COVID-19

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion ziocar
  • Date de début Date de début
J'allais répondre à précisément à ce même paragraphe que tu cites @guilhem41, et à peu près de la même manière. Je le fais quand-même, du fait de l'à peu près :
Quand mes parents m'avaient fait vacciner dans les années 50 ils ne se posaient pas toutes ces questions sur la pertinence des vaccins qu'on m'injectait. Ils me protégeaient contre tout un tas de maladies épouvantables.
Je me souviens de la polio. A l'époque on voyait pas mal de gens, jeunes ou vieux, qui marchaient dans les rues avec difficulté, comme des pantins désarticulés, et avec des cannes. Nos parents disaient qu'ils avaient sûrement eu la polio quand ils étaient petits. C'était horrible à voir pour un enfant, toutes ces vies bancales. Même tout petit, j'étais content de savoir que ça ne pouvait pas m'arriver car on me disait que j'étais vacciné contre cette maladie
Ma génération (celle qui a bénéficié pleinement des 30 glorieuses) peut se féliciter d'avoir bénéficié du progrès incroyable en matière de santé (et en bien d'autres matières). Elle ne se posait pas de questions sur la pertinence d'une pratique aussi essentielle que la vaccination, car elle faisait globalement confiance dans la science. Un médecin était respecté, encore plus qu'un instituteur.

Je n'ai plus de souvenir précis des années où tout celà a commencé à basculer, où un % significatif et croissant de personnes se disaient opposées à la vaccination en général. Années 70 ? 80 ? 90 ?
Mais surtout, pourquoi cette apparition d'oppositions infondées, sachant que toutes les maladies pour lesquelles on vaccine avaient à peu près disparu du globe, prouvant la pertinence de la méthode ?

J'ai envie de te poser la question @Bwoah_Kimi : pourquoi ta génération se pose les questions que tu poses alors que celle de mes parents (et la mienne dans sa grande majorité) se précipitait avec enthousiasme vers le vaccin pour protéger sa progéniture ?
Tu vas peut-être évoquer le manque de recul, mais je sens qu'il n'y a pas que ça, un mal plus profond gangrène les sociétés, mais lequel ?
 
  • Like
Reactions: Lel
Merci pour ton témoignage, ton expérience n'est pas isolée, je connais des personnes qui ont vécu et vivent des états similaires.
Du coup, j'hésite à m'exprimer sur ce fil (mais je pense que c'est nécessaire) pour expliquer que, de mon coté, je ne me suis jamais senti aussi bien.
Cette crise m'a fait prendre beaucoup de recul, sur beaucoup de sujets. Elle a eu le mérite de nous interroger sur notre rapport au groupe et à l'isolement ainsi qu'à notre responsabilité individuelle et collective. J'ai compris des choses et j'ai donné du sens à ma vie.

Ton interrogation m'interroge :

Si tu vis en France, je pense que tu as fait vacciner ton enfant avec les 11 vaccins obligatoires pour qu'il fréquente les collectivités. T'es-tu posé les mêmes questions pour ces vaccins ? Comment y répondre quand on n'est pas spécialiste de la vaccination ?
J'ai aussi des enfants pour lesquels la question va se poser (plut tôt que toi je pense) et je ne suis pas inquiet. Ai-je des raisons de m'inquiéter ?

Comme toi, je me sent bien en réalité malgré tout ce que je décris, j'avoue que les gens (clients que je croise) sont beaucoup plus respectueux et compréhensif, il y a moins d’agression verbale aussi auprès des gens qui avant cette crise n'était pas considéré toujours comme des clients désirables.
Par contre je persiste à sentir et à dire que ce monde et ce mode de fonctionnement n'est plus pour moi, je réfléchis de plus en plus à me reconvertir et/ou à changer complètement mon mode de vie.

Question vaccination, je comprends tout à fait ta remarque et je suis d'accord avec toi, bien évidemment il est à jour de ces vaccinations et je suis et j'ai toujours été en accord avec la science, la médecine, je le serais toujours même. C'est un domaine et un sujet qui me passionne depuis tout jeune.
Je me pose quand même la question, in fine, nous le ferrons certainement mais j'ai des questions sur le long terme uniquement en réalité, j'avoue et j'aimerais avoir un peu plus de recul et d'informations qui je pense comme tout parent est normal.

Edit : je suis au travail je suis occupé désolé @Grigou je lirais ta réponse et te répondrais quand j'aurais un peu plus de temps (rush de fin de matinée)
 
Bonjour Bwoah_Kimi,
je travaille dans le milieu médical depuis presque 40 ans, je peux te dire que pour les non vaccinés qui arrivent en réa et qui y décèdent, la notion de recul et la réflexion sur le long terme .............
Pour ceux qui en sortent vivants, ces deux notions, sont balayées, ils n'ont que des regrets et n'aspirent qu'à une chose, se faire vacciner le plus rapidement possible.
Le pire dans cette prise de position antivax, c'est qu'ils occupent des lits qui devraient être dévolus à des personnes dont les interventions chirurgicales doivent être reportées.
Ici en Belgique, dans certains hôpitaux, on en revient à se demander s'il ne faudra pas faire un choix (un tri) entre ceux qui seront soignés et ceux qui ne le seront pas, c'est inquiétant !!!
Il faut savoir que le vaccin est une partie de la solution, les autres, tout aussi importantes, voire plus vu les variants, ce sont les gestes barrières et la désinfection. Alors entre les antivax, ceux qui ne veulent pas mettre le masque et ceux qui ne se désinfectent plus les mains régulièrement, je crains que la situation s'empire.
 
Dernière édition:
Tu vas peut-être évoquer le manque de recul, mais je sens qu'il n'y a pas que ça, un mal plus profond gangrène les sociétés, mais lequel ?
Je ne peux pas répondre pour @Bwoah_Kimi mais, à mon avis, la différence entre la période de la Polio et celle-ci est le média, à l'époque de la Polio, comme pour les autres maladies nécessitant une vaccination, il n'y avait que, ou presque, des informations officielles provenant des organismes concernés.
Aujourd'hui, nous avons une avalanche d'informations provenant des sources les plus disparates, et la plupart de ces informations sont fausses pour diverses raisons, ce qui amène les gens à être très dubitatifs.
Dans cette situation, la politique n'aide pas ; chaque politicien essaie de se faire un nom en déclarant des choses inexactes à des fins électorales.
 
J'allais répondre à précisément à ce même paragraphe que tu cites @guilhem41, et à peu près de la même manière. Je le fais quand-même, du fait de l'à peu près :
Quand mes parents m'avaient fait vacciner dans les années 50 ils ne se posaient pas toutes ces questions sur la pertinence des vaccins qu'on m'injectait. Ils me protégeaient contre tout un tas de maladies épouvantables.
Je me souviens de la polio. A l'époque on voyait pas mal de gens, jeunes ou vieux, qui marchaient dans les rues avec difficulté, comme des pantins désarticulés, et avec des cannes. Nos parents disaient qu'ils avaient sûrement eu la polio quand ils étaient petits. C'était horrible à voir pour un enfant, toutes ces vies bancales. Même tout petit, j'étais content de savoir que ça ne pouvait pas m'arriver car on me disait que j'étais vacciné contre cette maladie
Ma génération (celle qui a bénéficié pleinement des 30 glorieuses) peut se féliciter d'avoir bénéficié du progrès incroyable en matière de santé (et en bien d'autres matières). Elle ne se posait pas de questions sur la pertinence d'une pratique aussi essentielle que la vaccination, car elle faisait globalement confiance dans la science. Un médecin était respecté, encore plus qu'un instituteur.

Je n'ai plus de souvenir précis des années où tout celà a commencé à basculer, où un % significatif et croissant de personnes se disaient opposées à la vaccination en général. Années 70 ? 80 ? 90 ?
Mais surtout, pourquoi cette apparition d'oppositions infondées, sachant que toutes les maladies pour lesquelles on vaccine avaient à peu près disparu du globe, prouvant la pertinence de la méthode ?

J'ai envie de te poser la question @Bwoah_Kimi : pourquoi ta génération se pose les questions que tu poses alors que celle de mes parents (et la mienne dans sa grande majorité) se précipitait avec enthousiasme vers le vaccin pour protéger sa progéniture ?
Tu vas peut-être évoquer le manque de recul, mais je sens qu'il n'y a pas que ça, un mal plus profond gangrène les sociétés, mais lequel ?

Merci beaucoup pour ton retour d'expérience et un bon témoignage, il est vrai que j'ai déjà eu cette discussion avec mes parents (ils ont entre 65 et 70 ans) et justement à propos des vaccins qu'ils faisait à l'époque.

Pour ma part c'est un manque de recul, mais je pense que le fait que je fasse partie de la génération ayant connu le boom d'internet, des médias, du complotisme en tout genre, je pense que c'est très certainement du à cela, même inconsciemment. Je ne m'en vente guère et je le sais c'est triste pour nous tous.
Ce n'est même pas l'Arnm qui m'inquiète en fin de compte puisque je sais que l'on en consomme plus chaque jour (échanges via notre alimentation, il y a des articles intéressant sur le net à ce sujet) que lorsque l'on se fait vacciner mais je ne sais pas j'ai de l'inquiétude.
Après voilà je ne suis pas antivaccin, loin de là mais je n'ai pas d'autres explications désolé.
Je suis bien au courant des problèmes que peuvent apporter la vaccination contre l'hépatite B par exemple et mon fils l'à fait et l'aurait fait, nous en avions déjà discuté avec ma compagne avant que cela redevient obligatoire.
Je ne sais pas, j'ai surement aussi toujours ce mauvais sentiment (et terrible) au fond de moi qui me dit mais pourquoi devons nous payer les erreurs des autres ?
Je ne crois pas plus à la fuite d'un laboratoire qu'à la zoonose mais je suis et reste persuadé que dans un autre monde qui tournerais autrement, nous aurions peut être pas vécu cela (*) .
Sans vouloir prendre la défense des 70' 80' 90' ou même 00' je pense tout simplement que cette phrase (*) résume globalement le sentiment de ces dernières générations.

Pour rebondir sur cette phrase je suis bien conscient que sa serait égoïste voir criminel (bon le mot est peut être un peu fort) de ne pas vouloir faire vacciner mon fils juste pour cette explication mais voilà désolé à tous, j'essaie juste de comprendre et de faire le mieux avec ce que l'on me dit et ce que l'on a.
J'ai parfaitement conscience que les avant 70' ont connu beaucoup de monde ayant vécu des choses terrible et monstrueuse, bien plus que ce que j'ai vécu ou même que ce que je vivrait mais voilà j'insiste encore, que c'est fatiguant de payer des erreurs des uns et des autres.
Alors oui, ainsi va le monde ainsi va la vie, tel il est construit mais pourquoi ?
Autrement et bien sûr je vais faire vacciner le petit mais j'aimerais qu'enfin les bonne questions et solutions se posent autrement nous allons toujours vers les mêmes crise.
Voilà je me pose toute ces questions en tant qu'être humain, qui pense et qui réfléchit.
Je trouve que c'est intéressant pour mon propre intérêt personnel mais aussi pour les autres de se poser la question.

Sinon je pense que le conflit générationnel est inutile dans ce débat, du moins, si c'est pour refaire le monde complètement et repartir sur une bonne base.
Entre le c'était mieux ou pire avant ou maintenant, il est temps de penser à demain.
Par contre d'un point de vu philosophique et pour comprendre l'humain c'est intéressant.
 
Bonjour Bwoah_Kimi,
je travaille dans le milieu médical depuis presque 40 ans, je peux te dire que pour les non vaccinés qui arrivent en réa et qui y décèdent, la notion de recul et la réflexion sur le long terme .............
Pour ceux qui en sortent vivants, ces deux notions, sont balayées, ils n'ont que des regrets et n'aspirent qu'à une chose, se faire vacciner le plus rapidement possible.
Le pire dans cette prise de position antivax, c'est qu'ils occupent des lits qui devraient être dévolus à des personnes dont les interventions chirurgicales doivent être reportées.
Ici en Belgique, dans certains hôpitaux, on en revient à se demander il ne faudra pas faire un choix (un tri) entre ceux qui seront soignés et ceux qui ne le seront pas, c'est inquiétant !!!
Il faut savoir que le vaccin est une partie de la solution, les autres, tout aussi importantes, voire plus vu les variants, ce sont les gestes barrières et la désinfection. Alors entre les antivax, ceux qui ne veulent pas mettre le masque et ceux qui ne se désinfectent plus les mains régulièrement, je crains que la situation s'empire.
Je suis entièrement d'accord avec toi et c'est la même discussion que j'ai eu avec le pédiatre de mon fils et le médecin présent au centre de vaccination avant de me faire vacciner.
J'ai aucun problème avec le vaccin il suffira de lire ma réponse à Grigou.
Je suis moi même vacciné, ma femme aussi, tout mon entourage l'est et j'en ai même persuadé et j'ai insisté pour que mes parents font la 3e dose.
La vaccination des moins de 5 ans ne se pose pas encore mais je pense être légitime pour me poser des questions à minima philosophique.
 
C'est bon de se poser des questions, mais face à la réalité du moment peut-on se permettre de se poser des questions ad vitam aeternam sans prendre des décisions ?
Ton attitude face à la vaccination est une belle réponse.
 
La différence lorsqu'il s'agit de nos enfants est considérable par rapport à nous-mêmes, c'est une chose de "risquer" sur notre propre peau, une autre de "risquer" sur nos enfants, au niveau psychologique.
Le risque d'une vaccination existe toujours, même s'il est minime, et ce vaccin n'est pas à l'abri. Les avantages sont certainement beaucoup plus importants que les contre-indications, mais je comprends le dilemme de ceux qui doivent vacciner leurs enfants.
En Italie, pour le moment, il n'est pas question de vacciner les enfants de moins de 12 ans, mais cela dépendra uniquement de l'évolution de l'épidémie et de l'âge des personnes touchées par le Covid.
Je suis normalement toujours sceptique quant à certaines décisions prises par nos représentants mais, dans ce cas, je suis très attentif aux données fournies par les organismes officiels et il est clair que la vaccination a réduit de manière significative tant les contagions que les décès,
 
Je suis bien au courant des problèmes que peuvent apporter la vaccination contre l'hépatite B par exemple
Je ne suis pas sûr de savoir que quoi tu parles. Si c'est du risque de développer une sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B, la question semble être réglée.
Extrait : "De ce fait, la Commission nationale de pharmacovigilance française a estimé, en 2011, que les données scientifiques disponibles n’avaient pas permis de démontrer l’existence d’une association significative entre le risque de survenue d’affections démyélinisantes centrales et la vaccination contre l’hépatite B." Les mêmes avis sont rendus aux USA, UK, australie et Canada.

Il n'y a donc plus de raison de s'inquiéter. Mais le mal est fait...
 
  • Like
Reactions: Lel
C'est bon de se poser des questions, mais face à la réalité du moment peut-on se permettre de se poser des questions ad vitam aeternam sans prendre des décisions ?
Ton attitude face à la vaccination est une belle réponse.

Maintenant que tu comprends mon point de vue sur la vaccination et la science que devons nous faire alors ?
La vaccination est l'unique solution à long terme ?
C'est une solution mais pas que.
Et cela revient aux questions et aux possibles conséquences psychologiques que cette crise nous apporte.
Elles sont où toutes ces idées et questions sur le mode de vie, les déplacements, le dépassement des frontières de l'homme sur le monde animal etc etc...
Je sais que ce type de vaccin par exemple est une solution énorme et presque magique puisqu'il est peut être valable aussi pour un tas de maladie.
Mais je sais qu'il y a d'autres solutions.
Pour mon fils je le sais il sera trop tard il aura surement pas le choix de se faire piquer mais les autres ?
Il y a un tas de scientifiques qui sont d'accord pour dire que l'impact humain sur la nature a un lien direct avec tout un tas de maladie.
J'ai rien contre la médecine et j'espère et je pense que tu l'as bien compris mais que devenons nous faire alors ?
Continuer dans ce monde remplit de voyages et d'échanges inutile qui menera l'humanité nulle part ?
On va tous disparaître un jour mais je pensais réellement que cette crise allait nous permettre de commencer à remettre les pendules à l'heure.
Pour faire simple et pour vulgariser la chose je me dis que de plutôt de fabriquer ou de donner du Doliprane se serais plus intéressant à long terme de ne pas empiéter sur mère nature.
On aura toujours besoin de vaccin ou d'antalgiques ou même d'opiacés pour les choses les plus graves mais il serait peut être un peut temps que les plus grands de ce monde se pose la question tout comme les citoyens.
Et agissent aussi.

Édit : ma remarque sur le Doliprane est risible mais certains comprendront je le sais mais je tiens à le préciser puisque ici apparemment on crois toujours que je suis un anti médecin un anti tout quoi.... Faire l'apologie du bien être du monde, du vaccin de la santé et à en venir à cela. J'ai du rater quelque chose ou ne pas comprendre un paragraphe, un mot une phrase.
 
Dernière édition:
Je ne suis pas sûr de savoir que quoi tu parles. Si c'est du risque de développer une sclérose en plaques à la suite d'une vaccination contre l'hépatite B, la question semble être réglée.
Extrait : "De ce fait, la Commission nationale de pharmacovigilance française a estimé, en 2011, que les données scientifiques disponibles n’avaient pas permis de démontrer l’existence d’une association significative entre le risque de survenue d’affections démyélinisantes centrales et la vaccination contre l’hépatite B." Les mêmes avis sont rendus aux USA, UK, australie et Canada.

Il n'y a donc plus de raison de s'inquiéter. Mais le mal est fait...

C'est bien ce dont je parlais et c'est bien pour cela que nous étions d'accord pour qu'il le fasse mais pas uniquement puisque le bénéfice risque dans tout les cas de figures et bien plus important.
Quel mal est fait ?
 
Quel mal est fait ?
Les gens ont pensé qu'il était risqué (sclérose en plaque) de se faire vacciner. C'est faux.
Mais le vaccin reste, dans l'inconscient, associé à une grosse prise de risque.

il aura surement pas le choix de se faire piquer
Tu utilises (volontairement ou pas) une formule un peu particulière ("se faire piquer" qui renvoie à un animal qu'on euthanasie) au lieu de "se faire vacciner".
Ce n'est pas grand chose mais ça introduit insidieusement un caractère négatif et dangereux à la vaccination. On attaque la vaccination en jouant sur l'inconscient, sur l'émotion. Résultat : les gens sont perdus entre leur raison qui leur dit de se faire vacciner et leur inconscient qui est chargé de toute ces croyances et affects associés à la vaccination.
 
On aura toujours besoin de vaccin ou d'antalgiques ou même d'opiacés pour les choses les plus graves mais il serait peut être un peut temps que les plus grands de ce monde se pose la question tout comme les citoyens.
C'est une triste réalité, pour le Covid je ne sais pas quelle part de responsabilité est attribuée à l'homme, mais pour beaucoup d'autres maladies l'arrogance, l'intérêt et la myopie de quelques personnes causent des décès et des maladies.
Comme on le dit en Italie, "le poisson pue toujours par la tête", et cette pandémie n'a pas été épargnée. Quelques personnes se sont enrichies sur le dos des autres, parfois de manière déloyale (masques non certifiés, désinfectants inadaptés, etc.).
Le plus grave, à mon avis, c'est que cette pandémie ne nous a rien appris. J'avais espéré une existence plus inclusive entre tous, le dépassement des anciennes diatribes, devenir tous frères sur cette terre, une redistribution des biens, etc. mais au lieu de cela, nous avons réussi à élargir le fossé entre les riches et les pauvres et à déclencher des guerres entre les pauvres eux-mêmes.
 
Mon voisin de 80+ ans est tombé dans les escaliers du centre de vaccination, il s’est vraiment fait mal. Je soupçonne que si on compte ce genre de cas et les accidents de la route en y allant, on trouvera plus de morts que les effets secondaires des vaccins.

On est très, très mal pourvus pour juger les risques… Les risques familiers sont systématiquement atténués, les risques les plus invraisemblables sont systématiquement surévalués. On n’a pas peur d’aller à l’aéroport en voiture, mais on a peur de prendre l’avion. On n’a pas peur de faire du ski sur les pistes noires, mais on a peur de faire un baptême en parachute (0 morts sur tout l'historique en France). On n’a pas peur des barrages, mais on a peur des centrales nucléaires. On n’a pas peur des ours (cf. le nombre incroyable d’incidents surtout aux USA) mais on a peur des araignées. On n’a pas peur de boire un verre ou deux avant de conduire etc.

C’est humain, le cerveau n’est pas bien câblé pour un monde aussi complexe et à tendance à simplifier. Faut essayer de faire au mieux…
 
Les gens ont pensé qu'il était risqué (sclérose en plaque) de se faire vacciner. C'est faux.
Mais le vaccin reste, dans l'inconscient, associé à une grosse prise de risque.


Tu utilises (volontairement ou pas) une formule un peu particulière ("se faire piquer" qui renvoie à un animal qu'on euthanasie) au lieu de "se faire vacciner".
Ce n'est pas grand chose mais ça introduit insidieusement un caractère négatif et dangereux à la vaccination. On attaque la vaccination en jouant sur l'inconscient, sur l'émotion. Résultat : les gens sont perdus entre leur raison qui leur dit de se faire vacciner et leur inconscient qui est chargé de toute ces croyances et affects associés à la vaccination.

Oui piquer n'est pas le bon terme, j'étais énervé ce matin/midi désolé (rien à voir avec les discussions ici)
Merci pour la précision j'ai compris.
 
Moi, ce qui commence à m'exaspérer et même à sérieusement m'accabler, ce sont tous ces anti-vax (voire complotistes) que je croise souvent, parmi mes connaissances, et aussi certains collègues et élèves.
Et surtout...ma compagne! Elle refuse obstinément le vaccin, pour des raisons certes compréhensibles (elle a très mal réagi à des vaccins pris juste avant un voyage de 3 semaines en Afrique il y a 20 ans. Deux médecins sont persuadés que la fibromyalgie quelle traîne depuis lors provient de là, même si on n'a aucune preuve). Du coup, elle a très peur de ce vaccin-ci, malgré toute mon énergie à essayer de la convaincre, notamment via des infos très pertinentes que m'a envoyées ma soeur (biologiste médicale ayant travaillé 20 ans dans les vaccins). Elle risque plus de faire une très grave inflammation avec le variant Delta qu'avec le vaccin, mais elle ne m'écoute pas.
Il faut dire qu'elle côtoie de plus en plus d'antivax et de complotistes (notamment un de ses médecins!) qui abondent dans son sens. Elle croit leurs dires, et pas les miens. Toujours la même rengaine: les médias, les autorités et les scientifiques nous mentent, etc...
Ça crée des tensions énormes et des disputes terribles dans notre couple, qui vacille par moments.
J'avoue ne plus savoir quoi faire. J'essaie d'éviter le sujet désormais, mais ce n'est pas toujours possible. Et ça me stresse beaucoup...
 
Dernière édition:
Moi, ce qui commence à m'exaspérer et même à sérieusement m'accabler, ce sont tous ces anti-vax (voire complotistes) que je croise souvent, parmi mes connaissances, et aussi certains collègues et élèves.
Et surtout...ma compagne! Elle refuse obstinément le vaccin, pour des raisons certes compréhensibles (elle a très mal réagi à des vaccins pris juste avant un voyage de 3 semaines en Afrique il y a 20 ans. Deux médecins sont persuadés que la fibromyalgie quelle traîne depuis lors provient de là, même si on n'a aucune preuve). Du coup, elle a très peur de ce vaccin-ci, malgré toute mon énergie à essayer de la convaincre, notamment via des infos très pertinentes que m'a envoyées ma soeur (biologiste médicale ayant travaillé 20 ans dans les vaccins). Elle risque plus de faire une très grave inflammation avec le variant Delta qu'avec le vaccin, mais elle ne m'écoute pas.
Il faut dire qu'elle côtoie de plus en plus d'antivax et de complotistes (notamment un de ses médecins!) qui abondent dans son sens. Elle croit leurs dires, et pas les miens. Toujours la même rengaine: les médias, les autorités et les scientifiques nous mentent, etc...
Ça crée des tensions énormes et des disputes terribles dans notre couple, qui vacille par moments.
J'avoue ne plus savoir quoi faire. J'essaie d'éviter le sujet désormais, mais ce n'est pas toujours possible. Et ça me stresse beaucoup...

Je connais exactement la même chose, j'ai du convaincre aussi ma compagne et elle est pas très d'accord de se faire une troisième dose (chose que nous devrons certainement faire un jour). Je préfère quand ont s'engueule sur des sujets politique ou le féminisme haha.
Obligé de lui faire montrer des vidéos de la série pour enfant "il était une fois la vie" ou des vidéos de "c'est pas sorcier" pour lui rassurer sur ce que c'était l'ADN et lui glisser des articles sur "messenger" parlant de l'ARN dans l'alimentation, les échanges de molécules entre être vivant etc...

Pour ce qui est de la discussion avec mon entourage (famille ou collègues ou amis) personnellement quand on m'en parle je ne réponds plus ou je change de sujet.
C'est beau de vouloir convaincre, d'être fier ou non, de vouloir informer ou désinformer. Mais quand x ou y personne doit prendre un traitement car il est atteint d'une maladie il ne passe pas toujours sont temps à parler de ce traitement.
On a complètement oublier le secret médical, avant on était malade personne ne le savait, maintenant tout les patrons sont au courant des examens de la prostate, des mammographies ou des coloscopies de leurs employés. Même chose entre voisins, collègues, amis et même famille.
Celui qui veut en parler ou en débattre (de leur maladie ou traitement) sont libre d'en parler, parfois ça va même aider les gens mais pas que, forcement que par la suite, des débats ou des tensions peuvent se créer.
La dernière fois je n'ai même pas du m'absenter au travail j'ai juste prévenu que je si ont avait besoin de moi ce jour de la semaine (j'étais repos) que je ne pouvais pas être là car rendez vous médical.
Mon patron : ah bon ? Qu'est ce qu'il vous arrive ? Pourquoi vous avez un rendez vous ? Vous avez mal ou ?
Alors peut être qu'il se soucis de ma santé, mais quand même j'ai un doute...
Ou alors c'est uniquement mon sentiment, un faux sentiment peut être mais toujours est-il que je n'ai jamais entendu parler autant de la santé des uns et des autres aussi librement et sans tabou. Je sais pas mais maintenant qu'ont a une arme pourquoi encore débattre sur de tel sujet. Mon voisin à le SIDA je ne vais pas sonner à sa porte chaque jour pour lui dire hey mon gars, oublie pas les capotes, oublie pas tes cachets...
 
  • Like
Reactions: Lel
Ma compagne aussi ne voulait pas, mais j'ai réussi à la convaincre.
Ma mère, qui m'a pourtant fait vacciner contre tout ce qui était possible quand j'étais enfant, refusait pleinement ce vaccin (lol), je lui ai fait comprendre que "pas de vaccin = pas de petits-enfants à garder cet été", et bien ça a été radical ; elle a pu aller aux activités (piscine, accrobranches etc..) là où beaucoup d'autres grands-parents restaient dehors.

Pour le fait de changer ce monde, moi aussi au début j'y ai cru, mais au final on a repris comme avant ; enfin certains ; moi je continue à privilégier les transports en communs, les circuits courts (*), pour mes tenues vestimentaires je privilégie le made in France, et pour le reste aussi je favorise la production nationale.

* circuits courts : avec la pandémie, des petites choses se sont mises en place, j'habite dans le 77 et il y avait une zone de "cueillette" près de chez moi, et bien à présent, cet agriculteur effectue des livraisons en ville, il vient avec son camion et on récupère sa commande (il a ouvert un site web aussi).
D'autres agriculteurs du coin ont aussi ouvert des espaces de vente chez eux, alors qu'avant ils ne vendaient qu'en gros.
En ville, une boutique dédiée à la 2nde main, mais aussi aux objets recyclés et locaux à ouvert depuis 2 ans, et ça marche de mieux en mieux.
Un des salons de thé/café de la ville, a ouvert un espace de coworking ; j'y vais de temps en temps quand je suis en télétravail pour profiter du lieu qui est sympa, et ça me fait sortir de chez moi.
La ville a aussi créé un site web des commerçants de la ville, on peut y commander des choses, et aller les chercher en magasin (boucherie, alimentation générale, fleuriste..).
Beaucoup de gens utilisent "vinted", donc le marché de la 2nde main se développe.
L'appli "too good to go" marche bien aussi, moi-même je suis fan, ça évite de jeter à la poubelle des denrées alimentaires moyennant un prix modique.
Bref, des initiatives se sont créées et c'est un bon point.
 
Retour
Haut