COVID-19

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ziocar
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A quoi bon ?????? Simplement éviter de mourir !!!! Tu vis sur une autre planète ? Tu te crois invincible ?

Pas du tout, au contraire, tu as pas lu mon passage sur les deux rhino annuelles ?

Extrait wiki:

"La rhinopharyngite (ou nasopharyngite, communément nommée rhume banal) est une infection fréquente et généralement bénigne des voies aériennes supérieures (cavité nasale et pharynx) par un virus, principalement les picornaviridés (dont les rhinovirus), les adénovirus ou les coronavirus."

J'attends de voir c'est tout. Je suis en theorie loin d'etre une personne a risque, mais pas joueur de loterie pour autant, donc je fait attention, niveau main et chaussures surtout, helas pas de masque, ni par le boulot, ni perso.

Niveau heroisme je suis loin aussi, et bien content de pouvoir bosser, maintient de salaire dont 400€ qui n'auraient pas ete prit en compte pour le chomage partiel. Et j'admire la patience de ma femme avec la grande qui va faire trois ans, et le pti 6mois...

Devant il y a les soignants oui, petites mains et grandes aussi (meme si le salaire est plus honnete pour eux), loin devant en fait, meme hors temps de crise, un veritable metier a corps perdu.
Suivent pompier police, ces derniers je les croise bcp aux peages, quasi jamais de masques et les fou qui leur crache dessus...
Les gamins dans les drive c'est la folie, les caissieres (moins que le smic chez carrouf il y a pas si longtemps) les premieres semaines a nu devant les blairaux qui vidaient les rayons pq pates javel...
Les jeunes dans les entrepots logistiques.
Les gars du btp a six dans l'utilitaire pour rejoindre le chantier...
Les routiers, les vrais qui partent a la semaine et les escalves etrangers qui partent a deux plusieurs mois, qui ont la joie de voir tous les resto routiers fermes par obligations (ni bouffe ni douche) ainsi qu'un bonne partie des aires d'autoroute (idem pas de douche...).

J'arrive ensuite, avec possibilite de n'avoir comme seul contact les papiers et la manivelle pour monter les bequilles de la semi...
 
On parle souvent de l'Afrique comme d'un continent où la situation sera catastrophique pour des raisons qu'on connait vu les économies de ces pays et de la situation du système sanitaire. Pourtant, on risque sûrement d'avoir des surprises au final car le continent connaît déjà des épidémies, la population est beaucoup plus jeune et la chaleur y régnant une grande partie de l'année pourra peut-être jouer un rôle de frein.

Je regarde souvent les évolutions des cas car le virus s'est déjà bien diffusé malgré un démarrage beaucoup plus tardif. Je connais bien un pays en particulier, le Maroc et j'ai vu comment il a réagi. Le système sanitaire étant très inégalitaire (bien pour les riches qui peuvent se le permettre et misérable pour ceux qui n'ont rien), le pays n'a pas eu le choix de prendre des mesures radicales.

Ainsi, dès l'apparition des 1er cas importés via des personnes venant d'Italie, Espagne et France, le pays a décidé de fermer immédiatement les frontières aériennes, terrestres et maritimes avec l'ensemble du monde dès la mi-mars. Ensuite, les rassemblements ont été interdits, puis très rapidement un confinement s'est mis en place. Je précise que le confinement est une idée très éloignée des Marocains qui vivent beaucoup dehors, surtout dans les quartiers populaires. Au début, ça a été difficile mais les gens n'ont pas eu le choix. La police patrouille, l'armée qui ne sort jamais des casernes est venue prêter main forte pour l'aspect logistique. Les dérogations pour sortir sont sur le modèle français mais elles n'étaient pas au début réalisables par soi-même. C'est un agent de quartier qui les remettait aux personnes autorisées.

Le pays qui dispose d'une usine Sanofi produisant localement l'hydroxychlorochine) a réquisitionné tout le stock disponible. Il a été décidé dès le départ que le protocole du professeur Raoult serait scrupuleusement appliqué et généralisé.

Comme il y n'y a pas de filet de sécurité, beaucoup de personnes vivotent en travaillant au jour le jour, il a fallu innover. Un fonds spécial a été abondé par l'Etat et des entreprises pour avoir une enveloppe de plus de 3 milliards de dollars (fonds Covid 19). L'Etat va payer des indemnités aux personnes nécessiteuses déjà identifiées (RAMED), pour ceux travaillant dans l'informel, ils seront également indemnisés des mêmes montants (qui dépend également du nombre d'enfants).

Ce n'est pas parfait, mais la réactivité est à des années lumières de ce que la France ou d'autres pays européens plus riches ont fait. Les décisions sont directement impulsées par le Roi et l'intendance doit suivre rapidement.

Pour info, le port obligatoire du masque a été décidé le lundi 6 avril pour le mardi 7 avril au matin. Des entreprises textiles ont été réorientées vers la production locale de ces masques. Ils sont disponibles au prix subventionné de 7 cts d'euro le masque. On parle d'une production journalière depuis ce lundi 14 avril de 5 millions.

Pour les respirateurs, des entreprises locales opérant dans divers domaines (aéronautiques....), se lancées dans la création d'un modèle pouvant être produit localement avec des pièces facilement réalisables sur place. On parle de 500 appareils non invasifs (puis invasifs).


Pour la suite, on parle d'une application de tracing développée localement sur le modèle coréen. Pour un pays du tiers monde, le Maroc donne quand même des leçons de réactivité à beaucoup de pays dit riches.

A terme, on parle de l'exportation de masques et autres produits médicaux.


 
Hypothèse du gouvernement pour la réouverture.

LE CALENDRIER DE LA RÉOUVERTURE DE L'ÉTUDE GOUVERNEMENTALE

Le 18 avril, il est possible d'annoncer la réouverture de certaines fermes et industries (pas toutes).

Le 4 mai, à la fin de la phase 1, la circulation des citoyens sera à nouveau autorisée, mais avec des obligations précises, telles que les masques et la distance de sécurité. Ce jour-là, il est prévu de rouvrir certaines activités commerciales telles que les magasins de textile, de meubles et de vêtements avec des entrées échelonnées, de longues files d'attente et des réservations (non à l'ouverture des centres commerciaux à ce stade).

11-12 mai : hypothèse de réouverture des tribunaux et des offices professionnels.

18-25 mai : réouverture d'autres activités de restauration avec des distances à respecter strictement, également possible la réouverture des esthéticiennes, coiffeurs et barbiers avec masque obligatoire et entrées individuelles.

31 mai : réouverture de la ligue de football et d'autres sports collectifs.

Juin-juillet : réouverture des centres sportifs, mais uniquement pour les sports individuels ou les cours avec un faible nombre de personnes. C'est le début de la phase 3.

Septembre : réouverture des lycées avec division des équipes et cours en ligne, encore à décider dans les écoles maternelles et primaires.
 
On parle souvent de l'Afrique comme d'un continent où la situation sera catastrophique pour des raisons qu'on connait vu les économies de ces pays et de la situation du système sanitaire. Pourtant, on risque sûrement d'avoir des surprises au final car le continent connaît déjà des épidémies, la population est beaucoup plus jeune et la chaleur y régnant une grande partie de l'année pourra peut-être jouer un rôle de frein.

Je regarde souvent les évolutions des cas car le virus s'est déjà bien diffusé malgré un démarrage beaucoup plus tardif. Je connais bien un pays en particulier, le Maroc et j'ai vu comment il a réagi. Le système sanitaire étant très inégalitaire (bien pour les riches qui peuvent se le permettre et misérable pour ceux qui n'ont rien), le pays n'a pas eu le choix de prendre des mesures radicales.

Ainsi, dès l'apparition des 1er cas importés via des personnes venant d'Italie, Espagne et France, le pays a décidé de fermer immédiatement les frontières aériennes, terrestres et maritimes avec l'ensemble du monde dès la mi-mars. Ensuite, les rassemblements ont été interdits, puis très rapidement un confinement s'est mis en place. Je précise que le confinement est une idée très éloignée des Marocains qui vivent beaucoup dehors, surtout dans les quartiers populaires. Au début, ça a été difficile mais les gens n'ont pas eu le choix. La police patrouille, l'armée qui ne sort jamais des casernes est venue prêter main forte pour l'aspect logistique. Les dérogations pour sortir sont sur le modèle français mais elles n'étaient pas au début réalisables par soi-même. C'est un agent de quartier qui les remettait aux personnes autorisées.

Le pays qui dispose d'une usine Sanofi produisant localement l'hydroxychlorochine) a réquisitionné tout le stock disponible. Il a été décidé dès le départ que le protocole du professeur Raoult serait scrupuleusement appliqué et généralisé.

Comme il y n'y a pas de filet de sécurité, beaucoup de personnes vivotent en travaillant au jour le jour, il a fallu innover. Un fonds spécial a été abondé par l'Etat et des entreprises pour avoir une enveloppe de plus de 3 milliards de dollars (fonds Covid 19). L'Etat va payer des indemnités aux personnes nécessiteuses déjà identifiées (RAMED), pour ceux travaillant dans l'informel, ils seront également indemnisés des mêmes montants (qui dépend également du nombre d'enfants).

Ce n'est pas parfait, mais la réactivité est à des années lumières de ce que la France ou d'autres pays européens plus riches ont fait. Les décisions sont directement impulsées par le Roi et l'intendance doit suivre rapidement.

Pour info, le port obligatoire du masque a été décidé le lundi 6 avril pour le mardi 7 avril au matin. Des entreprises textiles ont été réorientées vers la production locale de ces masques. Ils sont disponibles au prix subventionné de 7 cts d'euro le masque. On parle d'une production journalière depuis ce lundi 14 avril de 5 millions.

Pour les respirateurs, des entreprises locales opérant dans divers domaines (aéronautiques....), se lancées dans la création d'un modèle pouvant être produit localement avec des pièces facilement réalisables sur place. On parle de 500 appareils non invasifs (puis invasifs).


Pour la suite, on parle d'une application de tracing développée localement sur le modèle coréen. Pour un pays du tiers monde, le Maroc donne quand même des leçons de réactivité à beaucoup de pays dit riches.

A terme, on parle de l'exportation de masques et autres produits médicaux.



nous, on attend toujours des masques, apparemment plein d'entreprises textiles en font, mais je ne trouve rien sur le net. LVMH (Louis Vuiton et cie) avait promis de fabriquer 5 millions de masques par semaine, ca a été salué par tous il y a 3 semaines, mais aucune news depuis, aucune info depuis le 22 mars date où LVMH annonçait se lancer dans la production.

Je trouve dommage qu'on n'utilise pas toutes les ressources dispos, dans ma ville j'ai un club de couture, une boutique de mercerie et deux boutiques de retoucherie/couture ; j'ai sollicité très tôt la mairie pour savoir si tout ce beau monde ne pouvait pas fabriquer des masques pour les habitants (on est 15 000hab) si possible, bien-sûr contre rémunération > pas de news. Je trouve ça dommage, en plus les patrons (dessins) des masques ont été mis à disposition de tous via la norme AFNOR, donc il est possible de réaliser un masque aux normes si on a le matos nécessaire.
J'ai un collègue, sa mère sait coudre, elle fait des masques pour la famille et les amis.
Alors certes, on voit des tutos montrant des masques sans couture, mais je trouve dommage qu'on n'utilise pas certaines ressources, puis ça leur permettrait de tirer aussi un revenu malgré la crise.
Hypothèse du gouvernement pour la réouverture.

LE CALENDRIER DE LA RÉOUVERTURE DE L'ÉTUDE GOUVERNEMENTALE

Le 18 avril, il est possible d'annoncer la réouverture de certaines fermes et industries (pas toutes).

Le 4 mai, à la fin de la phase 1, la circulation des citoyens sera à nouveau autorisée, mais avec des obligations précises, telles que les masques et la distance de sécurité. Ce jour-là, il est prévu de rouvrir certaines activités commerciales telles que les magasins de textile, de meubles et de vêtements avec des entrées échelonnées, de longues files d'attente et des réservations (non à l'ouverture des centres commerciaux à ce stade).

11-12 mai : hypothèse de réouverture des tribunaux et des offices professionnels.

18-25 mai : réouverture d'autres activités de restauration avec des distances à respecter strictement, également possible la réouverture des esthéticiennes, coiffeurs et barbiers avec masque obligatoire et entrées individuelles.

31 mai : réouverture de la ligue de football et d'autres sports collectifs.

Juin-juillet : réouverture des centres sportifs, mais uniquement pour les sports individuels ou les cours avec un faible nombre de personnes. C'est le début de la phase 3.

Septembre : réouverture des lycées avec division des équipes et cours en ligne, encore à décider dans les écoles maternelles et primaires.
Chaud de faire porter des masques à des touts petits, voire à des bébés aussi. Sachant que les enfants auront aussi envie de sortir et d'aller chez le coiffeur, boutique de vêtements etc...

On va tous se jeter sur les soldes en juin !
 
Sans doute mais, si les infections continuent à diminuer, le jour où nous sortirons sera le plus critique, les gens seront fatigués et voudront enfin avoir un peu de liberté, mais toute cette "frénésie" pourrait conduire à des comportements dangereux, le masque sera toujours une protection aussi du point de vue psychologique, nous rappellera que la guerre n'est pas encore gagnée.
 
L'Allemagne suit la même courbe que son désendettement ou quoi? A se demander comment eux et les Holandais font pour eux peut toucher.
Les pays scandinaves semblent eux aussi épargner.
 
Graphique extrêment instructif:
Les pays n'ayant pas imposé de confinement strict sont ceux dont la courbe est la plus plate (Suisse, Allemagne, Pays-Bas).
Je pense que ces pays avaient (et ont encore) confiance en leur système de santé et leurs citoyens.
 
Si on pouvait juste arrêter de parler de guerre, par respect pour les populations qui sont ou qui ont été en guerre. La vraie, celle qu'on a vécue, et pas celle présente seulement dans l'inconscient collectif qui est persuadé, même à 18 ans, d'avoir fait 14 18 parce qu'un arrière grand père y était...

Que ce soit en nbree de mort ou de menace, ça n'a rien à voir et je suis désolé de voir que c'est repris à tour de bras, et qu'on parle des soignants et de tout le reste comme de guerriers, qui vont au "front".

Non, ils font juste leur boulot, ce pour lequel ils sont payés. Point. Ils ne bravent pas la mort, non.

Braver la mort c'est entendre les sirènes à la tv et se réfugier blottis les uns contre les autres en espérant que le missile ne va pas vous toucher... Faut l'avoir vécu ou avoir l'esprit assez ouvert pour pouvoir relativiser ce qui arrive aujourd'hui...

Heureusement que les occidentaux n'ont pas connu de vraie guerre depuis longtemps.
 
Si on pouvait juste arrêter de parler de guerre, par respect pour les populations qui sont ou qui ont été en guerre. La vraie, celle qu'on a vécue, et pas celle présente seulement dans l'inconscient collectif qui est persuadé, même à 18 ans, d'avoir fait 14 18 parce qu'un arrière grand père y était...

Que ce soit en nbree de mort ou de menace, ça n'a rien à voir et je suis désolé de voir que c'est repris à tour de bras, et qu'on parle des soignants et de tout le reste comme de guerriers, qui vont au "front".

Non, ils font juste leur boulot, ce pour lequel ils sont payés. Point. Ils ne bravent pas la mort, non.

Braver la mort c'est entendre les sirènes à la tv et se réfugier blottis les uns contre les autres en espérant que le missile ne va pas vous toucher... Faut l'avoir vécu ou avoir l'esprit assez ouvert pour pouvoir relativiser ce qui arrive aujourd'hui...

Heureusement que les occidentaux n'ont pas connu de vraie guerre depuis longtemps.
Long débat.
Les soignants en réa risquent aussi de tomber malade du Covid avec les risques que cela impliquent, alors qu'en temps normal, ils ne risquent pas grand chose.
Est-ce aller braver la mort?
Notre PR a choisi ce vocabulaire, il aurait pu en prendre un autre mais il a choisi celui-là ; mais oui, si un jour une guerre frappe notre pays et notre sol, ça ne sera pas la même chose.
Et je le dis de suite, je suis comme Raoult, si une guerre frappe notre pays nous sommes démunis :
  1. La population n'est pas armée
  2. La population n'est pas formée au combat
  3. Nous n'avons plus d'abris anti-aérien
  4. Mais bon, la Ligne Maginot est infranchissable, si les Allemands nous attaquent ils ne pourront passer par-là !
 
Graphique extrêment instructif:
Les pays n'ayant pas imposé de confinement strict sont ceux dont la courbe est la plus plate (Suisse, Allemagne, Pays-Bas).
Je pense que ces pays avaient (et ont encore) confiance en leur système de santé et leurs citoyens.,

Il faut être très prudent à la lecture de ces chiffres et dans la façon de les interpréter. Ici en Belgique, les autorités ont décidé d'inclure les cas suivants:

les personnes décédées en milieu hospitalier testées ou non testées mais présentant les symptômes
les personnes ayant une maladie préexistante, testées ou non testées, présentant les symptômes, dont le décès est considéré comme ayant été précipité par le covid
les personnes décédées dans les maisons de repos testées ou non testées mais qui présentaient les symptômes

Certains pays ont décidé de ne pas procéder de la même manière, ce qui peut donner lieu à d'énormes différences.

La seule manière de se rendre compte de ce qui s'est réellement passé dans chaque pays, ce sera de comparer la nombre de décès d'une année à l'autre. Je crains qu'il y ait de grosses différences par rapport aux chiffres qui nous soumis actuellement.
 
@Mister MMT , j'ai l'impression que le terme p= 10-2 a plus d'importance que ce que je le comprends, qu'entends-tu par "probabilité de signification" ?
De ma compréhension, c'était la notion de charge virale.

Je me suis sans doute mal exprimé, à cause de ma maîtrise médiocre des termes en français de l'analyse statistique de données.

Mortality was significantly lower in patients who had received > 3 days of HCQ-AZ than in patients treated with other regimens both at IHU and in all Marseille public hospitals (p< 10-2).


Une valeur p, qui signifie valeur de probabilité, est une mesure statistique comprise entre 0 et 1. Elle est utilisée pour un test d’hypothèse. Dans des essais cliniques, elle est utilisée pour donner une indication qui détermine si un résultat observé dans un essai clinique peut être dû à un hasard ou non.

Un niveau de signification doit être établi avant le début de la collecte de données et il est généralement défini sur 5 % (ou 0,05). Cependant, d’autres niveaux peuvent être utilisés en fonction de l’étude.

Dans le résumé, la valeur p à laquelle je faisais allusion est plus petite que 0,01.

Il faudra attendre de voir les détails démographiques et autres paramètres de ces deux groupes de comparaison.

Ce que j'ai voulu dire, c'est qu'il avait le droit de critiquer l'absence de groupe de comparaison dans l'étude sur le Remsedivir, puisque dans l'étude sur 1061 patients traités avec son protocole, il en parlait. Ne pas inclure les détails, ni dans le résumé ni le tableau récapitulatif prendrait trop de place et répond aux normes de revues avec comité de lecture. Ces éléments sont normalement publiés en même temps que l'article.

Dés lors, on peut poser la question si le Prof. Raoult aurait mieux fait de ne pas les rendre publics avant la publication de l'article. Ce n'est pas interdit et il aura eu ces raisons à lui. J'ai bien sûr entendu et lu ceux qui ont insinué que "ses présentations, voire ses études, sont (sans doute plus ou moins volontairement) malhonnête". Ils l'ont fait à leur propres risques et périls, car à mon meilleur savoir, il ne disposaient de rien leur permettant de le faire.

Cela montre à quel point les débat a déraillé, et me confirme dans mon attitude d'extrême prudence, jusqu'à la publication de l'étude.

Jan ;)
 
Est-ce que je prends un risque en citant Médiapart ?

Début de l'article :
Il est impossible de savoir si le traitement à la chloroquine permettra un jour d’abattre le Covid-19 (relire ici notre enquête et l’étude de la revue médicale indépendante Prescrire). Une chose est cependant sûre : le débat qui fait rage au sein de la communauté scientifique se cristallise autour de Didier Raoult, grand apôtre de ce traitement, qui se présente comme la victime de l’intelligentsia scientifique parisienne liée à l’industrie pharmaceutique.

Il est vrai que rarement un professeur de médecine aura été aussi critiqué (lire ici l’enquête de notre partenaire Marsactu). Sauf que ces critiques ne viennent pas de nulle part, comme l’a découvert Mediapart en se plongeant dans le passé de l’infectiologue. Des résultats biaisés, des méthodes peu scrupuleuses et une opacité dans les financements des travaux nourrissent le dossier de ses contempteurs.


Plus loin :
... Par ailleurs, le « manque d’expertise dans des domaines clefs », en particulier « en épidémiologie », entraîne des essais cliniques mal conduits et des études biostatistiques approximatives. En résumé, les découvertes ne donnent lieu à aucune recherche approfondie permettant de connaître par exemple les effets d’un virus sur le corps humain.

Plus loin :
Face à la gravité de cette situation, le comité de visite décide d’autoriser des témoignages écrits (authentifiés), permettant ainsi de préserver davantage la confidentialité.
Sur sept témoignages écrits reçus, deux révèlent et regrettent les résultats volontairement biaisés de leurs études. Un ingénieur fait ainsi part d’une « falsification de résultats d’expérience à la demande d’un chercheur » et un autre « met en cause la rigueur scientifique lors de l’obtention de certains résultats ».
Mediapart a retrouvé d’autres témoins de telles dérives : plusieurs ingénieurs ou chercheurs nous ont fait part de faits similaires. Comme Mathieu, qui a préparé sa thèse de doctorat auprès du professeur Didier Raoult. Le problème, selon lui, est qu’« il n’admet pas la discussion » : « On fonctionne à l’envers. Il a une idée et on fait des manips pour prouver qu’il a raison. Avec la peur de le contredire, cela peut conduire à biaiser les résultats. Or, c’est bien le doute et la discussion qui permettent à la science d’avancer. »
Il se rappelle la première réunion en présence du professeur. « C’était un mercredi après-midi, à l’occasion d’un “work in progress”. C’est le moment où les thésards présentent l’état de leur recherche. Nous avions cinq minutes pour présenter parfois trois à quatre mois de travail. C’est très court. Au moindre désaccord, Didier Raoult disait : “Vous n’êtes pas là pour penser, c’est moi qui pense.” »
Mathieu n’est pas sorti indemne de ses quatre années passées à l’Urmite. En 2015, alors que le laboratoire lui propose de rester, il choisit de partir. « Je travaillais sur un sujet sur lequel Didier Raoult m’avait donné un angle de recherche et, au fil des tests, je constatais qu’il avait tort, puisqu’à chaque fois, mes tests étaient négatifs. On m’a demandé d’insister et j’ai passé près d’un an à les faire pour prouver qu’il avait raison. À la suite de plusieurs dizaines de répétitions, sans que ce soit complètement positif, un signal est allé dans le sens de Raoult. C’était approximatif, voire biaisé dans la démarche, et donc dans les résultats », confesse-t-il. Malgré cela, son directeur de doctorat, proche collaborateur de Didier Raoult, lui annonce que son étude sera publiée.
« Vu le faible niveau de cette étude et les problèmes qu’elle posait au vu de sa démarche scientifique pour le moins douteuse, on a passé un an à la présenter à des revues qui nous l’ont refusée en pointant du doigt le manque de rigueur scientifique et en particulier des expériences et des contrôles manquants », déplore Mathieu.
Adressés au professeur Didier Raoult, les courriers de refus, que Mediapart a pu consulter, font part des remarques suivantes : « les résultats ne sont pas suffisamment solides », « manque de connaissance » ou « les données sont pour la plupart descriptives » et ne permettent pas de démontrer l’hypothèse initiale de l’étude.
Signée par le professeur Raoult, cette étude sera finalement publiée, dans Microbial Pathogenesis, un journal qui a pour membre du comité d’édition Didier Raoult.

Juste après :
À l’inverse de Mathieu, Antoine, chercheur à l’Inserm, s’est opposé à Didier Raoult. En préambule de son témoignage, il tient à préciser qu’il ne veut pas prendre parti dans la polémique « regrettable sur la chloroquine » : « Que ce traitement soit bon ou pas, il aurait fallu prendre plus de précautions pour l’annoncer, aucun essai clinique ne permettant à ce jour de se prononcer sur son efficacité. »
L’annonce précipitée du professeur sur ce médicament n’a guère étonné ce chercheur. « Il veut toujours être le premier et qu’on parle de lui. Ce qui l’amène à aller vite mais c’est parfois critiquable sur la rigueur de la méthode scientifique », explique-t-il.
C’est lors de la découverte d’une nouvelle souche d’un virus qu’Antoine va « refuser de signer une publication, dans laquelle le professeur voulait donner une interprétation sur le mode de fonctionnement de ce virus » : « Or, nous n’avions pas suffisamment d’éléments de preuves pour aller aussi loin dans les interprétations. Le faire pouvait conduire à émettre des affirmations non démontrées scientifiquement. »
Le chercheur quitte le laboratoire, estimant non seulement que le travail, trop descriptif faute de réflexion plus approfondie, y est peu satisfaisant d’un point de vue scientifique, mais surtout que « les méthodes sont discutables en termes de rigueur. Raoult disait souvent : “Quand je dis quelque chose, c’est que c’est vrai.” »
En 2006, suspectés de fraude, le professeur Didier Raoult et son équipe ont été interdits de publication pendant un an par l’American Society for Microbiology dans toutes les revues éditées par cette société savante.

J'arrête ici, je ne veux pas piller tout l'article de Médiapart, c'est déjà beaucoup.

Voilà donc (en partie mais j'en ai d'autres, elles sont dans l'article) ce dont je disposais comme informations quand j'ai écrit ce que j'ai écrit, et employé le mot "malhonnête" ;)
 
Merci pour le lien. Rien n'interdit de citer cet article dans Médiapart.

Je ne me prononce pas sur la véracité de son contenu, mais je sais que de telles situations existent.

Jan ;)
 
Est-ce que je prends un risque en citant Médiapart ?

Début de l'article :
Il est impossible de savoir si le traitement à la chloroquine permettra un jour d’abattre le Covid-19 (relire ici notre enquête et l’étude de la revue médicale indépendante Prescrire). Une chose est cependant sûre : le débat qui fait rage au sein de la communauté scientifique se cristallise autour de Didier Raoult, grand apôtre de ce traitement, qui se présente comme la victime de l’intelligentsia scientifique parisienne liée à l’industrie pharmaceutique.

Il est vrai que rarement un professeur de médecine aura été aussi critiqué (lire ici l’enquête de notre partenaire Marsactu). Sauf que ces critiques ne viennent pas de nulle part, comme l’a découvert Mediapart en se plongeant dans le passé de l’infectiologue. Des résultats biaisés, des méthodes peu scrupuleuses et une opacité dans les financements des travaux nourrissent le dossier de ses contempteurs.


Plus loin :
... Par ailleurs, le « manque d’expertise dans des domaines clefs », en particulier « en épidémiologie », entraîne des essais cliniques mal conduits et des études biostatistiques approximatives. En résumé, les découvertes ne donnent lieu à aucune recherche approfondie permettant de connaître par exemple les effets d’un virus sur le corps humain.

Plus loin :
Face à la gravité de cette situation, le comité de visite décide d’autoriser des témoignages écrits (authentifiés), permettant ainsi de préserver davantage la confidentialité.
Sur sept témoignages écrits reçus, deux révèlent et regrettent les résultats volontairement biaisés de leurs études. Un ingénieur fait ainsi part d’une « falsification de résultats d’expérience à la demande d’un chercheur » et un autre « met en cause la rigueur scientifique lors de l’obtention de certains résultats ».
Mediapart a retrouvé d’autres témoins de telles dérives : plusieurs ingénieurs ou chercheurs nous ont fait part de faits similaires. Comme Mathieu, qui a préparé sa thèse de doctorat auprès du professeur Didier Raoult. Le problème, selon lui, est qu’« il n’admet pas la discussion » : « On fonctionne à l’envers. Il a une idée et on fait des manips pour prouver qu’il a raison. Avec la peur de le contredire, cela peut conduire à biaiser les résultats. Or, c’est bien le doute et la discussion qui permettent à la science d’avancer. »
Il se rappelle la première réunion en présence du professeur. « C’était un mercredi après-midi, à l’occasion d’un “work in progress”. C’est le moment où les thésards présentent l’état de leur recherche. Nous avions cinq minutes pour présenter parfois trois à quatre mois de travail. C’est très court. Au moindre désaccord, Didier Raoult disait : “Vous n’êtes pas là pour penser, c’est moi qui pense.” »
Mathieu n’est pas sorti indemne de ses quatre années passées à l’Urmite. En 2015, alors que le laboratoire lui propose de rester, il choisit de partir. « Je travaillais sur un sujet sur lequel Didier Raoult m’avait donné un angle de recherche et, au fil des tests, je constatais qu’il avait tort, puisqu’à chaque fois, mes tests étaient négatifs. On m’a demandé d’insister et j’ai passé près d’un an à les faire pour prouver qu’il avait raison. À la suite de plusieurs dizaines de répétitions, sans que ce soit complètement positif, un signal est allé dans le sens de Raoult. C’était approximatif, voire biaisé dans la démarche, et donc dans les résultats », confesse-t-il. Malgré cela, son directeur de doctorat, proche collaborateur de Didier Raoult, lui annonce que son étude sera publiée.
« Vu le faible niveau de cette étude et les problèmes qu’elle posait au vu de sa démarche scientifique pour le moins douteuse, on a passé un an à la présenter à des revues qui nous l’ont refusée en pointant du doigt le manque de rigueur scientifique et en particulier des expériences et des contrôles manquants », déplore Mathieu.
Adressés au professeur Didier Raoult, les courriers de refus, que Mediapart a pu consulter, font part des remarques suivantes : « les résultats ne sont pas suffisamment solides », « manque de connaissance » ou « les données sont pour la plupart descriptives » et ne permettent pas de démontrer l’hypothèse initiale de l’étude.
Signée par le professeur Raoult, cette étude sera finalement publiée, dans Microbial Pathogenesis, un journal qui a pour membre du comité d’édition Didier Raoult.

Juste après :
À l’inverse de Mathieu, Antoine, chercheur à l’Inserm, s’est opposé à Didier Raoult. En préambule de son témoignage, il tient à préciser qu’il ne veut pas prendre parti dans la polémique « regrettable sur la chloroquine » : « Que ce traitement soit bon ou pas, il aurait fallu prendre plus de précautions pour l’annoncer, aucun essai clinique ne permettant à ce jour de se prononcer sur son efficacité. »
L’annonce précipitée du professeur sur ce médicament n’a guère étonné ce chercheur. « Il veut toujours être le premier et qu’on parle de lui. Ce qui l’amène à aller vite mais c’est parfois critiquable sur la rigueur de la méthode scientifique », explique-t-il.
C’est lors de la découverte d’une nouvelle souche d’un virus qu’Antoine va « refuser de signer une publication, dans laquelle le professeur voulait donner une interprétation sur le mode de fonctionnement de ce virus » : « Or, nous n’avions pas suffisamment d’éléments de preuves pour aller aussi loin dans les interprétations. Le faire pouvait conduire à émettre des affirmations non démontrées scientifiquement. »
Le chercheur quitte le laboratoire, estimant non seulement que le travail, trop descriptif faute de réflexion plus approfondie, y est peu satisfaisant d’un point de vue scientifique, mais surtout que « les méthodes sont discutables en termes de rigueur. Raoult disait souvent : “Quand je dis quelque chose, c’est que c’est vrai.” »
En 2006, suspectés de fraude, le professeur Didier Raoult et son équipe ont été interdits de publication pendant un an par l’American Society for Microbiology dans toutes les revues éditées par cette société savante.

J'arrête ici, je ne veux pas piller tout l'article de Médiapart, c'est déjà beaucoup.

Voilà donc (en partie mais j'en ai d'autres, elles sont dans l'article) ce dont je disposais comme informations quand j'ai écrit ce que j'ai écrit, et employé le mot "malhonnête" ;)
Il y aura toujours des détracteurs.
qui peut se vanter de n'avoir jamais froissé quelqu'un au travail.
si on devait faire le bilan de nos années de travail, on trouverait des gens qui nous encenseraient et d'autres pour nous critiquer car à un moment on a décider que si ou ça et on a pu froisser ou mal se comporter avec quelqu'un.
Rien n'est rose dans la vie, et si on cherche bien, on pourrait même reprocher à Raoult un PV.
Même le Président son passé de jeune banquier d'affaire joue contre lui, d'ailleurs on lui reproche souvent.
Mélenchon aussi, avec son "LA REPUBLIQUE C MOI !!!!" tout énervé devant un policier.
Hollande aussi a des ennemis, et pas que chez ses ex.
Taubira, Fillon et sa femme, Philippe (le 1er Ministre), DSK et ses coups de reins etc pour parler du politique.
Pareil, dans le scientifique, où on apprend aussi que le mari de Mme Buzyn a aussi pas mal d'ennemis.
 
Sauf que concernant les exemples repris ci-dessus, personne n'a essayé de te fourguer un médoc présenté comme la panacée universelle contre le covid.
Personnellement, j'aurais choisi d'autres exemples
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Sauf que concernant les exemples repris ci-dessus, personne n'a essayé de te fourguer un médoc présenté comme la panacée universelle contre le covid.
Personnellement, j'aurais choisi d'autres exemples
Voir la pièce jointe 17829
Raoult n'est pas arrivé là il est actuellement sans une solide expérience professionnelle, il a plusieurs découvertes et résolutions de maladies à son actif. PAs un charlatan, il croit en son médoc, il a des résultats qui vont ans son sens mais sa méthode ne serait pas la bonne.
 
Raoult n'est pas arrivé là il est actuellement sans une solide expérience professionnelle, il a plusieurs découvertes et résolutions de maladies à son actif. PAs un charlatan, il croit en son médoc, il a des résultats qui vont ans son sens mais sa méthode ne serait pas la bonne.
Bien sur qu'il a une solide expérience professionnelle, il n'empêche qu'il ne peut pas prouver que son traitement est efficace contre le covid-19 comme il peut le faire lorsqu'il est administré contre le paludisme.
 
Sachant que même le médecin a appelé le gendarme pour lui expliquer la situation. C'est dommageable pour tout le monde, le Gendarme qui a fait un excès alors que ce Monsieur était dans son droit, le Monsieur qui n'a pu voir son père, etc...
Même à l'ile de Ré il ya des drames, tout le monde n'y va pas que pour la bronzette.

Bien sur qu'il a une solide expérience professionnelle, il n'empêche qu'il ne peut pas prouver que son traitement est efficace contre le covid-19 comme il peut le faire lorsqu'il est administré contre le paludisme.
Ca dépend, je n'ai pas vu de résultat disant qu'il avait tort.
 
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