Auris_136H_66
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Bonjour à tous,
Je viens vous partager mon expérience concernant le changement des plaquettes de freins arrière et roulements arrière sur ma Toyota Auris 2 Hybride 136H.
Tout ne s'est pas passé comme prévu donc j'ai pensé que ça pourrait être utile à ceux qui voudraient se lancer dans ces réparations. Je n'ai pas de photos mais je décrirai au mieux.
Tout d'abord les références des pièces concernées que j'ai utilisé pour le remplacement des originaux :
- Roulements arrière : SKF VKBA 7462
- Plaquettes de freins arrière : BOSCH 0986 494 182
Pour commencer, la voiture a été levée et placée sur chandelles et bloquée avec grosses cales en bois au niveau des roues avant. Il y a un emplacement en dessous au milieu qui permet de positionner le cric. Ensuite j'ai effectué une manipulation qui permet de mettre la voiture en mode maintenance, puis j'ai coupé le contact.
Clé à choc et douille de 21 pour déboulonner les roues. Vous devriez être face au disque et étrier de frein. L'ensemble de freinage est en fait en deux parties : l'étrier proprement dit avec le piston et l'assemblage support plaquettes/plaquettes.
Cliquet avec douille de 14 pour défaire les vis qui maintiennent l'ensemble de freinage solidaire du châssis. Accrocher l'étrier en position haute pour ne pas être gêné dans l'étape suivante et mettre de côté l'assemblage plaquettes. ATTENTION les plaquettes ont un sens !! Je conseille de NE PAS les enlever de suite de leur support mais d'attendre au remontage pour le faire !
Vous devriez maintenant être face au disque. Sur mon modèle le disque est percé de deux trous de diamètre 8. Avec une vis de 8 à tête hexagonale et un petit cliquet douille adaptée à la tête de votre vis, visser la vis afin de faire sortir le disque. Dans mon cas aucun problème, les deux disques sont venus sans résistance.
Vous êtes désormais face à l'ensemble de roulement. Celui-ci est vissé au châssis par quatre vis à tête hexagonales de 14. Les têtes de ces vis sont dirigées vers l'intérieur de la voiture. Trois d'entre elles sont relativement simples à atteindre avec grand cliquet et douille de 14. La dernière est un peu plus ennuyeuse, j'ai utilisé une rallonge moyenne et passé le cliquet au niveau du ressort d'amortisseur.
Ne pas hésiter à utiliser du WD40 pour faciliter la manoeuvre.
A l'arrière du bloc roulement se trouve un connecteur deux broches. Il est protégé par un petit cache fragile maintenu en place par trois ergots. Utiliser un tournevis plat très fin pour déclipser les ergots : un sur le dessus, un sur le dessous et un sur le côté. Mettre le cache de côté et débrancher le connecteur.
NE PAS FORCER ! C'est un connecteur avec deux fils assez fins.
De mémoire le connecteur possède aussi un ergot donc ne pas tirer comme un bourrin mais débrancher en délicatesse !
Après ça, il vous faudra sortir l'ensemble roulement. Pour ce faire, sortir une des cinq vis de roues du roulement en la frappant au marteau. Dans le trou que vous venez de libérer, passer une vis hexagonale la plus large possible (idéalement de diamètre 21) puis la boulonner par derrière.
En prenant appui sur le cache métallique du disque de frein, avec une pièce en métal assez épaisse entre la fin de vis et ce fameux cache, mettre la vis en butée avec l'écrou sur la partie mobile du roulement et serrer. Vous devriez voir le roulement se dégager de son logement.
Dévisser la vis pour la libérer puis en tournant la partie mobile, exécuter la même opération de l'autre côté.
Je conseille de NE PAS prendre appui sur les oreilles de fixation de l'ensemble de freinage, au risque de les casser. L'ensemble roulement devrait sortir sans trop avoir à serrer. Une petite déformation du cache métallique de disque n'est pas impossible.
Après avoir sorti l'ensemble roulement, bien nettoyer la zone à la brosse métallique et au nettoyant frein. Utiliser de la graisse cuivre sur les zones de contact.
Positionner la nouvelle pièce et la serrer avec les quatre vis de 14 précédemment enlevées. Au serrage la pièce devrait se mettre en place toute seule. Rebrancher le connecteur et remettre le cache de celui-ci en place.
C'est ici que mes problèmes ont commencé.
J'avais cru comprendre, lors de mes recherches sur ces réparations, que pour pouvoir changer les plaquettes, il fallait pouvoir rentrer le piston dans l'étrier de frein. Manip habituelle quand on parle de freins à disque.
Mais, sur les voitures modernes, les freins à disque arrière utilisent des pistons tournants. De plus, le frein de parking électronique empêcherait le piston de rentrer dans l'étrier, et ce serait précisément à cette intention que le "mode maintenance" aurait été intégré au véhicule, ce dernier permettant de débloquer le frein électronique.
Dans mon cas, heureux comme jamais que, pour une fois, tout se déroule sans problèmes, je me décide à (re)passer le véhicule en mode maintenance pour désactiver le frein électronique. (Je pensais qu'avoir coupé le contact au début avait annulé le mode maintenance). A savoir que sur le modèle que je possède, il y a un levier mécanique de frein à main. A vrai dire, je n'ai pas réussi à trouver sur internet si le mode maintenance était nécessaire dans mon cas ou non.
Je me place donc au volant, mets le contact et démarre la manip au cours de laquelle il faut appuyer à fond quatre fois au moins sur la pédale de freins...
Les mécanos ont déjà deviné la suite. Le piston arrière droit a sauté de son logement pour finir dans la rue et une belle quantité de liquide de frein a coulé sous la voiture...
QUELLE IDÉE IDIOTE DE FAIRE UNE MANIP OU IL FAUT APPUYER SUR LE FREIN QUAND TES FREINS SONT DÉMONTÉS !!! NE LE FAIS SURTOUT PAS !!!
Le piston ne rencontrant aucune résistance contre laquelle s'appuyer, la pression du système l'a fait partir en bout de course et sauter joyeusement comme un bouchon de bouteille de champagne. Comme Edward Norton dans Fight Club, j'ai subi une brutale dépressurisation de la cabine. Toute ma joie s'est envolée. Convaincu que les pistons seraient impossibles à remettre, je me voyais déjà contraint de faire appel à dépanneuse et garage et les euros sacrés perdus défilaient dans ma triste cervelle.
MAIS TOUT N'EST PAS PERDU !
Si ça vous arrive, ne désespérez pas. Voici la suite des évènements.
Après une bonne demie-heure de dépression et de pensées morbides, un camarade mécano est apparu pour nous apporter réconfort et solutions.
Le frein étant en fait mécanique sur ce modèle, nous avons entrepris le démontage des étriers. Pour ce faire, cliquet et douille de 14 pour dévisser le flexible de frein et clé Allen de 5 (ou 6) pour dévisser les deux vis qui maintiennent l'étrier solidaire du support de câble de frein à main.
Mettre une bassine dessous car beaucoup de liquide de frein dans l'étrier.
Défaire le câble de frein à main et l'étrier sera libre. Il faut être deux pour remettre le piston dans son logement car il faut écarter le cache poussière. Ne pas déchirer ou abîmer ce cache !
Le piston du frein arrière droit se revisse dans le sens horaire. Le piston du frein arrière gauche dans le sens anti-horaire. Il faut un outil spécial pour repousser le piston. J'ai commencé par le côté droit, car le piston côté gauche n'était pas sorti de son logement. J'ai repoussé le piston au maximum, repris l'ensemble plaquettes avec les plaquettes neuves mises en place.
Attention, le piston possède quatre encoches, une marque sur l'étrier permet de positionner les encoches au bon endroit. C'est important !! L'encoche doit être sous la marque de l'étrier car un téton sur les plaquettes rentre dans cette encoche !
Après remontage du côté droit je m'attaque au côté gauche. Démontage de l'étrier et là, impossible de revisser le piston. Après un bon quart d'heure à tenter dans un sens comme dans l'autre, je me décide à sortir le piston du cache poussière pour comprendre le problème.
Surprise ! A l'intérieur du cylindre se trouve un puits, dans lequel le piston se visse (le piston est en fait une grosse vis finalement). Mais dans ce cylindre, le puits était de travers !!
Nouvelle dépressurisation de la cabine (j'ai eu mal au crâne pendant deux jours).
Heureusement, le collègue mécano, à l'aide d'un étau et d'un tournevis, est parvenu à réenclencher le puits et le replacer dans sa position d'origine.
Avec son aide, nous avons replacé le piston dans le cylindre et réussi à le revisser à fond, avec un poil plus de résistance que l'autre. Un mal pour un bien car vraisemblablement les freins ont été manipulés sur ce véhicule et pas de la bonne manière.
Et d'ailleurs rétrospectivement j'avais un bruit assez sourd quand je quittais ou revenais en P lors de mes trajets. Potentiellement le frein arrière gauche monté en force.
A ajouter que les plaquettes à gauche étaient bien moins usées que les plaquettes à droite, indice permettant de supposer un mauvais fonctionnement à gauche, dû sûrement au mauvais remontage des freins lors d'une manip précédente, faite avant mon acquisition du véhicule.
Remontage donc des freins côté gauche. Purge (cliquet douille de 11 pour la vis de purge), remplissage de liquide de frein, remontage des roues.
Travail commencé vers 13h30, terminé à 20h... Crevé, les mains endolories, un mal de crâne écrasant. Nouvelle purge côté droit à prévoir car légère fuite, d'après moi due à une vis de purge trop sortie lors de la purge et donc pas assez rentrée au serrage.
Attention là aussi, ne pas serrer comme un bourrin au risque de casser la vis de purge dans l'étrier, mal de crâne garanti ! Le bruit infâme n'est plus présent lorsque je passe en P ou que je quitte le P, c'est fluide et doux comme jamais.
Voilà, une sacrée expérience, au final le passage en mode maintenance est il nécessaire pour rentrer les pistons, je ne sais pas, mais je suis bien content d'en avoir fini avec ça car les bruits de roulement devenaient quand même assez intenses. Le changement plaquettes a été fait uniquement parce que pour atteindre les roulements le démontage était nécessaire et donc j'ai pensé que quitte à démonter autant mettre des plaquettes neuves et ne plus y revenir. Mésaventure psychologiquement coûteuse sur l'instant mais qui aura permis de remettre en ordre un frein au fonctionnement défectueux. Navré de pas avoir fait de photos, ç'aurait été peut être plus parlant.
Merci d'avoir pris le temps de me lire et bon courage à celles et ceux qui se lanceront dans cette réparation. Bien préparé ce n'est absolument pas hors de portée.
Bon lundi à tous.
Je viens vous partager mon expérience concernant le changement des plaquettes de freins arrière et roulements arrière sur ma Toyota Auris 2 Hybride 136H.
Tout ne s'est pas passé comme prévu donc j'ai pensé que ça pourrait être utile à ceux qui voudraient se lancer dans ces réparations. Je n'ai pas de photos mais je décrirai au mieux.
Tout d'abord les références des pièces concernées que j'ai utilisé pour le remplacement des originaux :
- Roulements arrière : SKF VKBA 7462
- Plaquettes de freins arrière : BOSCH 0986 494 182
Pour commencer, la voiture a été levée et placée sur chandelles et bloquée avec grosses cales en bois au niveau des roues avant. Il y a un emplacement en dessous au milieu qui permet de positionner le cric. Ensuite j'ai effectué une manipulation qui permet de mettre la voiture en mode maintenance, puis j'ai coupé le contact.
Clé à choc et douille de 21 pour déboulonner les roues. Vous devriez être face au disque et étrier de frein. L'ensemble de freinage est en fait en deux parties : l'étrier proprement dit avec le piston et l'assemblage support plaquettes/plaquettes.
Cliquet avec douille de 14 pour défaire les vis qui maintiennent l'ensemble de freinage solidaire du châssis. Accrocher l'étrier en position haute pour ne pas être gêné dans l'étape suivante et mettre de côté l'assemblage plaquettes. ATTENTION les plaquettes ont un sens !! Je conseille de NE PAS les enlever de suite de leur support mais d'attendre au remontage pour le faire !
Vous devriez maintenant être face au disque. Sur mon modèle le disque est percé de deux trous de diamètre 8. Avec une vis de 8 à tête hexagonale et un petit cliquet douille adaptée à la tête de votre vis, visser la vis afin de faire sortir le disque. Dans mon cas aucun problème, les deux disques sont venus sans résistance.
Vous êtes désormais face à l'ensemble de roulement. Celui-ci est vissé au châssis par quatre vis à tête hexagonales de 14. Les têtes de ces vis sont dirigées vers l'intérieur de la voiture. Trois d'entre elles sont relativement simples à atteindre avec grand cliquet et douille de 14. La dernière est un peu plus ennuyeuse, j'ai utilisé une rallonge moyenne et passé le cliquet au niveau du ressort d'amortisseur.
Ne pas hésiter à utiliser du WD40 pour faciliter la manoeuvre.
A l'arrière du bloc roulement se trouve un connecteur deux broches. Il est protégé par un petit cache fragile maintenu en place par trois ergots. Utiliser un tournevis plat très fin pour déclipser les ergots : un sur le dessus, un sur le dessous et un sur le côté. Mettre le cache de côté et débrancher le connecteur.
NE PAS FORCER ! C'est un connecteur avec deux fils assez fins.
De mémoire le connecteur possède aussi un ergot donc ne pas tirer comme un bourrin mais débrancher en délicatesse !
Après ça, il vous faudra sortir l'ensemble roulement. Pour ce faire, sortir une des cinq vis de roues du roulement en la frappant au marteau. Dans le trou que vous venez de libérer, passer une vis hexagonale la plus large possible (idéalement de diamètre 21) puis la boulonner par derrière.
En prenant appui sur le cache métallique du disque de frein, avec une pièce en métal assez épaisse entre la fin de vis et ce fameux cache, mettre la vis en butée avec l'écrou sur la partie mobile du roulement et serrer. Vous devriez voir le roulement se dégager de son logement.
Dévisser la vis pour la libérer puis en tournant la partie mobile, exécuter la même opération de l'autre côté.
Je conseille de NE PAS prendre appui sur les oreilles de fixation de l'ensemble de freinage, au risque de les casser. L'ensemble roulement devrait sortir sans trop avoir à serrer. Une petite déformation du cache métallique de disque n'est pas impossible.
Après avoir sorti l'ensemble roulement, bien nettoyer la zone à la brosse métallique et au nettoyant frein. Utiliser de la graisse cuivre sur les zones de contact.
Positionner la nouvelle pièce et la serrer avec les quatre vis de 14 précédemment enlevées. Au serrage la pièce devrait se mettre en place toute seule. Rebrancher le connecteur et remettre le cache de celui-ci en place.
C'est ici que mes problèmes ont commencé.
J'avais cru comprendre, lors de mes recherches sur ces réparations, que pour pouvoir changer les plaquettes, il fallait pouvoir rentrer le piston dans l'étrier de frein. Manip habituelle quand on parle de freins à disque.
Mais, sur les voitures modernes, les freins à disque arrière utilisent des pistons tournants. De plus, le frein de parking électronique empêcherait le piston de rentrer dans l'étrier, et ce serait précisément à cette intention que le "mode maintenance" aurait été intégré au véhicule, ce dernier permettant de débloquer le frein électronique.
Dans mon cas, heureux comme jamais que, pour une fois, tout se déroule sans problèmes, je me décide à (re)passer le véhicule en mode maintenance pour désactiver le frein électronique. (Je pensais qu'avoir coupé le contact au début avait annulé le mode maintenance). A savoir que sur le modèle que je possède, il y a un levier mécanique de frein à main. A vrai dire, je n'ai pas réussi à trouver sur internet si le mode maintenance était nécessaire dans mon cas ou non.
Je me place donc au volant, mets le contact et démarre la manip au cours de laquelle il faut appuyer à fond quatre fois au moins sur la pédale de freins...
Les mécanos ont déjà deviné la suite. Le piston arrière droit a sauté de son logement pour finir dans la rue et une belle quantité de liquide de frein a coulé sous la voiture...
QUELLE IDÉE IDIOTE DE FAIRE UNE MANIP OU IL FAUT APPUYER SUR LE FREIN QUAND TES FREINS SONT DÉMONTÉS !!! NE LE FAIS SURTOUT PAS !!!
Le piston ne rencontrant aucune résistance contre laquelle s'appuyer, la pression du système l'a fait partir en bout de course et sauter joyeusement comme un bouchon de bouteille de champagne. Comme Edward Norton dans Fight Club, j'ai subi une brutale dépressurisation de la cabine. Toute ma joie s'est envolée. Convaincu que les pistons seraient impossibles à remettre, je me voyais déjà contraint de faire appel à dépanneuse et garage et les euros sacrés perdus défilaient dans ma triste cervelle.
MAIS TOUT N'EST PAS PERDU !
Si ça vous arrive, ne désespérez pas. Voici la suite des évènements.
Après une bonne demie-heure de dépression et de pensées morbides, un camarade mécano est apparu pour nous apporter réconfort et solutions.
Le frein étant en fait mécanique sur ce modèle, nous avons entrepris le démontage des étriers. Pour ce faire, cliquet et douille de 14 pour dévisser le flexible de frein et clé Allen de 5 (ou 6) pour dévisser les deux vis qui maintiennent l'étrier solidaire du support de câble de frein à main.
Mettre une bassine dessous car beaucoup de liquide de frein dans l'étrier.
Défaire le câble de frein à main et l'étrier sera libre. Il faut être deux pour remettre le piston dans son logement car il faut écarter le cache poussière. Ne pas déchirer ou abîmer ce cache !
Le piston du frein arrière droit se revisse dans le sens horaire. Le piston du frein arrière gauche dans le sens anti-horaire. Il faut un outil spécial pour repousser le piston. J'ai commencé par le côté droit, car le piston côté gauche n'était pas sorti de son logement. J'ai repoussé le piston au maximum, repris l'ensemble plaquettes avec les plaquettes neuves mises en place.
Attention, le piston possède quatre encoches, une marque sur l'étrier permet de positionner les encoches au bon endroit. C'est important !! L'encoche doit être sous la marque de l'étrier car un téton sur les plaquettes rentre dans cette encoche !
Après remontage du côté droit je m'attaque au côté gauche. Démontage de l'étrier et là, impossible de revisser le piston. Après un bon quart d'heure à tenter dans un sens comme dans l'autre, je me décide à sortir le piston du cache poussière pour comprendre le problème.
Surprise ! A l'intérieur du cylindre se trouve un puits, dans lequel le piston se visse (le piston est en fait une grosse vis finalement). Mais dans ce cylindre, le puits était de travers !!
Nouvelle dépressurisation de la cabine (j'ai eu mal au crâne pendant deux jours).
Heureusement, le collègue mécano, à l'aide d'un étau et d'un tournevis, est parvenu à réenclencher le puits et le replacer dans sa position d'origine.
Avec son aide, nous avons replacé le piston dans le cylindre et réussi à le revisser à fond, avec un poil plus de résistance que l'autre. Un mal pour un bien car vraisemblablement les freins ont été manipulés sur ce véhicule et pas de la bonne manière.
Et d'ailleurs rétrospectivement j'avais un bruit assez sourd quand je quittais ou revenais en P lors de mes trajets. Potentiellement le frein arrière gauche monté en force.
A ajouter que les plaquettes à gauche étaient bien moins usées que les plaquettes à droite, indice permettant de supposer un mauvais fonctionnement à gauche, dû sûrement au mauvais remontage des freins lors d'une manip précédente, faite avant mon acquisition du véhicule.
Remontage donc des freins côté gauche. Purge (cliquet douille de 11 pour la vis de purge), remplissage de liquide de frein, remontage des roues.
Travail commencé vers 13h30, terminé à 20h... Crevé, les mains endolories, un mal de crâne écrasant. Nouvelle purge côté droit à prévoir car légère fuite, d'après moi due à une vis de purge trop sortie lors de la purge et donc pas assez rentrée au serrage.
Attention là aussi, ne pas serrer comme un bourrin au risque de casser la vis de purge dans l'étrier, mal de crâne garanti ! Le bruit infâme n'est plus présent lorsque je passe en P ou que je quitte le P, c'est fluide et doux comme jamais.
Voilà, une sacrée expérience, au final le passage en mode maintenance est il nécessaire pour rentrer les pistons, je ne sais pas, mais je suis bien content d'en avoir fini avec ça car les bruits de roulement devenaient quand même assez intenses. Le changement plaquettes a été fait uniquement parce que pour atteindre les roulements le démontage était nécessaire et donc j'ai pensé que quitte à démonter autant mettre des plaquettes neuves et ne plus y revenir. Mésaventure psychologiquement coûteuse sur l'instant mais qui aura permis de remettre en ordre un frein au fonctionnement défectueux. Navré de pas avoir fait de photos, ç'aurait été peut être plus parlant.
Merci d'avoir pris le temps de me lire et bon courage à celles et ceux qui se lanceront dans cette réparation. Bien préparé ce n'est absolument pas hors de portée.
Bon lundi à tous.