Rappelez-vous que notre planète Terre reçoit chaque année, 6 à 8 000 l'énergie nécessaire à nos civilisations industrielles modernes.
Mouais, ce n'est pas un argument, c'est un slogan publicitaire. Cette phrase, tout comme "le vent est gratuit ! le soleil n'envoie pas de facture !" c'est littéralement de la poudre aux yeux sans aucune signification concrète. Comme les prestidigitateurs, on agite un truc pour attirer l'attention loin des côtés qu'on ne veut pas montrer. On peut sortir des phrases comme ça pour tout autre sujet ("le centre de la Terre est de 6000 degrés, qui a encore besoin de payer son chauffage ! Il pleut partout en France, pourquoi acheter de l'eau !").
Le problème du solaire n'est pas la dispo de l'énergie solaire, c'est la consommation de matériaux, la consommation d'espace (donc de biodiversité), le taux de charge ridicule (10% en France, 20% dans le meilleur des cas dans le monde). Ça veut dire qu'un appareil branché dessus ne produit rien 85% du temps ; un bon moyen d'immobiliser du capital et des matériaux qui ne font rien quasiment tout le temps. Je ne connais aucune industrie qui travaille 10% du temps et rêve d'arriver à 20%.
Pour les carburants de synthèse il faut avoir du CO2 "exploitable" en quantité, pas dilué comme dans l'atmosphère à 0.0x%. Pour l'instant la capture directe de l'air consomme des quantités astronomiques d'énergie (un peu logique en fait : quand on fabrique du CO2, on oxyde du carbone, donc on le brûle, et ça donne de l'énergie ; il faut beaucoup d'énergie pour faire la réaction dans l'autre sens et séparer l'O2 du C).
Par ailleurs il va falloir convaincre la Namibie que c'est plus important de faire tout ça pour qu'on puisse continuer à faire vroum vroum et parce qu'on n'aime pas attendre à côté d'une borne de charge, plutôt que faire du courant pour se sortir de la pauvreté. Le plus drôle, c'est que
les Belges comptent dessus (on est au niveau de la route photovoltaïque de Ségolène là).
Evidemment, on peut compter sur des ruptures technologiques qui vont tout changer. Mais ça fait 150 ans qu'on utilise le pétrole, 250 le charbon, et pour l'instant on n'a littéralement pas trouvé plus pratique. On peut croiser les doigts et se dire que ça va arriver dans les 20 ou 30 ans, mais l'espoir n'est pas une stratégie.
Pour moi le moteur thermique est un cadavre ambulant. On va devoir se serrer la ceinture énergétiquement et mieux partager ce qu'on pourra encore utiliser avec ceux qui en ont beaucoup moins. Mais je ne suis pas optimiste sur le fait que ça va se faire en douceur.