(le point 2 est la mise en oeuvre de la capture de carbone et son stockage)
@Grigou @FLYER34 J'ai parlé des 250 années passées : pendant cette période, l'énergie ÉTAIT le réchauffement climatique. L'un n'est pas allé sans l'autre, aussi vrai que faire des omelettes et casser des œufs, c'est un même sujet. C'est plus que deux sujets proches : c'est un seul sujet.
On peut maintenant croire ou espérer que le futur sera différent, cf. les deux points de
@FLYER34, mais je n'y crois pas :
- oui, on va utiliser des énergies décarbonées, et j'espère qu'on sera assez intelligents pour les utiliser toutes. Mais on n'arrivera pas à remplacer le fossile par du décarboné. Croire ça, c'est ignorer les ordres de grandeur : il faudrait que les trois machins rikiki du haut de ce graphe vont remplacer les trois machins maousse costo suivants. En combien de temps ? Avec quels matériaux ? Avec quelle consommation d'espace et de biodiversité ? Comment en se passant de fossile (on n'a pas de camion à voile ou nucléaire) ? Comment pendant que la moitié de l'humanité demande l'accès à
plus d'énergie et n'a que le fossile à disposition ?
- on peut croire en la capture du CO2. Là aussi, et comme les machins rikiki du graphe, c'est une technologie qui peut marcher en tant que tel, mais les ordres de grandeurs ne sont pas bons... En France, où on a déjà a un taux d'émissions 4 fois au-dessus du supportable (et on n'est pas les pires),
l'ADEME a qualifié la capture du CO2 de " solution risquée qui arrive en dernier ressort dans une analyse coûts-bénéfice". Donc on doit tout faire, et à la fin penser à la capture...
La clé de tout reste la renonciation au fossile, et il n'y a rien qui est capable de le remplacer ; donc la clé est la baisse de la consommation d'énergie dans les pays riches. C'est une autre façon de dire la baisse de la richesse... Et surtout il n'y a aucun volontaire, bien au contraire.