A l'automne on avait peur de manquer de gaz, et les prix avaient explosé. Maintenant on sait qu'on va manquer de gaz et probablement de pétrole, et c'est encore pire. En Belgique
on commence à s'affoler, mais c'est juste un exemple. Les impacts vont être catastrophiques pour le niveau de vie dans toute l'Europe et vont nous pousser à faire les colibris au niveau individuel (réduction de trajets en voiture, réduction des voyages, réduction du chauffage, réduction des dépenses en général, augmentation du chômage et de la pauvreté). Le tout sous la contrainte, pas de notre plein gré, un peu à la façon du choc pétrolier de 1973. Parce qu'on ne veut pas s'y préparer et qu'on préfère se prendre les gifles le moment venu.
L'Europe s'agite et fait du bruit en présentant
un plan auquel on est priés de croire.
Objectif : réduire de 60% les importations de gaz depuis la Russie avant la fin de l'année. On a les rêves qu'on peut, surtout après avoir pendant 20 ans fait des gros efforts pour aller dans le sens contraire. Ils sont même prêts à revoir le marché de l'électricité : idem, après avoir mis 20 ans à construire un truc complètement ridicule, et après avoir repoussé les propositions françaises à plusieurs reprises, l'Europe se réveille... A noter : le "plan" européen ne mentionne jamais le nucléaire, alors que l'Agence Internationale de l’Énergie demande de ne plus fermer de centrale sans raison (cf. Allemagne, Belgique, Suède). La encore les politiques choisissent de ne pas écouter les experts, après tout ils font ça depuis des décennies.
Toujours sur le même sujet, le politique allemand, après avoir probablement compris que ce n'est plus techniquement réalisable, préfère maintenant
dire qu'ils n'ont pas besoin de conserver le nucléaire restant. Un peu les raisins de la fable de La Fontaine qui ne sont pas murs de toute façon. Par contre ils annoncent en même temps qu'ils vont recourir plus au charbon. Comment prendre les gens pour des imbéciles et se torcher avec le climat. Le truc de dingue : le ministre de l'écologie co-signe cette décision.
En Belgique en revanche, même les écolos
sont en train de changer d'avis sur le nucléaire. A voir s'il n'est pas trop tard, et pas merci d'avoir mis le pays dans cette situation depuis 20 ans.
C'est dommage qu'il faille un choc pareil pour réaliser ce qui était parfaitement prévisible depuis des années
même pour des amateurs. Encourager la sortie du nucléaire et installer le gaz de façon durable en espérant qu'un jour il sera "vert", construire toujours plus de gazoducs vers la Russie, qu'est-ce qui pouvait mal tourner ? Et qui aurait pu le prévoir ?