Deux images qui définissent l'égoïsme et la stupidité de l'homme : d'un côté, un opérateur boursier qui, grâce à un logiciel compliqué et très précis, fait passer des millions de dollars d'une main à l'autre, et de l'autre, des enfants réfugiés qui doivent fuir dans la peur, le froid et la faim.

Jusqu'en 2008, la bourse était régulée par un intermédiaire humain, appelé trader, qui servait de médiateur entre ceux qui vendaient et ceux qui achetaient, alors qu'aujourd'hui, la plupart du travail est effectué par des ordinateurs.
Le trading à haute fréquence, quant à lui, fait référence à un mode particulier de trading, qui consiste à utiliser des algorithmes mathématiques pour effectuer un grand nombre de transactions dans le temps le plus court possible.
En pratique, les algorithmes achètent et vendent des titres sur les différents marchés financiers grâce à des programmes qui analysent les cotations pour identifier les opportunités de transaction en quelques millionièmes de seconde.
Contrairement à ceux qui investissent à long terme, pour les traders à haute fréquence, les pertes et les gains sont au centime près, en moyenne 0,10 centime. Cela explique le volume monstrueux de cotations, d'ordres annulés et de transactions qui ont lieu chaque jour : le New York Stock Exchange, le Nyse, voit à lui seul 22 milliards de cotations circuler chaque jour.
Ce que les spécialistes appellent le temps de latence est crucial : il s'agit du temps nécessaire aux machines pour assimiler les informations sur l'état du marché et prendre une décision. Un trader à haute fréquence est un robot, dont la tâche n'est pas si différente de celle du célèbre Deep Blue : observer et décider.
Il s'agit d'une finance utile qui contribue au bien commun, qui brise la pauvreté dans le monde ?
Je me demande ce que le trading à haute fréquence a à voir avec l'économie réelle.