COVID-19 : les conséquences Économiques, sociales et sociétales

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Inouesama
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Voici un extrait d'un article lu ce matin (RTS Suisse):

"Financièrement, le coronavirus est une très mauvaise opération pour les hôpitaux. Avec l’annulation des opérations non-urgentes, la diminution de l’activité ambulatoire et la faible fréquentation des urgences hors Covid-19, le manque à gagner est énorme"

Je sais c'est la réalité, mais ce genre de phrases est proprement hallucinant:
Quel interêt ont les médecins, hôpitaux, etc. à ce que nous soyons en bonne santé et à nous maintenir en bonne santé?? eh bien cela approche le zéro...
 
Voici un extrait d'un article lu ce matin (RTS Suisse):

"Financièrement, le coronavirus est une très mauvaise opération pour les hôpitaux. Avec l’annulation des opérations non-urgentes, la diminution de l’activité ambulatoire et la faible fréquentation des urgences hors Covid-19, le manque à gagner est énorme"

Je sais c'est la réalité, mais ce genre de phrases est proprement hallucinant:
Quel interêt ont les médecins, hôpitaux, etc. à ce que nous soyons en bonne santé et à nous maintenir en bonne santé?? eh bien cela approche le zéro...
Ca me rappelle le sketch des Inconnus sur l'hôpital, avec justement le médecin qui parle de "clients" et non de "patients".
Un hôpital, pour moi, ne peut pas être rentable ; son rôle est de soigner et dans la mesure du possible de sauver des vies, pas de faire un bilan comptable.
 
Un hôpital, pour moi, ne peut pas être rentable ; son rôle est de soigner et dans la mesure du possible de sauver des vies, pas de faire un bilan comptable.
Il se dit que les médecins chinois étaient rétribués de manière inverse aux consultations des malades ...
- Si on soigne bien, il y a moins de consultations, donc on est mieux payé
- Si on soigne mal, il y a plus de consultations, donc on est moins bien payé
Légende urbaine ?
 
Admettons, mais réfléchissons, s'ils soignent mal, ils n'auront pas de clients donc ils seront bien payés. :mrgreen-48:
Donc on marche sur la tête => légende urbaine.

A moins que cela soit un paiement identique pour tout le monde et que le calcul se fasse sur l'ensemble des consultations du pays.
 
Il se dit que les médecins chinois étaient rétribués de manière inverse aux consultations des malades ...
- Si on soigne bien, il y a moins de consultations, donc on est mieux payé
- Si on soigne mal, il y a plus de consultations, donc on est moins bien payé
Légende urbaine ?

Il s'agit peut être du rapport consultations/patient??
mais là aussi, danger!
En effet, un médecin peut vouloir se "décharger" des cas "spéciaux"

> L'idée de payer au forfait/cas me paraîtrait en revanche plus, disons, correcte, bien que pas dénudée d'inconvénients non plus. Clea existe dans les hôpitaux notamment.
SI pour un même problème, 1 médecin a besoin de 2 consultations pour vous soigner et un autre 5, tant pis pour celui qui en a eu besoin de 5!
PAr contre, pour les cas plus difficiles/affectations plus rares? si elles ne sont pas "codées"
 
... moins il y a de déséquilibre entre deux pays qui échangent, plus la croissance de l'ensemble des deux est forte.
Je ne pense pas car, au fond, c'est ce "déséquilibre" qui crée le business.
Pour reprendre ton exemple du yacht : si, comme le préconisent certains, on pique tout son pognon à l'acheteur du yacht, le bateau ne sera pas construit et les salariés du chantier naval iront à l'ANPE du coin.



Le jour ou les chinois seront "aussi riches que les americains", les produits chinois perdront toute competitivité sur le marché US :
- la croissance des ventes cessera, au profit d'autres "émergents" moins chers (la liste est longue) ;
- le croissance chinoise se retrouvera au niveau de celle des pays "matures" (Japon. EU etc...).
 
Pour reprendre ton exemple du yacht : si, comme le préconisent certains, on pique tout son pognon à l'acheteur du yacht, le bateau ne sera pas construit et les salariés du chantier naval iront à l'ANPE du coin.
Pourquoi tout de suite spolier , ce sont des méthodes de voyous! L'idéal serait que par l'éducation et non pas la coercition : l'échelle des revenus, et possessions se réduise à un niveau acceptable par tous et supportable par tous!
Et je suis bien certain de ne pas être le premier à proférer une tel idée!!!! :mrgreen-48:
 
@FLYER34 tu es parfaitement dans la théorie du ruissellement en disant que "c'est ce déséquilibre [entre un pays riche et un moins riche] qui crée le business".
Cette "théorie" (non modélisée et non démontrée, tant pis si je le répète) fait une assimilation entre les niveaux de vies des différentes couches d'une société, les plus riches en haut les plus pauvres en bas, et l'eau qui ruisselle des montagnes.
Pour qu'il y ait de l'eau en bas il est nécessaire qu'elle parte du haut. C'est une vérité sur laquelle les adeptes de la théorie se sont appuyés pour nommer cette théorie fumeuse, et pour l'expliquer. Tu viens de faire la même chose : "sans le yacht ceux qui les fabriquent perdront leur emploi".

C'est une évidence, mais ce que tu oublies, ou que tu ne veux pas savoir, c'est que ceux-là fabriqueront à la place d'autres produits, destinés à des gens qui ne sont pas milliardaires. Par exemple des plus petits bateaux si on veut rester dans le domaine nautique, mais ça peut aussi bien être des voitures.
Car dans ce monde où la richesse globale est mieux redistribuée (type Danemark par exemple), les revenus des couches basses et moyennes sont supérieurs à ceux des mêmes couches de sociétés très inégalitaires, donc une part plus grande d'entre-eux ont les moyens de s'acheter des (petits) bateaux de plaisance. Pas besoin de riche pour donner du boulot aux classes moyennes, les classes moyennes peuvent s'en donner entre eux... tout simplement ! Et il est montré que ça marche mieux côté croissance.

Car une chose est commune aux études qui contredisent la théorie du ruissellement : le moins riche dépense le moindre surplus de revenu et donc réinjecte directement ce surplus dans l'économie. Le plus riche, déjà gavé, place la quasi-totalité de son surcroit de revenu. Ce faisant il participe aussi à l'économie, mais de manière très indirecte, surtout quand les placements alimentent une bulle comme c'est le cas depuis plus de 10 ans (et je ne parle pas des paradis fiscaux). Investir son fric chez Tesla par exemple fait manger les d'employés Tesla, mais pas à la hauteur de l'investissement (la majorité du capital sert depuis des années à maintenir la firme hors du gouffre, pas à rémunérer ses employés : cette firme n'est jusqu'à présent, et pour une longue durée, pas rentable, elle n'est qu'une gigantesque dette).
Si tout le fric qui a été investi chez Tesla (des centaines de milliards !), qui appartient majoritairement à des riches qui ne savent plus sur quoi investir, était directement revenu aux couches populaires qui produisent des vrais produits rentables, l'économie ne s'en porterait que mieux !

Sauf que Tesla n'existerait plus, mais c'est un autre débat. De même qu'il se fabriquerait très peu de gros yachts dans un monde moins inégalitaire : seulement ceux destinés à la location, autant dire très peu, personne n'ayant les moyens d'en acheter un. Crois-moi (ou pas, dans ce cas tant pis), le seul intérêt d'avoir des gens très riches, c'est qu'il puisse exister dans la tête des gens le rêve de posséder un yacht, une île du pacifique, et autres biens réservés aux happy few.

Dis-moi que c'est un modèle que tu souhaites défendre, dis-moi que tu trouverais trop terne et pas assez enthousiasmant un monde où personne ne pourrait posséder un appartement de 500 m2 avec piscine dans une tour de Manhattan (je trouverais sympa d'en avoir un, j'avoue), je le comprendrai. Mais quand tu dis que l'inégalité favorise la croissance, je comprends une seule chose, c'est que tu te trompes puisque c'est l'inverse qui a été démontré ;)
 
Dernière édition:
Investir son fric chez Tesla par exemple fait manger les d'employés Tesla, mais pas à la hauteur de l'investissement (la majorité du capital sert depuis des années à maintenir la firme hors du gouffre, pas à rémunérer ses employés : cette firme n'est jusqu'à présent, et pour une longue durée, pas rentable, elle n'est qu'une gigantesque dette).
Je m'insère dans le débat d'idée, car je ne comprends pas bien: Si la firme est en dette, c'est surement qu'elle dépense l'argent pour fabriquer, étudier et payer des sous-traitants je suppose et donc à payer des employés, pas les siens certes, mais cela ne me semble pas changer quelque chose....

Si tout le fric qui a été investi chez Tesla (des centaines de milliards !), qui appartient majoritairement à des riches qui ne savent plus sur quoi investir, était directement revenu aux couches populaires qui produisent des vrais produits rentables, l'économie ne s'en porterait que mieux !
Là je comprends, c'est sûr que si tout cet argent avait été donné aux couches populaires, ils seraient plus riches et plus vite. :mrgreen-48: Combien de temps, mystère?
 
L'argument de fabriquer des yacht que les riches achètent pour avoir des emplois ne me satisfait pas.
Si c'est comme ça qu'on résorbe le chômage, c'est quand même faire un énorme doigt d'honneur à nos descendants.

Il faut se poser la question de ce qu'on fabrique, de pourquoi on le fabrique et des ressources mobilisées pour cela puisqu'elles ne pourront plus l'être pour autre chose...

Ainsi, c'est dur à admettre, mais, au global, il vaudrait mieux payer des gens à rien faire que pour fabriquer des trucs nuisibles comme ces yachts.
Ce n'est certes pas la solution en claquant des doigts car notre économie n'est pas bâtie pour.
En fait il vaudrait mieux que les gens soient payés à faire des trucs utiles au plus grand nombre et les moins nuisibles possibles.
Ceci dit je n'ai pas la solution, même si je suis absolument sûr que gaspiller des ressources pour faire n'importe quoi est une ânerie.
 
Je m'insère dans le débat d'idée, car je ne comprends pas bien: Si la firme est en dette, c'est surement qu'elle dépense l'argent pour fabriquer, étudier et payer des sous-traitants je suppose et donc à payer des employés, pas les siens certes, mais cela ne me semble pas changer quelque chose....
Pas faux, cet argent est bien allé dans les études, la fabrication, et les fournisseurs divers. Tesla a sans doute fait travailler et enrichi pas mal de monde, surtout du côté des fournisseurs d'outillages j'imagine, mais passons au point suivant :
Là je comprends, c'est sûr que si tout cet argent avait été donné aux couches populaires, ils seraient plus riches et plus vite. :mrgreen-48: Combien de temps, mystère?
Je n'ai pas dit qu'il aurait fallu le "donner" aux couches populaires, mais c'est vrai que ce que j'ai écrit manque de précision. Je voulais dire que ces centaines de milliards investis dans Tesla auraient été mieux employés s'ils avaient été investis, par exemple, chez d'autres constructeurs d'autos : l'argent aurait alors arrosé des firmes rentables (pour la plupart) et indirectement bénéficié à beaucoup plus d'employés, qui auraient plus consommé etc ...

Mais l'exemple de Tesla ne sert pas trop la démonstration d'inanité de la théorie du ruissellement, finalement, car c'est une entreprise atypique et pas rentable.
 
Justement les entreprises rentables distribuent plein de dividendes aux gens riches, donc il vaut mieux une entreprise qui dépense tout, non? :mrgreen-48:
 
Non elles distribuent des dividendes aux actionnaires. Un truc que je ne comprend pas c'est pourquoi leur ouvriers n'en prennent pas, des actions. Convertir les primes de fin d'annee ou d'interessement. Ex peugeot, demande 10milliards d'aides sous menace de fermer aulnay, touche le pactole (de nos poches) , ferme finalement aulnay. Bilan: des chomeurs, peugeot en forme, 10% de rendement annuel pour les actionnaires.

Si les salaries ce regroupent tel un syndicat unique, avec 25% voir plus des parts de leur boite, ils peuvent influer et sont motives donc boite qui tourne mieux...
 
Cette pandémie est l'occasion idéale pour les investisseurs sans scrupules, malheureusement au lieu de répandre un peu de richesse à tous, elle ne fera que diviser encore plus les pauvres des riches.
Attention, tout cela est fait légalement, à l'exception des criminels habituels.
Petite note : aujourd'hui les agences internationales Moody's, Fitch, etc. ont dégradé l'Italie à BBB-, je me demande où elles étaient pendant la crise américaine des subprimes en 2008 ? Comment se fait-il qu'ils n'aient rien remarqué et qu'ils aient jugé AAA un État qui, peu de temps après, a mis des millions de personnes en faillite.
 
Les banques ne sont pas les états!! Et les agences ne sont que les copines des banques!!
 
Snif la RATP en difficultés financières !
Bon ben on savait déjà qu'on devrait encore travailler plus (gagner en productivité) pour compenser les agents en chômage partiel, mais bon, là, ça craint.
si la RATP tombe, tout tombe.
A voir ce que prévoit la Direction, des échos circulent sur la suppression des RTT (je fais 39h), ou la réduction des jours de repos (129j ; j'explique : 52 weekends par an et 25j de congés annuels soit 129j au total ; mais c'est juste qu'on n'a pas tous nos weekends certains travaillant les samedi et dimanche).
 
Les banques ne sont pas les états!!

Avant qu'ils ne se lancent dans le secteur bancaire, le passage à un gouvernement est une étape fondamentale dans la carrière des inspecteurs financiers. Surtout pour ceux qui aspirent à monter au sommet de la pyramide. François Villeroy de Galhau, ancien directeur général de la BNP Paribas, a été le directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy. Gilles Grapinet, après avoir été conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, puis chef de cabinet du ministre des finances Thierry Breton, devient directeur de la stratégie du crédit agricole. Pierre Mariani, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget en 1990, a ensuite rejoint BNP Paribas, puis est devenu directeur de Dexia Banque en 2008.
Il s'agit de mentionner des personnalités françaises que vous connaissez peut-être, mais c'est courant dans tous les pays.
D'ici, il est facile de comprendre la "proximité" de certains organismes d'État avec la haute direction des banques.
 
Avant qu'ils ne se lancent dans le secteur bancaire, le passage à un gouvernement est une étape fondamentale dans la carrière des inspecteurs financiers. Surtout pour ceux qui aspirent à monter au sommet de la pyramide. François Villeroy de Galhau, ancien directeur général de la BNP Paribas, a été le directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn à Bercy. Gilles Grapinet, après avoir été conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, puis chef de cabinet du ministre des finances Thierry Breton, devient directeur de la stratégie du crédit agricole. Pierre Mariani, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget en 1990, a ensuite rejoint BNP Paribas, puis est devenu directeur de Dexia Banque en 2008.
Il s'agit de mentionner des personnalités françaises que vous connaissez peut-être, mais c'est courant dans tous les pays.
D'ici, il est facile de comprendre la "proximité" de certains organismes d'État avec la haute direction des banques.
Et la question qui vient immédiatement à l'esprit est …. qui gouverne réellement ?
 
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