D'une je n'ai pas dit qu'on mettait tous nos œufs dans le même panier mais que certains (politiques, lobbyistes et citoyens lambda) voudraient le faire (en abandonnant/réduisant nos investissements dans le renouvelable).on ne met pas tous nos œufs dans le même panier, la France a eu 9% du temps des prix spot négatifs pour l'électricité, trop d'éolien et de solaire à des moments où on n'a pas la consommation en face... c'est donc qu'on a de l'éolien et du solaire, en plus du nucléaire arrêté ou réduit...
De deux c'est bien gentil de faire une photo de ce qu'est le bilan conso/production aujourd'hui (voire "hier" puisque tu emploies un temps passé de conjugaison quand tu parles des prix spot, de sorte qu'on ne sait pas très bien à quelle période s'applique ton constat optimiste par rapport aux faits dont France Info se fait l'écho plus haut) mais moi je te parle de long terme.
Alors qu'on parle d'électrification massive de notre économie et de nos modes de transport, ou encore de plan climatisation et d'investissements tout aussi massifs dans l'IA, ce bilan production/conso est appelé à évoluer dans un contexte où les épisodes que nous connaissons présentement sont eux-mêmes appelés à devenir plus fréquents, plus intenses, plus précoces, plus longs et à s'étendre sur tout le territoire là où ils étaient précédemment circonscrits à la partie la plus méridionale par le passé.
Sachant qu'à côté de ça, avec des périodes de sécheresse de plus en plus marquée, la production d'hydroelectricité est également susceptible de se contracter (exemple concret : https://www.lesechos.fr/industrie-s...production-des-barrages-marque-le-pas-2183338).
Enfin une révision de la politique heures creuses a été initiée (pas encore entièrement déployée loin s'en faut, encore 9 millions de foyers à migrer entre décembre 2026 et novembre 2027 d'après un article d'ENGIE) de façon à mieux faire coller notre consommation à la production des renouvelables.
Je doute donc que tu sois en mesure de nous faire un bilan parfaitement éclairé du bilan production/conso et de la robustesse du nucléaire en plein été à 5, 10, 20 ou 50 ans...
C'est tellement vrai que ce bilan conso/production n'est pas figé, qu'on nous parle de l'impérieuse nécessité de prolonger la durée de vie des réacteurs actuels tout en construisant de nouveaux réacteurs.
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