Il y a un juste milieu entre la parano et l'insouciance !
Si l'on regarde
les derniers chiffres publiés de SpF, et qu'on compare avec
l'ensemble des data dispos, on voit effectivement une augmentation des cas dépistés positifs ainsi que de l'incidence (information largement relayée). Cependant, on observe aussi que le ratio (cas confirmés actifs) / (hospitalisations) s'est effondré depuis mars. Ce qui voudrait dire que l'amélioration de l'accès au dépistage entraîne mécaniquement une plus grande représentation des cas bénins.
Si on va au bout de l'idée, un cas positif en mars ne vaudrait pas un cas positif en juillet, le cas de mars ayant beaucoup plus de chances de résulter en hospit/réa que celui de juillet: en mars, on ne dépistait que les cas graves hospitalisés.
Du coup, il me semble que l'observation du nombre de cas dépistés positifs ne peut, à elle seule, être pertinente (surtout associée à une comparaison de la courbe en début d'épidémie). Or c'est bien sur cette observation que se focalisent les médias. L'observation des données hospitalisation/réa me semble plus intéressante, malgré la latence générée.
Cela a peut-être déjà été discuté ici, si c'est le cas pardonnez-moi, je me suis pas fait les 75 pages