[Scoop!] Tesla dégringole en Europe en 2025

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion parkerbol
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Si on consomme moins, on a moins besoin d'argent, ce qui est cohérent avec travailler moins et moins de travail. :mdr:
 
À mon avis, il n'y a pas de "vraie" vérité, je crois que toute intervention sur cette question soit correcte, diminuer la production signifie améliorer l'environnement mais perdre des emplois, produire plus signifie détériorer l'environnement mais améliorer les finances des gens, le serpent qui se mord la queue.
Le vrai problème, c'est quand on perd des emplois et qu'on n'améliore pas l'environnement en même temps.
 
Vous évoquez ici un sujet qui n'est pas spécifique aux voitures : moins on consomme, plus on supprime des emplois.
Emplois "productifs".
Parce que les services (notamment à la personne, que ce soit au bénéfice de nos enfants en crèche, en difficulté ou en situation de handicap à l'école, ou celui de nos malades dans les hôpitaux ou de nos aînés dans leur ehpad, plutôt que de rogner sur le personnel) sont une source intarissable d'emplois. Encore faudrait-il qu'ils soient reconnus à leur juste valeur.
Par ailleurs on peut moins produire mais mieux produire avec plus d'emploi, par exemple dans le domaine agricole, où un retour à certaines tâches par de la main d'oeuvre permettrait de se dispenser de l'emploi de machines qui abîment les sols ou le produit lui-même ou de produits qui dégradent notre environnement. Mais là encore faut-il vouloir valoriser ces emplois.
 
Dernière édition:
Je pense pour ma part qu'il n'y a pas forcément une fatalité à ce que toute croissance économique et donc énergétique implique un rejet supplémentaire de CO2, donc du réchauffement. Ce sont les développements technologiques qui permettront de prélever l'énergie nécessaire non plus dans les ressources fossiles, mais par l'exploitation d'un pourcentage minime de tout ce que la formidable machine thermodynamique que constitue l'ensemble Soleil, atmosphère, océans, avec une source chaude, le jour, une source froide, la nuit, et des fluides qui circulent tout autour du globe. En plus il y a même l'ensemble inertiel Terre, Lune et Soleil, qui produit en particulier les marées et leurs courants.
 
Vous avez raison, mais vous connaissez aussi le problème qui est derrière cette décroissance ou cette croissance vertueuse : si nous sommes très peu à la mettre en œuvre alors que tous les autres continuent à produire et faire croitre leurs richesses tant qu'ils peuvent, nous déclinerons et mourrons.

C'est pourquoi aucun pays ne le fait, tous visent une croissance positive du PIB.
 
C'est pour cela que ça ne peut pas être que technologique. Il faudra probablement trouver autre chose, une autre façon de nourrir les personnes et les loger et leur permettre de ne pas travailler si le marché est saturé tout en limitant les consommations inutiles.
Quand j'ai parcouru récemment un magasin type Gifi, je me suis vraiment dit qu'on était dans un système absurde où on produit tout et n'importe quoi au détriment de l'environnement. Je ne suis probablement pas le meilleur exemple, je le reconnais.
 
J'aime bien ces discours car je les trouve tous censés et surtout il n'y a pas de positions extrêmes qui ne servent à rien, selon moi.

Malheureusement, la poursuite de la croissance mondiale ne fait pas bon ménage avec l'environnement (plus de monde plus de ressources nécessaires), si je devais donner une "recette" je commencerais par une redistribution des richesses et un déplacement, comme le dit @Aimsy29, de la main d'œuvre des métiers "sales" vers des métiers plus utiles.
Moins de courtiers en bourse et plus d'infirmières, d'enseignants, etc. (dans l'association où je travaille il y a environ 25 bénévoles et trois salaires, si nous les bénévoles venaient à manquer les ambulances s'arrêteraient).
Tant que le "dieu" argent sera le maître nous ne pourrons guère changer la situation.

Comme le dit @parkerbol, la technologie peut aider mais ce n'est pas la panacée, il faut de la médiation et du pragmatisme, on peut avoir tout électrique mais cela n'améliorera pas forcément l'environnement et la vie des gens, il faut un changement de paradigme qui, cependant, n'est pas voulu par les "puissants/riches".

Tout ceci n'est évidemment que ma réflexion.
 
C'est pour cela que ça ne peut pas être que technologique. Il faudra probablement trouver autre chose, une autre façon de nourrir les personnes et les loger et leur permettre de ne pas travailler si le marché est saturé tout en limitant les consommations inutiles.
Quand j'ai parcouru récemment un magasin type Gifi, je me suis vraiment dit qu'on était dans un système absurde où on produit tout et n'importe quoi au détriment de l'environnement. Je ne suis probablement pas le meilleur exemple, je le reconnais.
Entièrement d'accord et en plus, en ce qui nous concerne, nous mettons en application. Nous ne sommes pas client des Gifi, Action, Shein, Temu et autres. Quand nous voyons toute la merde accumulée chez certains de nos proches, ma femme et moi ne comprenons pas bien l'intérêt... [je ne sais plus lequel des membres de HL nous expliquait il n'y a pas si longtemps que cette consommation délirante était tout ce qui restait à une la classe "populaire"... Pour moi c'est un argument qui ne tient pas...]
J'ai déjà dû le dire, mais TV 13 ans, smartphone (celui qui a précédé l'actuel) 7 ans, voiture actuelle 12 ans (et "refaite à neuf" récemment côté amortissement et freinage pour repartir pour un tour), la précédente 16 ans comme véhicule principal (et gardée 25 ans)...
 
Dernière édition:
Je suis prêt à ce que le montant de ma retraite baisse (mais pas que de la mienne, forcément) pour que les infirmières, enseignants etc.. soient mieux payés.
Je consomme déjà peu, Gifi je ne sais même pas ce que c'est, Temu je sais et c'est consternant, et j'évite les boites comme Amazon.

Mais on ne peut pas mieux payer les gens socialement utiles si on produit moins. L'argent n'est qu'un moyen d'échange entre deux types de biens. Il évite le troc : je te soigne si tu me donnes 1 kg de bœuf. Pour que l'infirmière puisse manger du bœuf, se déplacer en train, voiture ou vélo, se loger, il lui faut certes de l'argent mais il faut des gens qui élèvent des vaches, construisent des trains etc ...

Tu ne peux pas avoir 100 infirmières pour 10 ouvriers et un agriculteur, ça ne marche pas. Même dans une France totalement autarcique ça ne marcherait pas, et a fortiori dans un marché mondial où les biens coûtent bien moins cher à produire qu'en France.
 
Mais on ne peut pas mieux payer les gens socialement utiles si on produit moins. L'argent n'est qu'un moyen d'échange entre deux types de biens. Il évite le troc : je te soigne si tu me donnes 1 kg de bœuf. Pour que l'infirmière puisse manger du bœuf, se déplacer en train, voiture ou vélo, se loger, il lui faut certes de l'argent mais il faut des gens qui élèvent des vaches, construisent des trains etc ...

Tu ne peux pas avoir 100 infirmières pour 10 ouvriers et un agriculteur, ça ne marche pas. Même dans une France totalement autarcique ça ne marcherait pas, et a fortiori dans un marché mondial où les biens coûtent bien moins cher à produire qu'en France.
Le problème c'est qu'il y a des vautours, non ?
En quoi la fabrication et la vente d'un smartphone de 1000€ serait une production de richesse et la mise en oeuvre d'un soin/examen médical d'une valeur de 1000€ devrait-elle être vue comme un coût ? Le soin/l'examen médical donne du travail a plein de personnes (celles qui le réalise, celles qui ont conçu et fabriqué le matériel utilisé), contribue en amont à l'innovation, etc.
Je crois que nos esprits ont été formatés par ceux que j'appelle les vautours et qui ont tout intérêt qu'on ne change pas cette mentalité.
Dans ton "modèle" de troc, on peut très bien échanger du service contre une autre forme de service : je te soigne et quand tu iras mieux tu garderas mes enfants, ou tu viendras t'occuper de mon jardin.
Produire, produire, produire, on nous a mis ça dans le crâne au profit d'une minorité qui s'enrichit considérablement, sans regarder les répercussions sur la planète et ne soucie guère d'aller piller les ressources de pays qui ne sortent pas vraiment de la misère.
Hier soir il y avait un reportage sur F5 de Hugo Clément "d'où vient notre acier" qui montrait bien la continuation de ce modèle de consommation et de production à partir de matière première "neuve" et les difficultés de promotion des filières de recyclage et de réemploi de l'acier de seconde main...Pourtant cette filière de recyclage et de réemploi pourrait être une source de nombreux emplois et d'innovation aussi...(y compris ici plutôt que dans des pays moins-disants à divers égards)
 
Dernière édition:
Le trading à haute fréquence (ou hi-frequency trading).
L'objectif du trading à haute fréquence, qui se traduit souvent par des milliers d'ordres qui se succèdent très rapidement au cours d'une seule séance de négociation, est d'exploiter les variations de prix infimes d'un titre avec un capital très important, de sorte que même une petite fraction de pourcentage peut représenter un gain significatif.
La prévalence croissante de la technologie fait qu'aujourd'hui plus de 50 % de toutes les transactions boursières dans le monde sont traitées par des systèmes automatisés (utilisés par les grandes banques et les fonds spéculatifs), et une grande partie de ces systèmes fonctionnent en mode HFT.
Et l'économie réelle vacille.

Pour le modérateur : il serait peut-être préférable d'ouvrir une discussion séparée étant donné le sujet auquel, semble-t-il, beaucoup veulent participer.
 
Le problème c'est qu'il y a des vautours, non ?
En quoi la fabrication et la vente d'un smartphone de 1000€ serait une production de richesse et la mise en oeuvre d'un soin/examen médical d'une valeur de 1000€ devrait-elle être vue comme un coût ? Le soin/l'examen médical donne du travail a plein de personnes (celles qui le réalise, celles qui ont conçu et fabriqué le matériel utilisé), contribue en amont à l'innovation, etc.
Je crois que nos esprits ont été formatés par ceux que j'appelle les vautours et qui ont tout intérêt qu'on ne change pas cette mentalité.
Dans ton "modèle" de troc, on peut très bien échanger du service contre une autre forme de service : je te soigne et quand tu iras mieux tu garderas mes enfants, ou tu viendras t'occuper de mon jardin.
Produire, produire, produire, on nous a mis ça dans le crâne au profit d'une minorité qui s'enrichit considérablement, sans regarder les répercussions sur la planète et ne soucie guère d'aller piller les ressources de pays qui ne sortent pas vraiment de la misère.
Hier soir il y avait un reportage sur F5 de Hugo Clément "d'où vient notre acier" qui montrait bien la continuation de ce modèle de consommation et de production à partir de matière première "neuve" et les difficultés de promotion des filières de recyclage et de réemploi de l'acier de seconde main...Pourtant cette filière de recyclage et de réemploi pourrait être une source de nombreux emplois et d'innovation aussi...(y compris ici plutôt que dans des pays moins-disants à divers égards)
Recycler c'est très bien et ça fait partie des moyens de production.

J'oppose juste les services et la production de biens, et si on peut produire des biens de façon vertueuse tant mieux.

Échanger des services, les sociétés le font beaucoup (via l'argent, mais occultons l'argent et faisons comme si seul le troc existait, afin de mieux comprendre l'enjeu des échanges).

Mais on ne vit pas que de services. Il faut aussi se nourrir, s'habiller, se loger, et plus généralement s'équiper. Il faut aussi se chauffer et plus généralement consommer de l'énergie. Et donc échanger des biens avec d'autres biens, et des biens avec des services.

En écrivant cela je ne prone pas un modèle productiviste, ni consumériste, je fais juste le constat d'une nécessité.

Si les biens sont essentiellement produits à l'étranger, il faut pouvoir les troquer contre des services. À part le tourisme, on voit vite les limites, donc pas le choix : il faut produire des biens en interne.
On ne peut pas bâtir un modèle économique en imaginant qu'il suffit d'échanger des services pour faire tourner ce modèle.
 
Produire, produire, produire, on nous a mis ça dans le crâne au profit d'une minorité qui s'enrichit considérablement, sans regarder les répercussions sur la planète et ne soucie guère d'aller piller les ressources de pays qui ne sortent pas vraiment de la misère.
Pas vraiment, il y a certes une minorité qui s'enrichit considérablement mais la réalité, c'est que le niveau de vie global s'est considérablement amélioré, y compris dans les pays qui sont dans la misère, si tu veux bien regarder les tendances historiques sur périodes longues.
La répartition de la richesse créée est probablement très injuste et inégalitaire, elle est dans certaines régions du monde encore insuffisante pour élever sensiblement le niveau de vie, puisque plus que complètement phagocytée par une explosion démographique incompatible avec les taux de croissance réels, néanmoins c'est le moins mauvais système de développement qui a été utilisé par l'humanité jusqu'ici, en terme d'efficacité globale, sauf preuve contraire.
Tellement d'ailleurs que les plus miséreux sont les moins enclins à changer les règles, eux veulent leur part du gâteau énergétique, tant pis si c'est du charbon ou du pétrole! Et même si on doit finir par tous en crever...eux les premiers car souvent les plus vulnérables.
Il n'en reste pas moins qu'on ne sait pas faire sans croissance et que celle-ci est directement proportionnelle à l'énergie utilisée...donc tant qu'on n'a pas atteint l'énergie propre et quasiment gratuite, nous restons prisonniers du système. Et c'est sans ajouter le sujet de la dette, qui sans croissance, finira par emporter tout le système... avec Mr Trump en train de sérieusement ébranler les fondations et proche de déclencher une récession généralisée...
 
Il n'en reste pas moins qu'on ne sait pas faire sans croissance et que celle-ci est directement proportionnelle à l'énergie utilisée...donc tant qu'on n'a pas atteint l'énergie propre et quasiment gratuite, nous restons prisonniers du système.
Tout à fait.
Et j'ajouterais que même quand on saura produire une énergie "gratuite", abondante et non polluante, on ne sera pas sorti d'affaire.
Il se pose aussi la question des ressources en métaux, terres rares, sable, eau etc... et le recyclage n'est jamais de 100%.
 
Recycler c'est très bien et ça fait partie des moyens de production.

J'oppose juste les services et la production de biens, et si on peut produire des biens de façon vertueuse tant mieux.

Échanger des services, les sociétés le font beaucoup (via l'argent, mais occultons l'argent et faisons comme si seul le troc existait, afin de mieux comprendre l'enjeu des échanges).

Mais on ne vit pas que de services. Il faut aussi se nourrir, s'habiller, se loger, et plus généralement s'équiper. Il faut aussi se chauffer et plus généralement consommer de l'énergie. Et donc échanger des biens avec d'autres biens, et des biens avec des services.

En écrivant cela je ne prone pas un modèle productiviste, ni consumériste, je fais juste le constat d'une nécessité.

Si les biens sont essentiellement produits à l'étranger, il faut pouvoir les troquer contre des services. À part le tourisme, on voit vite les limites, donc pas le choix : il faut produire des biens en interne.
On ne peut pas bâtir un modèle économique en imaginant qu'il suffit d'échanger des services pour faire tourner ce modèle.

Les problèmes du modèle productiviste sont :
- la consommation effrénée, pour ne pas dire incontrôlée, de ressources
- la production de déchets, tout autant effrénée voire incontrôlée
- le partage de valeur créée

Pour les deux premiers points, consommer moins et consommer mieux sont deux leviers d'action.

Quand à partir de deux machines à laver HS, tu en fais une en état de fonctionnement que tu remets sur le marché de second de main, c'est du recyclage, et je ne pense pas que les fabricants de machine à laver y voient quelque chose de très bénéfique pour leur outil de production et leur business. Les acteurs de cette filière du recyclage sont plus des entreprises de services (réparation) que des acteurs du modèle productiviste .

Quand SNCF n'utilise plus que de l'acier de seconde main pour produire ses nouveaux rails, c'est un modèle qui repose d'un côté sur quelque chose qui s'apparente plus à du service (entreprises qui récupèrent l'acier usagé et effectuent le tri extrêmement sélectif) et de l'autre à de la production classique (à partir du moment où l'acier trié est refondu), là où l'utilisation de rails fabriqués à partir d'acier neuf reposerait exclusivement sur le modèle productiviste y compris l'exploitation de nouvelles ressources minières.

Quand un agriculteur abandonne le modèle intensif, il peut produire moins tout en gagnant aussi bien (voire mieux) sa vie, grâce à des produits de meilleure qualité mieux valorisés. Preuve que produire toujours plus n'est pas forcément la solution pour créer de la valeur.

Tout ce que nous économisons au sein de notre foyer en refusant de céder au modèle de consommation à tout crin de produits venant souvent de l'autre bout du monde, ça ne dort pas sur notre compte en banque, ça fait fonctionner l'économie, autrement. Ça vaut aussi pour les économies que nous avons pu faire en termes de consommation d'énergie (kilométrage annuel réduit de moitié en 10 ans, réduction de notre consommation d'énergie chauffage grâce à une ITE et réduction modeste température de consigne).
Nous le dépensons souvent plus localement et souvent dans ce qui relève plus du service.
Typiquement on va aller plus au resto où ce que nous payons c'est essentiellement le service apporté par le Chef et son équipe. Sans consommer plus de ressources que si on restait manger à la maison, on contribue à faire vivre tout un ensemble d'acteurs économiques (y compris les producteurs auprès desquels se source le restaurant et qui, compte tenu de la gamme de restaurant que nous fréquentons, seront plutôt des producteurs locaux installés dans un mode de production raisonné et/ou bio).
On va être également moins regardant sur les dépenses pour nos vacances. Mais là encore pas pour acheter du bien de consommation, mais plutôt du service.
On s'autorisera plus souvent une petite journée en thalasso sans forcément rien acheter comme bien de consommation mais en contribuant à faire vivre des acteurs du monde du service (hôtesse d'accueil, masseur/masseuse, maître-nageur, agents d'entretien, etc).
Et quand on doit s'équiper, on essaie aussi de privilégier des solutions vertueuses qui in fine nous conduiront à consommer moins. Par exemple ces dernières années, en matière d'ameublement, plutôt que de s'équiper chez le géant suédois qui fait fabriquer ses produits à durée de vie relativement limitée à l'autre bout du monde par des machines outils, nous avons privilégié des fabricants à échelle humaine (pour ne pas dire familiale), de notre région, qui emploie des artisans, utilisent du bois français et nous ont fabriqué des meubles personnalisés dont je n'imagine pas un instant, arrivés à notre âge (la cinquantaine), qu'on s'en séparera jamais et qu'on aura besoin de les renouveler.
Quant à l'automobile, si je fais moins marcher le secteur "vente vn" de ma concession (qui lui fait tourner le modèle productiviste) en gardant mes véhicules longtemps, en revanche je contribue significativement à la vie économique de cette même concession au travers de son secteur SAV (donc plutôt service, même s'il y a inévitablement dans cette activité de service une part consommation de produits manufacturés).

Donc on peut très bien faire tourner l'économie avec moins et mieux de biens de consommation et plus de services. De toute façon en dehors des besoins essentiels d'un peu de bouffe, d'énergie et d'un toit sur sa tête, on a considérablement besoin de plus de services que de biens de consommation sauf à être extrêmement matérialiste.
Et puis la planète nous laisse-t-elle vraiment le choix que de changer de paradigme ?

Quant au partage de richesses (@Dr.X), il ne suffit pas de dire que le système a contribué à rendre moins pauvre les pauvres... Si dans le même temps, les riches sont devenus beaucoup plus riches beaucoup plus vite, c'est qu'il y a bien un problème de répartition de la valeur créée.
Il n'y a même pas besoin d'aller dans les pays en voie de développement pour faire ce constat.
Chez nous, la situation des paysans aujourd'hui est probablement plus enviable que du temps des jacqueries. Pour autant, en dépit du rôle crucial qu'ils jouent, je n'ai pas l'impression que ce soit la fête dans la profession et que le bras de fer contre la distribution et l'agro-alimentaire soit forcément en leur faveur pour ce qui est de la répartition des richesses...
Idem pour la situation des ouvriers d'aujourd'hui versus les mineurs de l'époque de Germinal...
 
Donc on peut très bien faire tourner l'économie avec moins et mieux de biens de consommation et plus de services. De toute façon en dehors des besoins essentiels d'un peu de bouffe, d'énergie et d'un toit sur sa tête, on a considérablement besoin de plus de services que de biens de consommation sauf à être extrêmement matérialiste.
Tu m'as mal compris donc je vais répéter.

Je dis juste une seule chose, mais elle est fondamentale : si nous avons chacun besoin "d'un peu" de bouffe (autour d'une demie-tonne par an tout de même), nous sommes 70 millions à en avoir besoin et il faut la produire, ici ou ailleurs. Et la stocker, au frais souvent, et la cuire le plus souvent.
Idem pour l'énergie, les maisons et tous les biens produits dont nous avons besoin.

Ce n'est prôner un quelconque modèle productiviste (encore moins effréné) que faire ce constat.

Nous pouvons échanger toujours plus de services, mais pour vivre nous sommes aussi obligés d'échanger un minimum de ces services contre des biens matériels. Pour cela, il faut que celui qui produit un bien soit preneur des services que nous proposons. Et il faut que l'ensemble de tous les échanges, en interne comme en externe, soit à somme nulle.
Je ne dis rien d'autre, et te laisse tirer les conséquences de cette contrainte.

A ce stade il nous manque des chiffres pour dialoguer, j'ai juste posé l'équation ...
 
Je ne suis pas certain que l'équation posée soit la bonne. Dans le cadre de pensée de l'économie néoclassique, oui sûrement, mais sorti de ce cadre de pensée ?

Ce que je sais en revanche, c'est que ce que Aimsy29 appelle "productivisme", c'est le modèle qui est à l'œuvre dans le monde depuis le milieu du 19ème siècle (la "révolution industrielle", pour faire court), c'est à dire la croissance, au sens de croissance du PIB.

Or, je vais enfoncer une porte ouverte en disant ça, mais à part être économiste ou fou, on sait très bien qu'une croissance infinie dans un monde fini, ce n'est pas possible. On le sait depuis le début des années 70, avec le rapport Meadows.

On déstocke les stocks renouvelables et non renouvelables de l'écosystème Terre plus vite qu'il n'est capable de les reconstituer.
Ce faisant, on engendre des pollutions à un rythme plus rapide que ce qu'il est capable d'absorber.
Par "on", je parle de l'humanité dans son ensemble.
Arthur Keller résume ça en une phrase magistrale :

"Notre civilisation est une méga-machine qui transforme la nature en déchet."​

Il est clair que ça ne va pas pouvoir durer encore bien longtemps, cette affaire. Le réchauffement climatique n'est qu'un symptôme de ça, parmi d'autres.
Donc la décroissance, on va l'avoir, qu'on le veuille ou non. La décrue énergétique et matérielle est inéluctable, c'est mathématique.
Dans ce contexte là, savoir de combien de biens matériels il faudra disposer pour pouvoir échanger contre des services, je ne suis pas sûr que ce soit la question à se poser.
 
Dernière édition:
"Tesla inculpé, le compteur kilométrique « gonfle » les données ?

La méthode de calcul utilisée par Tesla est au cœur du litige. Selon l'accusation, l'entreprise ne s'appuie pas sur des systèmes mécaniques ou électroniques traditionnels, mais sur un algorithme complexe qui prend en compte des variables telles que la consommation d'énergie et le comportement du conducteur. Bien que les véhicules Tesla soient équipés d'un GPS de haute précision, il semble que l'entreprise préfère utiliser un « facteur de conversion des kilomètres en électricité » variable, ce qui soulève des doutes quant à l'exactitude des données enregistrées."
Lien

Cela me semble étrange. Quelqu'un qui possède une Tesla a-t-il remarqué une différence substantielle entre le kilométrage calculé et le kilométrage réel ?

À en juger par ce forum, il semble qu'il y ait effectivement un problème.
 
Si une telle manip est avérée le game est plié pour Tesla. Ce ne sera plus seulement "j'achète pas Tesla pour ne pas soutenir Trumpsk".

Même moi je n'enlevais pas aux Teslas le fait d'être plus efficientes que la moyenne, en grande partie grâce à une aéro moins catastrophique que ce qui remue de l'air sur les routes par ailleurs. Mais si les km sont faux l'écart diminue.
 
Dans ce contexte là, savoir de combien de biens matériels il faudra disposer pour pouvoir échanger contre des services, je ne suis pas sûr que ce soit la question à se poser.
Ce n'est pas LA question à ce poser, c'est une des questions.
Sinon, je suis bien sûr en phase avec le fait que la course à la croissance mène à la catastrophe. Non seulement j'en ai parlé au début (entre autres) de ces échanges, mais en plus c'est devenu une banalité.

Ce qui semble curieusement moins banal, à vous lire, c'est l'idée qu'il est à terme obligatoire que les échanges de biens et de services soient à somme nulle (= balance des paiements équilibrée). Si ce n'est pas le cas ça signifie que des pays vivent sur le dos des autres.
C'est notamment le cas des USA, ou de la France.
 
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