La fin des moteurs thermiques en Europe - ou pas

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion FoLuxo
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Désolé, la seule solution existante (abandonnée pour cause de non-rentabilité*) utilise du CO2 :
"Le développement de la production de carburants de synthèse est organisé en Allemagne par un regroupement d’industriels appelé Power to X Allianz, lequel repose sur la disponibilité de CO2 à faible coût, 40/50€ la tonne."

C’est quoi la "disponibilité de CO2 à faible coût" au milieu du Sahara ?

Le reste : passer directement du solaire à un carburant liquide, prelevé dans l’air ambient, c’est de la science fiction.


* https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bio_Fuel_Systems
La société est fermée depuis le 17 octobre 2014.
 
Il ne s'agit pas de passer directement du solaire à un carburant liquide mais de réunir du carbone et de l'hydrogène pour cela.
Il faut apprendre à lire !
 
Quel carbone au milieu du sahara ou de l’Asie centrale ?
Il faut apprendre à lire : il est bien question de DAC (récupérer le CO2 en suspension dans l’air ambient).
 
Bien sur, DAC, de ClimeWork voire d'autre dans le futur.
Pourquoi poser la question si vous avez déjà compris la réponse ?

Quand au coût, la aussi il va y avoir des surprises !
 
L'Australie, le Brésil , le Mexique, les USA ... ne sont pas des Etats stables ?....
j'observe avec curiosité cette discussion...
Je connais fort bien un gars qui vient de passer du milieu de l'exploration sous-marine (pétrole / telecomm) à celui de l'hydrogène en milieu universitaire.
cela se passe en kangarooland.
il est vraiment surpris de l'amateurisme dans les milieux universitaires (doux réveurs et/ou fainéants, horaires vraiment cool, aucune notion de budget ni de planning).
Mais Il sent le vent tourner et il veut être aux avant poste pour bientôt.
(en attendant ses revenus sont divisés par 5). c'est un neveu
 
j'observe avec curiosité cette discussion...
Je connais fort bien un gars qui vient de passer du milieu de l'exploration sous-marine (pétrole / telecomm) à celui de l'hydrogène en milieu universitaire.
cela se passe en kangarooland.
il est vraiment surpris de l'amateurisme dans les milieux universitaires (doux réveurs et/ou fainéants, horaires vraiment cool, aucune notion de budget ni de planning).
Mais Il sent le vent tourner et il veut être aux avant poste pour bientôt.
(en attendant ses revenus sont divisés par 5). c'est un neveu
Dommage qu'il ne soit pas possible d'insérer des publications scientifiques sous forme de fichier pdf,
vous auriez un avant-gout de ce qui nous attend dans les dix ans qui viennent !
 
Je suis curieux de lire les publications ! On peut toujours mettre un lien...
Un lien, c'est pour la navigation via URL. Cela reste différent de fichier pdf. Peut-être avec " insérer une image " ?
PS : je n'ai pas conservé les liens de navigation de ces pdf.
 
Pour ceux qui veulent chercher sur internet :

True Cost of Solar Hydrogen. publié par Solar-rrl.com, September 2021.
Techno-economic assesment of CO2 direct air capture plants. publié par Journal of Cleaner Production de Elsevier, March 2019.
Sustainable Carbon Cycles. publié par la Comission Européenne , 15 December 2021
 
Rappelez-vous que notre planète Terre reçoit chaque année, 6 à 8 000 l'énergie nécessaire à nos civilisations industrielles modernes.
Mouais, ce n'est pas un argument, c'est un slogan publicitaire. Cette phrase, tout comme "le vent est gratuit ! le soleil n'envoie pas de facture !" c'est littéralement de la poudre aux yeux sans aucune signification concrète. Comme les prestidigitateurs, on agite un truc pour attirer l'attention loin des côtés qu'on ne veut pas montrer. On peut sortir des phrases comme ça pour tout autre sujet ("le centre de la Terre est de 6000 degrés, qui a encore besoin de payer son chauffage ! Il pleut partout en France, pourquoi acheter de l'eau !").

Le problème du solaire n'est pas la dispo de l'énergie solaire, c'est la consommation de matériaux, la consommation d'espace (donc de biodiversité), le taux de charge ridicule (10% en France, 20% dans le meilleur des cas dans le monde). Ça veut dire qu'un appareil branché dessus ne produit rien 85% du temps ; un bon moyen d'immobiliser du capital et des matériaux qui ne font rien quasiment tout le temps. Je ne connais aucune industrie qui travaille 10% du temps et rêve d'arriver à 20%.

Pour les carburants de synthèse il faut avoir du CO2 "exploitable" en quantité, pas dilué comme dans l'atmosphère à 0.0x%. Pour l'instant la capture directe de l'air consomme des quantités astronomiques d'énergie (un peu logique en fait : quand on fabrique du CO2, on oxyde du carbone, donc on le brûle, et ça donne de l'énergie ; il faut beaucoup d'énergie pour faire la réaction dans l'autre sens et séparer l'O2 du C).

Par ailleurs il va falloir convaincre la Namibie que c'est plus important de faire tout ça pour qu'on puisse continuer à faire vroum vroum et parce qu'on n'aime pas attendre à côté d'une borne de charge, plutôt que faire du courant pour se sortir de la pauvreté. Le plus drôle, c'est que les Belges comptent dessus (on est au niveau de la route photovoltaïque de Ségolène là).

Evidemment, on peut compter sur des ruptures technologiques qui vont tout changer. Mais ça fait 150 ans qu'on utilise le pétrole, 250 le charbon, et pour l'instant on n'a littéralement pas trouvé plus pratique. On peut croiser les doigts et se dire que ça va arriver dans les 20 ou 30 ans, mais l'espoir n'est pas une stratégie.

Pour moi le moteur thermique est un cadavre ambulant. On va devoir se serrer la ceinture énergétiquement et mieux partager ce qu'on pourra encore utiliser avec ceux qui en ont beaucoup moins. Mais je ne suis pas optimiste sur le fait que ça va se faire en douceur.
 
Un lien, c'est pour la navigation via URL. Cela reste différent de fichier pdf. Peut-être avec " insérer une image " ?
PS : je n'ai pas conservé les liens de navigation de ces pdf.
Un lien d'espace privé sur un cloud ?
 
La "décroissance" ne signifie pas vivre mal ou revenir à l'âge de pierre, mais vivre bien pour tous, un concept difficile à "digérer", surtout pour ceux qui vivent déjà dans le bien-être, un bien-être éphémère car l'utilisation exaspérée des ressources de la terre et l'augmentation constante des inégalités toucheront tôt ou tard tous les individus.
Je partage totalement ton analyse.
La décroissance existera, au moins en ce qui concerne l'utilisation de pétrole. Loin de la caricature que certains en font (peut-être par intérêt personnel ou par peur) la décroissance bien gérée peut être bénéfique pour le plus grand nombre. Si elle est mal ou pas gérée, ce sera une catastrophe !
 
Faut pas être pessimiste comme ça.
Traditionnellement, les français sont fauchés et achètent des voitures un peu moins grosses (moins chères ;) ) que les citoyens des pays voisins.
En clair : TM3, Ioniq5 et EV6 sont hors budget pour la plupart des français.
Sur le segment des "petites" voitures, le gros du marché local, les groupes français ne s’en tirent pas si mal :

Voir la pièce jointe 23931


Le marché belge est quelque peu différent essentiellement lié au fait des taxes et primes( absentes....)
Si 22.669 voitures 100% électriques (BEV) ont été immatriculées en 2021 en Belgique - nouveau record absolu -, près de 9 BEV sur dix (87,7%) ont été immatriculées par des entreprises ou des indépendants. Les clients particuliers représentent 12,2% des nouvelles immatriculations de BEV en 2021.
Même constatation pour les voitures hybrides rechargeables avec une prise (PHEV) : 47.815 nouvelles immatriculations dont plus de 9 sur 10 (90,3%) par des entreprises ou des indépendants, les clients particuliers représentent 9,7% des acheteurs de PHEV en 2021.
Le marché est davantage équilibré du côté des voitures hybrides auto-rechargeables (HEV), dont les 19.516 nouvelles immatriculations sont réparties à 52,7% pour les clients particuliers et à 47,3% par les sociétés et les indépendants.

 
Réflexions sur les moteurs thermiques :
Ford : " de grands projets pour les moteurs à combustion interne à l'avenir ".

De plus, il semble que certains fabricants n'aient pas signé l'interdiction des moteurs thermiques de la COP26.
Toyota, Volkswagen, BMW, Honda, Renault, Nissan, Hyundai Group et Stellantis figurent parmi les non-signataires, mais ils investissent des milliards dans la propulsion électrique.

Un petit exemple de partage de voiture : je vis sur une colline dans un petit village, nous sommes 6 familles (celles qui se sont le plus liées) et chaque fois que nous devons aller chercher les sacs de recyclage, nous devons aller chez le médecin pour les ordonnances, nous allons faire les courses, nous demandons toujours à chacun s'il a besoin de quelque chose, donc en faisant cela nous utilisons une voiture au lieu de six.
Bien sûr, nous pouvons le faire parce que nous vivons dans un petit village, mais c'est une petite économie pour nous et pour l'environnement.

En revanche, je connais des personnes qui utilisent une voiture pour parcourir 500 mètres, non pas parce qu'elles sont handicapées ou pour travailler, mais pour acheter des cigarettes ou aller au bar.
À ce rythme, il sera difficile de réduire le nombre de voitures en circulation et, par conséquent, il sera difficile d'avoir des voitures entièrement électriques.
 
Mouais, ce n'est pas un argument, c'est un slogan publicitaire....
Slogan publicitaire ? en partie oui vu le contexte, mais n'oublie pas l'autre volet du soleil. :bv:
Parce que si on ne recevait pas toute cette énergie solaire (nucléaire quelque part), le bilan thermique de notre jolie boule bleue ne nous serait pas aussi favorable.:wink2:

A propos du % de fonctionnement d'un équipement je n'ose pas te parler de celui de ma cafetière électrique. :wink2:
Pour ma part je préfère toujours parler non pas de taux de disponibilité (facteur de charge, nombre d'heures équivalentes à pMax de dispo) mais de corrélation production/consommation.
Donc pour mon café ça sera surtout pour le repas de mi-journée ou se lever tard, moins souvent l'hiver. :bt:
 
Pour ma part je préfère toujours parler non pas de taux de disponibilité (facteur de charge, nombre d'heures équivalentes à pMax de dispo) mais de corrélation production/consommation.
Certes, mais il ne faut pas occulter la corrélation production/surface utilisée.
Quand c’est une toiture ou le parking d’un hyper-marché : no soucaï.
Quand c’est de la terre arable.....
Ta cafetière, quelle surface de la cuisine ?
 
J'ai cru un instant qu'il y avait une amélioration rapide du rendement des thermiques chez Ford. Mais pas du tout, c'est juste qu'ils veulent optimiser la fabrication pour réduire les coûts et ainsi en vendre plus.
Dommage. :depressed:

En revanche, je connais des personnes qui utilisent une voiture pour parcourir 500 mètres, non pas parce qu'elles sont handicapées ou pour travailler, mais pour acheter des cigarettes ou aller au bar.
À ce rythme, il sera difficile de réduire le nombre de voitures en circulation et, par conséquent, il sera difficile d'avoir des voitures entièrement électriques.
J'ai pas bien suivi la conclusion, car s'il y a beaucoup de gens qui utilisent la voiture pour des µparcours, J'aurais tendance à dire que ceux là, justement seraient des futurs candidats pour des voitures électriques.
 
@Astrix64 mon intention était de dire que puisque personne ne renonce à sa voiture, même pour parcourir quelques mètres, il sera difficile de réduire le nombre de véhicules en circulation grâce au partage, et donc il y aura beaucoup de voitures et la nécessité de nombreuses stations de recharge, qui seront difficiles/impossibles à créer dans certains endroits.
Le problème sera beaucoup plus aigu dans les villes.
 
C'est effectivement dans les agglomérations de logements collectifs que la recharge devient critique, paramêtre s'ajoutant aux modestes de revenus, ce qui limite fortement pour l'instant le développement du transport individuel électrique, dans ces zones .
 
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