Tu ne veux tout de même pas dire que les anciennes sans ESP ne restaient pas sur la route ?
Je n'ai eu que des tractions et 2 SUV 4RM aux trains arrières moteurs de façon plus ou moins temporaire donc n'ai pu juger sur pièce, mais à voir toutes les propulsions Allemandes circuler sur autoroute à haute vitesse, ça m'avait l'air de rester sur la route.
La mauvaise réputation des propulsions vient à mon avis de leur relative inaptitude sur neige, que j'ai pu observer de l'extérieur. J'ai vu l'arrière de certaines chercher à passer devant, même en côte, juste parce-qu' elles patinaient.
Et la moindre masse sur l'essieu moteur ne doit pas aider.
Mais hors neige y compris, je n'aurais aucune appréhension à les conduire. Encore plus avec l'ESP bien sûr.
Les Mercédès et Bmw de haut de gamme ne sont des propulsions que par "coquetterie", parce que comme aurait dit Bébel, "ça fait cossu". La clientèle de ces voitures est attachée à cette architecture, même si Audi a réussi à finalement à s'imposer avec la traction, en en faisant justement un élément "identitaire" de ses modèles, avec la traction intégrale en sus. Il est quand même patent que progressivement, tous les constructeurs ont progressivement abandonné les seules roues arrières motrices sur l'essentiel de leurs gammes. Même les deux précités, accrochés un temps à la propulsion comme des berniques sur leur rocher, ont fini par le faire sur leur début de gamme. Les meilleures propulsions des années 80/90 (504/505, Mercedes C, E et S, BMW 3 et 5..) restaient délicates dans certaines circonstances, pas seulement sur la neige, où certaines étaient quasi inconduisibles, mais dès que la route était humide. Ayant eu une 505 V6, et possédant toujours un coupé 404, j'ai pu constater assez régulièrement qu'il faut rester vigilant. Alors, celles qui étaient les pires, toutes les Ford et Opel à essieu rigide (Taunus, Escort...), et à un degré moindre les Fiat (124/125/ 132/131..), les Chrysler 160/180/2l, comme les américaines avant le passage massif à la traction avant, étaient très piégeuses, voire même dangereuses.
Le retour de la propulsion sur les voitures électriques est surtout un choix économique des constructeurs, parce que c'est plus simple, et que l'électronique permet de pallier certains problèmes de stabilité.., mais pas tous. Certes, la motricité est meilleure, parce que les forces d'inertie permettent une meilleure adhérence des roues motrices à l'accélération, mais pour moi, ce seul avantage ne vient pas compenser le fait que la voiture reste intrinsèquement moins stable que si elle était une traction.