivants, la situation s’aggrave. Sa température fait dangereusement le yoyo, elle se met à tousser et entend des crépitements... Retour aux urgences, deux fois.
Sept jours après le début des symptômes, Danni Askini est enfin soumise à un test de coronavirus. Soulagée par les médecins, elle est renvoyée chez elle pour attendre le verdict. Trois jours plus tard, le 6 mars, elle reçoit les résultats du laboratoire: elle souffre du Covid-19. Cinq jours passent et elle reçoit un autre courrier: une facture de 34.927,43 dollars.
Des tests en pagaille
“J’étais sous le choc. Je ne connais personne qui a une somme d’argent pareille sous la main”, explique à Time Magazine l’Américaine pour qui la maladie est arrivée pile au mauvais moment. Elle venait en effet de quitter son travail et n’avait donc plus de mutuelle, et elle devait déménager à Washington le mois suivant pour débuter son nouvel emploi et qui lui offrait de nouveau une couverture santé.
Le test de dépistage du Covid-19 ne lui a coûté en lui-même “que” $907 (834 €). À l’hôpital, les médecins ont cependant affirmé à Askini qu’elle ne pouvait pas être testée avant d’avoir effectué les tests de dépistage d’une douzaine d’autres maladies, notamment la grippe et le SRAS. Les frais de laboratoire s’élevaient à eux seuls à plus de 700 euros, chaque simple visite aux urgences à plus de 1600 euros, les médicaments 2500 euros, détaille-t-elle au HuffPost américain.
Sa dernière option, Medicaid. Danni Askini va poser un dossier en espérant qu’il soit accepté par ce dispositif de l’État qui offre, sous conditions bien particulières, une couverture santé aux personnes à faible revenus, âgées ou en situation de handicap. Mais rien n’est dit qu’elle pourra en bénéficier et il est encore moins sûr que cette couverture sera rétroactive.
Assuré ou non, il faut payer
Avec une mutuelle santé fournie par son travail, l’Américaine aurait découvert une facture bien moins salée, mais aurait reçu une facture tout de même. Aux États-Unis, 32% de la population active a des dettes médicales, selon un sondage mené en février 2020. Parmi ces personnes dans le rouge, 28% ont une ardoise de 10.000 dollars ou plus à régler à cause de leurs traitements ou examens.
Car même couverts par une mutuelle, les Américains doivent débourser des sommes faramineuses pour être soignés. Dans plus de 80% des cas, les contrats santé incluent une franchise d’en moyenne 1500 euros par an et par personne: tant que vous n’avez pas atteint ce montant, vous payez de votre poche, au-delà, vous commencez à être remboursés.
Et uniquement si vous respectez les parcours de santé et consultez les médecins affiliés à votre assurance, sinon les plafonds augmentent. Pour une famille avec deux enfants, cela représente donc un potentiel gouffre annuel minimum de 6000 euros en frais de santé.
Un coût impossible à prévoir
Dans le cas précis du coronavirus, la situation est encore plus compliquée à prévoir. Estimer le coût lié au traitement est un véritable casse-tête comme l’a montré l’un de nos confrères du HuffPost américain dans une enquête.
En fonction des États, des assurances (ou non), la note peut passer la barre des 7000 euros à cause des batteries de tests complémentaires au test. Sans compter un possible passage aux urgences, des complications ou une hospitalisation.
Le Congrès américain a adopté ce mercredi un plan d’aide sociale d’environ 100 milliards de dollars et Donald Trump l’a signé dès le lendemain. Son but, renforcer la protection sociale des Américains face à la pandémie qui a déjà fait plus de 110 morts et 7300 malades dans le pays. Il prévoit notamment “le dépistage gratuit pour toute personne ayant besoin d’être testée, y compris celles qui n’ont pas d’assurance”. Les frais et tests annexes au test ne seraient eux pas pris en charge par contre, a priori.
La pagaille règne donc toujours. Comme l’explique notre confrère en conclusion de son enquête, c’est encore le personnel de l’hôpital de Seattle qu’il a interrogé qui résume le mieux la situation: les Américains vont devoir payer, mais on ne sait pas combien.
 
Dernière édition:
C'est bien, mais il n'y a pas qu'en france (et apriori belgique) que les gens sont confinés, et le pouvoir en place perdu de recherche. Quasi tout le monde, democraties, dictatures, latins, anglo saxons, etc , tous les courants politiques, tous les peuples.

L'homme moyen peu tout aussi bien etre assureur, taxi informel, vendeur a la sauvette, cadre sup, banquier, pilote d'avion, laveur de pare brise au feu rouge. Le heros reste certes le soignant partout dans le monde, mais les neoliberaux n'y peuvent rien, ils y perdent meme.

A la fin il a bien ecrit "confiance entre nous"? J'ai lu "confiance en nous". Car c'est bien ce qui est ecrasé ici et qui pourrait etre le trouble psy reccurent a l'avenir, les gens confinés pensant ne servir a rien et baissant les bras...
Ben, si, les néolibéraux sont les responsables et ils sont effectivement perdants, pour l'instant. Tu verras que le déconfinement leurs sera très favorable, c'est déjà le cas, ici en Belgique et ce sera pareil partout ailleurs.

En Belgique, la population est choquée suite au discours du ministre de l'économie. Il s'est réjouit de la réouverte des commerces en premier lieu, tandis les membres d'une même famille n'habitant pas sous le même toit, ne pourront se voir. Il a déclaré qu'ils pourraient se voir en faisant leurs emplettes dans les magasins !!!!
Tu pourras parcourir 100Kms pour faire tes emplettes dans un des commerces de la ville où vivent ton père et (ou) ta mère, pour les voir au milieu d'une foule de personnes inconnues. Mais tu ne pourras pas faire ce même trajet pour les voir dans leur maison, rien qu'eux deux. C'est du grand n'importe quoi !!!!

Ce personnage politique est le parangon du néolibéralisme outre-Quiévrain.

Ici, il commence a y avoir des dissensions entre les politiques, soumis au lobbying de plus en plus insistant des grands patrons et le monde scientifique dont l'avis était toujours mis en avant par les politiques pour prendre leurs décisions.
Dans les mesures prises pour encadrer le déconfinement, l'avis des scientifiques, si important jusque là, est subitement passé au second plan, alors que c'est dans cette phase particulière que leur avis doit avoir le plus d'importance.
Tous les acteurs du monde médical sont d'accord, si rien ne change on se dirige droit vers une seconde vague d'hospitalisation à laquelle il sera impossible de faire face.
 
Dernière édition:
Ziocar, ceci pour confirmer le témoignage de ta belle-soeur, n'en déplaise à FLYER34 et Gentleman69.

Positive au coronavirus, une Américaine doit payer 35.000 dollars
Le prix du test au Covid-19 est relativement limité, mais aux États-Unis tous les à-côtés qu'il entraîne sont facturés. Et l'addition s'envole très vite, même si vous êtes assurés.




Par Maxime Bourdeau



Évacuation le 12 mars 2020 d'une personne près de Seattle, ville très touchée...'une personne près de Seattle, ville très touchée...

ASSOCIATED PRESS
Évacuation le 12 mars 2020 d'une personne près de Seattle, ville très touchée par l'épidémie liée au coronavirus aux États-Unis (photo d'illustration)
ÉTATS-UNIS - Tomber malade en France n’a rien de drôle, mais tomber malade aux États-Unis peut virer au double cauchemar: affronter le mal qui vous touche et crouler sous les dettes médicales.
Alors que le coronavirus se repend de plus en plus outre-Atlantique, les lacunes aberrantes du système de santé local mettent en exergue des situations dramatiques, comme l’ont raconté plusieurs médias ce vendredi 20 mars à travers le cas de Danni Askini.
Cette Américaine a souffert du Covid-19 et s’en est heureusement sortie. Non couverte par une mutuelle santé, comme 27,5 millions d’Américains, elle a par contre reçu une facture de 34.927,43 dollars (environ 33.000 euros) pour le traitement et les tests qu’elle a subis.
Passages aux urgences
Tout a commencé par une migraine, des douleurs à la poitrine et le souffle court un samedi à la fin du mois février. Danni Askini, suivie pour un lymphome, a d’abord appelé son oncologue qui a immédiatement pensé à un effet secondaire de son nouveau traitement et l’a envoyée aux urgences.


Elle se rend à un hôpital de la région de Boston, et est renvoyée chez elle après une consultation: probablement une pneumonie. Mais les jours suivants, la situation s’aggrave. Sa température fait dangereusement le yoyo, elle se met à tousser et entend des crépitements... Retour aux urgences, deux fois.
Sept jours après le début des symptômes, Danni Askini est enfin soumise à un test de coronavirus. Soulagée par les médecins, elle est renvoyée chez elle pour attendre le verdict. Trois jours plus tard, le 6 mars, elle reçoit les résultats du laboratoire: elle souffre du Covid-19. Cinq jours passent et elle reçoit un autre courrier: une facture de 34.927,43 dollars.
Des tests en pagaille
“J’étais sous le choc. Je ne connais personne qui a une somme d’argent pareille sous la main”, explique à Time Magazine l’Américaine pour qui la maladie est arrivée pile au mauvais moment. Elle venait en effet de quitter son travail et n’avait donc plus de mutuelle, et elle devait déménager à Washington le mois suivant pour débuter son nouvel emploi et qui lui offrait de nouveau une couverture santé.
Le test de dépistage du Covid-19 ne lui a coûté en lui-même “que” $907 (834 €). À l’hôpital, les médecins ont cependant affirmé à Askini qu’elle ne pouvait pas être testée avant d’avoir effectué les tests de dépistage d’une douzaine d’autres maladies, notamment la grippe et le SRAS. Les frais de laboratoire s’élevaient à eux seuls à plus de 700 euros, chaque simple visite aux urgences à plus de 1600 euros, les médicaments 2500 euros, détaille-t-elle au HuffPost américain.
Sa dernière option, Medicaid. Danni Askini va poser un dossier en espérant qu’il soit accepté par ce dispositif de l’État qui offre, sous conditions bien particulières, une couverture santé aux personnes à faible revenus, âgées ou en situation de handicap. Mais rien n’est dit qu’elle pourra en bénéficier et il est encore moins sûr que cette couverture sera rétroactive.
Assuré ou non, il faut payer
Avec une mutuelle santé fournie par son travail, l’Américaine aurait découvert une facture bien moins salée, mais aurait reçu une facture tout de même. Aux États-Unis, 32% de la population active a des dettes médicales, selon un sondage mené en février 2020. Parmi ces personnes dans le rouge, 28% ont une ardoise de 10.000 dollars ou plus à régler à cause de leurs traitements ou examens.
Car même couverts par une mutuelle, les Américains doivent débourser des sommes faramineuses pour être soignés. Dans plus de 80% des cas, les contrats santé incluent une franchise d’en moyenne 1500 euros par an et par personne: tant que vous n’avez pas atteint ce montant, vous payez de votre poche, au-delà, vous commencez à être remboursés.
Et uniquement si vous respectez les parcours de santé et consultez les médecins affiliés à votre assurance, sinon les plafonds augmentent. Pour une famille avec deux enfants, cela représente donc un potentiel gouffre annuel minimum de 6000 euros en frais de santé.
Un coût impossible à prévoir
Dans le cas précis du coronavirus, la situation est encore plus compliquée à prévoir. Estimer le coût lié au traitement est un véritable casse-tête comme l’a montré l’un de nos confrères du HuffPost américain dans une enquête.
En fonction des États, des assurances (ou non), la note peut passer la barre des 7000 euros à cause des batteries de tests complémentaires au test. Sans compter un possible passage aux urgences, des complications ou une hospitalisation.
Le Congrès américain a adopté ce mercredi un plan d’aide sociale d’environ 100 milliards de dollars et Donald Trump l’a signé dès le lendemain. Son but, renforcer la protection sociale des Américains face à la pandémie qui a déjà fait plus de 110 morts et 7300 malades dans le pays. Il prévoit notamment “le dépistage gratuit pour toute personne ayant besoin d’être testée, y compris celles qui n’ont pas d’assurance”. Les frais et tests annexes au test ne seraient eux pas pris en charge par contre, a priori.
La pagaille règne donc toujours. Comme l’explique notre confrère en conclusion de son enquête, c’est encore le personnel de l’hôpital de Seattle qu’il a interrogé qui résume le mieux la situation: les Américains vont devoir payer, mais on ne sait pas combien.
ben oui, mais les Américains l'ont voulu.
Il n'y a pas longtemps, j'avais lu un article indiquant que des politiciens US lorgnaient vers le système de soins Français ; mais que nos politiciens, eux, lorgnaient vers le système de santé US pour se libérer du coût de l'hôpital et des soins.
 
Retour
Haut