[Economie] Nucléaire VS Energie renouvelable : la solution française serait en train de perdre la bataille

tous les métiers nécessaires qui existaient dans les années 70 ont disparu. Il y a littéralement des dizaines de métiers ou spécialités dont on ne dispose plus.
Faut pas exagérer: le parc nucléaire actuel est encore entretenu par du personnel qui sait remplacer une vanne, réparer une turbine ou un générateur de vapeur. On n'a pas arrêté de fabriquer des sous-marins nucléaires non plus.
On reconstruit à l'identique le toit de Notre Dame pour 2024 dont la partie la plus récente (la flèche) remonte à 170 ans et là on trouve des sous et des qualifications (!) pour le faire alors que, juste avant, on n'avait même pas assez de moyens pour l'équiper avec un système de détection (et de lutte) anti-incendie décent.
Quelques éoliennes en plus, quelques centrales nucléaires à l'arrêt, un bon coup de froid, un anticyclone par dessus et là, il se trouvera du monde pour trouver que "l'abus de renouvelable intermittent et de directives Européennes nuit gravement à l'électricité Française"
Après, on rétablira un service public de l'électricité ("Electricité de France" me convient) et on fera comme pour Notre Dame.
 
Faut pas exagérer: le parc nucléaire actuel est encore entretenu par du personnel qui sait remplacer une vanne, réparer une turbine ou un générateur de vapeur. On n'a pas arrêté de fabriquer des sous-marins nucléaires non plus.
On reconstruit à l'identique le toit de Notre Dame pour 2024 dont la partie la plus récente (la flèche) remonte à 170 ans et là on trouve des sous et des qualifications (!) pour le faire alors que, juste avant, on n'avait même pas assez de moyens pour l'équiper avec un système de détection (et de lutte) anti-incendie décent.
Quelques éoliennes en plus, quelques centrales nucléaires à l'arrêt, un bon coup de froid, un anticyclone par dessus et là, il se trouvera du monde pour trouver que "l'abus de renouvelable intermittent et de directives Européennes nuit gravement à l'électricité Française"
Après, on rétablira un service public de l'électricité ("Electricité de France" me convient) et on fera comme pour Notre Dame.

On l’a constaté dans la pratique et le rapport Folz l’a dit en toutes lettres : on n’a plus les compétences nécessaires. Les problèmes de Flamanville 3 en terme de de béton, de soudures et toutes les autres péripéties « de fabrication » (sans parler de la conception en bureau d’étude et de la conduite de projet) étaient dues à ça. On n’a pas réussi à retrouver des compétences pour un seul réacteur, or il est probable que Macron annonce aujourd’hui la construction en série voire en parallèle de plusieurs. Il est évident qu’actuellement on n’a toujours pas les compétences. Il faudra former des tas de bonhommes dans des tas de domaines. Ce n’est pas infaisable, mais il faut le faire. Donc il faut un plan qui n’est pas que du ressort d’EDF et de Framatome.

Et si on se tape un black-out dans les temps qui viennent, on aura peu de personnages publics qui oseront taper sur le renouvelable; le coupable tout trouvé sera sans doute le nucléaire. Il y a peut-être des populistes à la Zemmour qui vont en parler, mais personne ne les prend au sérieux sur le sujet de l’énergie (a raison).
 

« Selon elle, l'Allemagne joue "un rôle précurseur dans le monde" en matière de développement des énergies renouvelables et de sortie du nucléaire, prévue d'ici la fin de l'année. »

Encore la confusion « nucleaire mauvais pour le climat ». Je ne sais pas si ça vient du journaliste ou si ce sont les propos rapportés, mais c’est clair que ce sera la politique allemande à venir. Je n’ai pas fini de m’énerver…
 
En tout cas, les allemands ont gagné la partie :
- le gaz russe est considéré comme "vert".... à durée indèterminée (les 100 grammes seront mesurés avec un protocole style WLTP ? ) ;
- arrêt définitif de toute R & D sur le nucléaire en 2045.
 
Ma grand mère avait une expression pour ce genre de propos : "Il vaut mieux entendre çà que d'être sourd".
L'Allemagne a aussi eu un rôle précurseur dans le retard de l'EPR, la casse d'EDF au nom de la concurrence et la magouille des prix du kWh masquée aux frais d'EDF.
 
Il est certain que les Allemands vont essayer de bricoler la façon de compter les émissions du gaz pour se payer de nouvelles centrales au frais de l'Europe. Leur nouveau chancelier est parfaitement au courant de la situation et n'a rien d'un naïf. Je vois déjà le fait de compter ensemble un projet gaz+éolien et moyenner. Exactement comme pour le WLTP en fait :mrgreen:

Je crains que d'ici 2045 on aura suffisamment la tête dans le caca au niveau énergie pour que la majorité réalise qu'on n'a plus le luxe de se passer du nucléaire. Donc le fait que ce soit dans la taxonomie maintenant, même avec des conditions à la con, devrait nous permettre d'avancer quand même.
 
Annonces de Macron à Belfort, à l'instant :

- 100 GW de solaire en 2050 (aujourd'hui 12 en France, et 60 en Allemagne)

- 40 GW d'éolien off-shore en 2050 (made in France)

- prolongation de tous les réacteurs qui peuvent l'être en toute sûreté --> la France abandonne les tristement célèbres 50% de nucléaire max et les fermetures de 12 réacteurs pour raisons politiques de Hollande. Dommage pour Fessenheim, le réveil est venu trois ans trop tard.

- lancement de 6 EPR fermes et étude de 8 de plus

- 1 milliard d'euros pour des "petits" réacteurs SMR

- modification de fond de l'ARENH sans plus de précisions (certains comprennent "suppression" mais je doute)

Et en 2050, -40% de consommation d'énergie, avec report d'un max sur l'électricité.

EDIT - et évidemment les réactions des "écologistes" autoproclamés ne disent littéralement pas un mot de la partie EnR, qui est pourtant gigantesque, ni de l'objectif de sobriété, mais se focalisent à 100% sur le nucléaire. Ces gens n'ont jamais été pro-climat, ils sont surtout et avant tout anti-nucléaires.




 
Dernière édition:
Cette lecture n'a hélas rien de neuf pour les gens qui suivent le sujet... Et elle semble avoir été un peu prise en compte dans les annonces de cette après-midi. Ce sont effectivement des annonces, des intentions ; mais avec une majorité de candidats pro-nucléaires, je le vois mal revenir en arrière, le coût politique serait énorme. Il faudrait vraiment un gros évènement (quelqu'un a dit Fukushima ?) pour revenir en arrière.

Ce qui est intéressant c'est qu'il propose un plan un minimum construit, pas juste "on va lancer de l'éolien !" ou "vive le nucléaire !". Il a parlé de production de masse avec du nouveau nucléaire dans une décennie, et en attendant on fait de l'EnR. Pas sur que ça aille beaucoup plus vite ceci dit, mais on sait qu'on aura besoin de tout.

Le plus dur sera de passer le pic de conso à chaque fois d'ici là.
 
Et elle semble avoir été un peu prise en compte dans les annonces de cette après-midi.
+1
mais avec une majorité de candidats pro-nucléaires....
On peut reprocher beaucoup de choses à Macron, sauf de ne pas être un fin politique : la cote de Yannick dans les sondages montre, qu’en France, la sortie du nucléaire ne fait pas partie des priorités de la population. Il en tire les enseignements.
 
Ce sont effectivement des annonces, des intentions ; mais avec une majorité de candidats pro-nucléaires, je le vois mal revenir en arrière.
S'il change d'avis, il n'a pas besoin de revenir en arrière.
Une centrale nucléaire_contrairement à une éolienne ou du photovoltaïque_ ce n'est pas un produit sur étagère pour lequel il suffit de proposer un prix garanti de rachat de la production pour qu'un industriel se lance dans l'aventure sur ses fonds propres.
Avec le nucléaire, l'investissement est à la hauteur de l'énergie produite : si énorme que pas un industriel ne se lancera sans des garanties sérieuses sur le financement que seul l’État peut fournir. Après les derniers efforts demandés à EDF suite aux directives Européennes, il n'y a plus de sous chez EDF.
En 1974, EDF avait emprunté avec une garantie d’État et avait remboursé avec la vente de l'électricité produite.
Si Emmanuel Macron change d'avis, il lui suffit de passer un appel d'offres similaire à ceux passés pour l'éolien (avec l'excuse du respect des directives Européennes sur la mise en concurrence), puis de déclarer que nos industriels ont décliné l'offre.
Et on finira par compléter les nouveaux renouvelables avec des turbines à gaz pour éviter les coupures.
Picétou.
 
Au moins on ne peut pas taxer le journaliste de défenseur du nucléaire :mrgreen: A lire l'article, on sent que la possibilité de ne pas couper les deux derniers réacteurs le peine. Et son analyse est que les politiciens sont en train de changer d'avis non pas parce que c'était une imbécilité, mais parce que la populace mal informée pourrait croire à tort que ça fera augmenter les prix. OK.

Ceci dit la pantalonnade de la sortie du nucléaire belge est peut-être le summum de comment des politiciens peuvent mal gérer un sujet. Je ne crois pas qu'on peut faire pire, tous sujets confondus.
 
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Encore une analyse simple et efficace de Patrick Cohen. 3 minutes qui expliquent comment on s'est bien foutus dedans tout seuls, vendus par un chancelier pour un plat de lentilles russes, sous les applaudissements d'une grande partie de l'Europe.



On a porté aux nues un peu partout en Europe la politique énergétique allemande, sans écouter les principaux concernés (Ukraine en particulier). Quand eux, les polonais, les belges ont annoncé vouloir relancer du nucléaire, justement pour moins dépendre de la Russie, l'Allemagne les a littéralement menacés sous prétexte qu'ils mettent en danger l'Allemagne. Ben honnêtement, entre la situation actuelle, en grande partie à cause du gaz qui rend l'Europe impuissante à arrêter le massacre, et un hypothétique accident nucléaire, je ne suis pas certain du choix des Ukrainiens en ce moment.
 
"Rien de nouveau sous le soleil" quand la politique va "bras dessus bras dessous" avec le pouvoir financier, l'ancien chancelier allemand Schröder est président du conseil d'administration de Nord Stream AG et du conseil d'administration de Nord Stream 2 AG, les célèbres riches/puissants philanthropes..
:sneaky2:
 
Oui, on peut toujours refaire le match après-coup. Oui, les USA dont Trump ont essayé d'empêcher les Allemands de réaliser Nord Stream 2.
L'UE s'est plantée, on a diversifié nos sources d'approvisionnements est-ce mal? Mais de-là, on se rend compte qu'effectivement à présent, la Russie tient l'Allemagne en respect car elle peut couper le gaz, et on sait tous que l'Allemagne est suivie par de nombreux autres pays au sein de l'UE.
(On le voit dans d'autres domaines, où l'Allemagne a formé (via Siemens) les Chinois à faire du train à grande vitesse (entreprise CRRC), et à présent, les chinois piquent des contrats aux allemands et aux Français dans la réalisation de ligne à grande vitesse mais aussi dans la fabrication des trains).

Là, l'UE veut augmenter son apport de gaz avec l'Algérie pour compenser la "perte" Russe, mais si demain on entre en conflit ouvert avec les algériens? On se retrouvera au même problème.

Le gros problème de l'UE est qu'on a tout délocalisé : notre énergie, nos industries, notre savoir-faire etc...
On s'en mord les doigts à présent. On doit redevenir indépendant, la mondialisation heureuse ben ça ne marche pas, faisons une UE heureuse avce des usines, des énergies etc...

Demain, c'est pareil si la Chine attaque Taiwan et qu'on décide de réduire nos importations chinoises, on sera dans la merde car tout vient de chez eux.
 
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