On ne peux pas résumer en quelques lignes la complexité d'un système économique, de ses choix stratégiques locaux, de ses dérives...
Il y a des choix politiques pour s'adapter à un système économique donné, cela reste des choix, des orientations.
Ce qui me dérange personnellement, c'est le deux poids deux mesures de traitement médiatique des "Assistés". La fraude sociale serait autour de 15 milliards, la fraude fiscale serait autour de 80 milliards (plus les "aides" aux entreprises sans conditions autour de 200 milliards). Étrangement, le problème viens du cumul de petites fraudes mais jamais des "gros" profiteurs qui eux cumulent les avantages.
Ont tape et on réduit les aides au "faibles" et en même temps (

) on protège les "forts" à gros renfort médiatique... La pseudo polémique autour de la taxe "Zucman" à été une belle caricature en ce sens.
La quasi totalité des dividendes sont redistribués aux actionnaires au détriment des salariés, des clients et de l'état. Les seuls qui gagnent sont les 0,001% pour qui c'est jackpot, tout en payant moins proportionnellement qu'un smicard. Je ne serais pas étonné que certains soient éligibles au RSA.
Cela fait 40+ années que tous les libéraux crient au drame et au déclin de la France dans laquelle on ne pourrait plus vivre... et pourtant, toujours pas d'effondrement significatif en vue, pas plus ni moins qu'ailleurs si on lisse à moyen terme.
La France n'est pas le seul pays endenté, la dette est lié aux baisses de revenus, pas des dépenses qui restent stables (voire diminuent en euros constant).
Donc le choix politique de la France est d'avoir une politique sociale distributive qui peut paraître coûter cher comparé à d'autres modèles mais pour cela il fraudais pouvoir comparer les systèmes entre eux. Beaucoup de pays libéraux ont des retraites ou des assurances médicales "privés" qui ne rentrent généralement pas dans les comparaisons entre pays. A ce titre, le système de santé américain est le plus cher et le plus inégalitaire du monde ! Belle performance
Ceci étant dit, cela ne veut pas dire que l'administration est parfaite et ne souffre pas de bureaucratie excessive ou d'un organigramme gargantuesque. On retrouve souvent trop de strates qui profitent avant tout au cadres qui protègent leur position dans le mille-feuille (vécu) au détriment de "l'opérationnel" qui se délite souvent. Et ne faisons pas l'amalgame entre norme/bureaucratie svp, les normes sont le plus souvent utiles.
Le problème à long (court?) terme est systémique. Cf "les limites de la croissance", qui il me semble, commencent a se faire sentir.
Et un petit podcast pour illustrer une certaine direction à prendre, ou pas :
Souhaitons-nous de la robustesse