COVID-19

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ziocar
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Il est trop tôt pour faire un rapport entre le taux de contagion (Re) et les mesures de déconfinement partielles que les autorités allemandes ont prises. Il faut attendre 1 à 2 semaines avant de pouvoir en mesurer les effets éventuellement négatifs. C'est du au temps d'incubation avant l'apparition de symptômes. Le ton alarmiste du RKI vise à insuffler une peur pour que les gens ne relâchent pas trop brutalement la pratique des gestes barrière.

C'est cela qui rend la prise de décisions si difficile. Une raison de plus d'augmenter le nombre de tests par jour, en les ciblant sur les zones et populations à risque.

Jan ;)
 
Dernière édition:
Et bien voilà le bilan des létalités observées dans le système hospitalier marseillais (APHM / IHU) en comparaison des chiffres globaux pour la France, et le Monde

Covid19_29042020.jpg

Source

le mois d'avril est écoulé, les choses se décantent :
* APHM 2,5%
* IHU 0,5%
* France 19%
* Monde 7%
 
Oui, l'IHU, donc marseille, se vante assez d'avoir beaucoup plus testé qu'ailleurs. Donc fatalement, le taux de létalité tombe... et cela ne prouve rien du tout!!
 
Actuellement il vaut mieux regarder le taux de mortalité en hôpital, tant les autres chiffres vont être disparates. :depressed:
 

Pour développer la fabrication de masques médicaux en France, l’Etat veut lever un premier frein : la fourniture en matière première. Il lance un appel à manifestation d’intérêt pour la création de nouvelles unités de production.

La France veut devenir autosuffisante en masques sanitaires (chirurgicaux, FFP2, FFP3) d’ici la fin de l’année 2020. Les quatre producteurs français existants (Kolmi-Hopen, Paul Boye Technologies,Valmy, Macopharma) ont considérablement augmenté leur production depuis le début de la crise, passant de 3,5 millions d’unités produites par semaine à 10 millions. L’objectif est d’atteindre 20 millions de masques produits fin mai, puis 40 millions fin octobre (soit à peu près la consommation de masques par les personnels soignants français). De nouveaux acteurs vont produire ces masques médicaux : Brocéliande, Savoy, BB Distrib, Bio Serenity et Chargeurs.

Mais il ne suffit pas de disposer d'unités de fabrication pour être indépendant, il faut aussi assurer son approvisionnement en matière première. En particulier le matériau qui donne au masque ses propriétés de filtration, le meltblown (textile non tissé issu de l'extrusion-soufflage). La France ne possède pour l'heure qu'une seule unité de production de ce matériau, celle du géant américain Berry, dont la filiale Fiberweb est située à Biesheim (Haut-Rhin). Celui-ci a annoncé la création d'une nouvelle ligne de production en France d'ici août afin de tripler sa production pour répondre à une demande croissante.

Le ministère de l'Economie lance donc un appel à manifestation d’intérêt pour la création de nouvelles unités de production de meltblown en France, ainsi que d’unités de fabrication de membranes par électrofilage (procédé d’electrospinning). Il ouvre aussi la porte à des unités de production de matériaux innovants pouvant se substituer à ce meltblown. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 30 juin pour participer à l’appel à projets.

Les investissements nécessaires à la création de ces nouvelles unités de production pourront alors être subventionnés à hauteur de 30% par l’Etat. Bercy prévoit une enveloppe de 40 millions d’euros pour soutenir les différents projets qui pourraient émerger.
 
Je crois que c'est le début d'un mouvement plus profond de relocalisations pour être indépendants (ou beaucoup moins dépendants) dans des secteurs stratégiques.
 
Bonsoir,

J'ai un souci avec la carte suivante ce soir :1588274885371.png

Les départements de la Haute-Loire et du Cantal sont indiqués en orange (et signalés par un point bleu sur la carte de notre belle France pour ceux qui ne sont pas familiers de l'Auvergne).

Si je m'appuie sur l'article suivant :

Le Cantal contenait 10 lits de réanimation en capacité initiale et la Haute-Loire au moins 12.
Je devrais donc trouver 6 patients ou plus en réanimation dans le Cantal et 7 en Haute-Loire, n'est-ce pas ?1588275081675.png1588275026596.png

Et bien ce n'est pas le cas. (et tant mieux si il y'a moins de cas réels en réa)

En la regardant de manière plus globale, cette carte là semble traitée par régions. Et avec ces nouvelles maxi régions qui existent depuis 2015, elle n'a aucun sens. D'autant moins en la présentant à la maille du département, et en tirant ensuite des conclusions à la maille départementale. Bref...
 

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Je crois que c'est le début d'un mouvement plus profond de relocalisations pour être indépendants (ou beaucoup moins dépendants) dans des secteurs stratégiques.
Mais cette relocalisation a un coût, l'Etat fait le fier maintenant, il reconstituera le stock de 1milliard de masques via une boite française, peu importe le coût, mais le prochain Gvnmt, dans 5 ans, regardera les dépenses d'Etat et se dira "oula, 1 milliard de masque à 1€ le masque, alors que la Chine nous le fait à 30centimes, allez on appelle les chinois" ; et le Gvnmt suivant encore "des masques, pour quoi faire? A la poubelle"
On le voit bien avec le cas actuel, on s'est tous foutu de Roselyne (Bachelot) pour ses achats lors du H1N1 ; sous Hollande les stocks ont fondu (je trouve d'ailleurs anormal que Hollande, lui qui est d'hab très prompt à parler aux journalistes pour critiquer Macron, se taise bien sur ce coup, de-même pour Touraine sa ministre de la santé) ; mais à un moment on en revient toujours au coût, et l'Etat, lui le premier, à un moment délocalisera les masques car le coût sera trop élevé.

Pareil, pour nous, comme je l'ai dit ici, achetons français, j'essaye mais 7€ la paire de chaussettes chez Kindy, 100e la chaussures chez Sessile, 100e le jean chez 1083, 30€ le caleçon de chez Garçon Français, 150€ le pull chez St James ; un coût énorme pour beaucoup d'entre nous, ça change du tshirt à 10€ chez Décathlon voire 20€ chez Celio, du jeans à 49€, et des pompes Adidas à 70€.
A moins qu'on gagne 10 000€ par mois, beaucoup de gens continueront à acheter des shirts à 5€ chez Kiabi, même si ça tue des emplois chez nous ou que ça n'en créé pas.
La Chine, dans 100 ans, connaîtra le même problème, elle voit déjà des usines s'installer ailleurs car sa main d'ouvre commence à coûter cher.
 
Attention, je n'ai pas dit que tout allait être relocalisé. Ca coûterait trop cher et effectivement personne n'est prêt à payer 5 fois le prix un T-shirt ou son électronique. On le voit déjà avec le prix des fruits et légumes qui subissent le ralentissement des importations étrangères pour favoriser la production locale. Quand je fais mes courses, j'entends les commentaires dans les rayons fruits et légumes quand les gens découvrent tout à coup le prix du "consommer français". Quand ça passe dans le petit commerce de ville, la différence fait encore plus mal.

Mais comme je le disais, la relocalisation va concerner surtout des secteurs stratégiques en cas de crise. Il ne s'agit pas de tout relocaliser car ça serait intenable, mais de s'assurer qu'il existe quelques fabricants locaux capables de répondre rapidement à une forte demande pour fournir en gants, surblouses, masques, gels.... Pour les médicaments, c'est aussi la même chose. On dépend trop de la Chine et de l'Inde pour la matière première et quand ces pays se ferment, on est en situation dangereuse. Idem pour les réactifs qui viennent de ces pays. Même si on ne relocalise pas spécifiquement en France, on peut le faire également sur des pays européen ou périphériques comme Maroc, Tunisie...qui ont des accords de libre-échange avec l'UE et qui sont à 2h00 d'avions. Il ne faut plus mettre tous ses oeufs dans le même panier.
 
En exploitant les données suivantes, j'ai tracé le nombre de nouvelles admissions à l'hôpital en France métropolitaine :

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La courbe orange est une moyenne mobile sur 5 périodes pour lisser les singularités et fluctuations. J'ai choisi 5 jours de lissage car ça correspond à la durée moyenne d'incubation du virus. Peut-être y a-t-il mieux à faire, mais je ne voulais pas utiliser de courbe de tendance linéaire ou polynomiale qui serait très peu pertinente notamment car avec un R² faible, et d'autre part je suis certain que le comportement réel n'est pas linéaire ni polynomiale d'ordre deux eu égard à la complexité des paramètres de transmission du virus, du confinement avec un respect variable suivant les jours etc... Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneur.

La tendance est quand même à un palier sur les derniers jours. Je ne sais pas expliquer si c'est dû à un relâchement du confinement et/ou le Re qui est déjà remonté autour de 1, ou d'autres raisons. Restons vigilants et responsables !

Par ailleurs, si vous comptez 2,6% de risque d'hospitalisation des cas réels de Covid-19 (source Institut Pasteur), ça donnerait environ 40000 nouveaux cas réels de Covid-19 par jour en France métropolitaine.
 

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Le Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis autorise l'utilisation de Remdesivir pour une utilisation très restreinte:

I am authorizing the emergency use of remdesivir for treatment of COVID-19

J'ai conclu, conformément à l'article 564(d)(1) de la loi, que la portée de cette autorisation est limité comme suit :
- La distribution du remdesivir autorisé sera contrôlée par les États-Unis
(États-Unis) pour une utilisation conforme aux termes et conditions du présent AUE.
Gilead fournira le remdesivir aux distributeurs autorisés ou directement vers un pays américain qui distribuera aux hôpitaux et aux autres services de santé comme l'a demandé le gouvernement américain, en collaboration avec les États et les les autorités gouvernementales locales, selon les besoins ;

- Le remdesivir couvert par cette autorisation ne sera utilisé que pour traiter les adultes et les enfants chez qui la présence de COVID-19 est suspectée ou confirmée en laboratoire et qui présentent une maladie grave définie comme la SpO2 ≤ 94% sur l'air ambiant, nécessitant un supplément d'oxygène, mécanique ventilation, ou oxygénation extracorporelle par membrane (ECMO) ;
- Le remdesivir est administré en milieu hospitalier par voie intraveineuse (IV) la perfusion par un prestataire de soins de santé
- L'utilisation du remdesivir couverte par cette autorisation doit être conforme
les schémas de dosage tels que détaillés dans les fiches d'information autorisées.

Cela rappelle les débuts du HCQ + AZ, avec possiblement la même erreur de limiter l'utilisation dans des cas très graves.

Espérons que l'issue sera bonne, car tout médicament utile sera la bienvenue.

Par contre, cette autorisation est donnée sur des bases très peu étoffées, et il faudra voir la suite.

Jan ;)
 
Je trouve l'étude sur le Remdesivir encore moins convaincante que celle de Raoult... (c'est pas peu dire).
Ce que j'en ai retenu : aucune influence démontrée sur la mortalité. Ceux qui guérissent le font en moyenne au bout de 7 jours au lieu de 11 pour l'échantillon sous placebo (de mémoire, mais à la limite peu importe l'exactitude de ces chiffres : c'est juste quelques jours de maladie -en état non critique je pense- en moins).

Le Remdesivir est fabriqué par un labo américain, est sans doute bien plus cher que l'hydroxychloroquine, et sera peut-être défendu par des "experts" non neutres vis à vis de ce labo. Vigilance de rigueur.
 
Une étude rétrospective qui pourrait changer la donne.

Hydroxychloroquine application is associated with a decreased mortality in critically ill patients with COVID-19

Les deux groupes (HCQ et NHCQ) semblent comparables et les effets sur le taux de l'interleukine 6, un messager important dans le fameux cytokine-storm, semble avéré. Cete cytokine est également cible d'un autre bio-médicament, le Tocilizumab, un anticorps monoclonal également en essai clinique. Je vais vous parler prochainement de ce type de médicaments déjà utilisés pour d'autres pathologies.

Sagement, les auteurs disent à la fin que cette étude ne donne que une indication favorable pour mener des essais cliniques contrôlés. Etant incompétent pour évaluer les statistiques utilisées, j'ai demandé à mon interlocuteur oncologiste de me donner son avis sur les mérites des études rétrospectives en général et la qualité des résultats décrits dans ce preprint non- évalué par un comité de lecture sous forme d'experts du domaine. On en entendra certainement parler dans d'autres canaux. C'est par ailleurs sur le site Twitter du Prof. Raoult que j'ai trouvé le lien.

Jan ;)
 
Le Remdesivir est fabriqué par un labo américain, est sans doute bien plus cher que l'hydroxychloroquine, et sera peut-être défendu par des "experts" non neutres vis à vis de ce labo. Vigilance de rigueur.

Tu penses à ceci ?



Pour moi, peu importe le prix, il nous faut des médicaments dont le rapport bénéfice santé/sécurité est bon. Et une étude clinique contrôlée bien conçue et conduite sera toujours plus convaincante que la meilleure étude observationnelle.

Néanmoins, des considérations d'étique doivent également être considérées. Si une étude indique à un moment, que l'utilisation d'un médicament non encore agrée est susceptible de fortement diminuer la mortalité de patients gravement malades, il faut en tenir compte. Cela pourrait maintenant être le cas pour le HCQ. Ce qui est à noter: sans rajout de l'AZ, mais dans le cas de l'étude de Wuhan, avec d'autres anti-viraux et les autres médicaments usuels pour patients sous ventilation artificielle.

Jan ;)
 
Une étude rétrospective qui pourrait changer la donne.

Hydroxychloroquine application is associated with a decreased mortality in critically ill patients with COVID-19

Les deux groupes (HCQ et NHCQ) semblent comparables et les effets sur le taux de l'interleukine 6, un messager important dans le fameux cytokine-storm, semble avéré. Cete cytokine est également cible d'un autre bio-médicament, le Tocilizumab, un anticorps monoclonal également en essai clinique. Je vais vous parler prochainement de ce type de médicaments déjà utilisés pour d'autres pathologies.

Sagement, les auteurs disent à la fin que cette étude ne donne que une indication favorable pour mener des essais cliniques contrôlés. Etant incompétent pour évaluer les statistiques utilisées, j'ai demandé à mon interlocuteur oncologiste de me donner son avis sur les mérites des études rétrospectives en général et la qualité des résultats décrits dans ce preprint non- évalué par un comité de lecture sous forme d'experts du domaine. On en entendra certainement parler dans d'autres canaux. C'est par ailleurs sur le site Twitter du Prof. Raoult que j'ai trouvé le lien.

Jan ;)
M'étant contenté de lire l'abstract je ne sais pas si la formule de calcul d'intervalle de confiance "classique" est pertinente, mais en l'appliquant, le taux de mortalité des patients HCQ aurait 95% de chances d'être compris entre 8% et 30% et celui des autres patients de l'étude aurait 95% de chances de se situer entre 42% et 50%.
Vu l'écart entre la borne haute 30% des HCQ et la borne basse 42% des NHCQ, on pourrait en conclure qu'il y de très fortes chances que le traitement "HCQ" réduise fortement la mortalité.
Mais c'est toujours la même chose : il faut que les deux échantillons soient vraiment comparables en typologies de populations. Et vue la faible taille de l'échantillon HCQ (seulement 48), il est peu probable qu'ils le soient ...

Tu penses à ceci ?



Pour moi, peu importe le prix, il nous faut des médicaments dont le rapport bénéfice santé/sécurité est bon. Et une étude clinique contrôlée bien conçue et conduite sera toujours plus convaincante que la meilleure étude observationnelle.

Néanmoins, des considérations d'étique doivent également être considérées. Si une étude indique à un moment, que l'utilisation d'un médicament non encore agrée est susceptible de fortement diminuer la mortalité de patients gravement malades, il faut en tenir compte. Cela pourrait maintenant être le cas pour le HCQ. Ce qui est à noter: sans rajout de l'AZ, mais dans le cas de l'étude de Wuhan, avec d'autres anti-viraux et les autres médicaments usuels pour patients sous ventilation artificielle.

Jan ;)

Non je ne pensais pas à l'étude pas du tout sérieuse que fustigeait Raoult à juste titre, mais à une parution plus récente et plus sérieuse qui ne montrait aucune baisse de mortalité, mais comme je l'ai indiqué juste une raccourcissement du délai de guérison de quelques jours ...
 
Je partage le point de vue de Grigou et la fin de cet article en français, bien rédigé:

Coronavirus - Une première étude confirme l'efficacité de l'hydroxychloroquine pour les patients gravement atteints

Sur la base de ces données, on donnerait normalement l'aval d'entreprendre une étude contrôlée en double aveugle. C'est en fait le cas de Discovery. Souvenez-vous que cette étude avait été critiquée, car s'adressant à des malades gravement atteints.

L'étude de Wuhan jette une autre lumière sur cette question !

Jan ;)
 
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