COVID-19 : les conséquences Économiques, sociales et sociétales

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Inouesama
  • Date de début Date de début
Je ne comprends pas trop à quoi va servir le prêt de l'Etat alors.
Le prêt de l'Etat permettra de garantir de la trésorerie, mais cet argent ne changera rien au compte de résultat de l'entreprise malheureusement si il y a un statut quo sur les ventes et la structure pour fournir le marché.
 
Oui et non, ça garantit la trésorerie mais si Renault ne vend plus rien, ben quoiqu'il arrive c’est la fermeture
 
Pour moi, une des pires conséquences est à venir.
Les écoles rouvrent peu à peu, mais avec de rares places, or que vont faire les employeurs de ceux qui n'ont pas de place??
Si les gens posent des congés, ben pas de vacances en juillet ou août.
Le chômage partiel n'est supporté par l'Etat que jusqu'à la fin mai
Donc, licenciement?

Si on ne peut télétravailler, comment fait-on pour faire garder son enfant?
Dans ma ville (Vaires, 77360), dans la maternelle de ma grande, seuls 24 enfants sur 150 pourront retourner en classe.
J'ai proposé à la mairie d'ouvrir les centres de loisirs en semaine (sauf mercredi pour que les enfants prioritaire y aient accès) mais la Mairie ne se prononce pas, or ça pourrait accueillir d'autres enfants, ou au moins soulager ceux qui ne peuvent les faire garder.
 
L'etat ne prete rien, il ce porte juste garant aupret des banques. Non soumis a obligation de garder des chti nouvriers (combien il en reste, 10000?)

Ce qu'il faut voir c'est le nombre d'emplois menaces :
Les ouvriers des usines francaises
Les employes et mecanos des concessions, les ingenieurs, la r&d

Et surtout si le marché repart. Les ventes autos sur deux mois ca change rien au bilan de l'annee. Tu peux acheter en mars comme en septembre, si tu la veux la clio tu attends et de toute facon t'en achete pas deux par ans.
Les restos ont perdu net ce qu'ils n'ont pas fait pdt deux mois, et perdront encore apres avec le bricolage merdique. Les gens n'iront pas bouffer deux fois plus au resto ensuite...

Il faut savoir qui aider, qui a besoin reellement. Franchement air france je m'en bat les steak. La tendance etait a eviter les avions et la pollution, le menage va ce faire via selection naturelle, restera les vols "pro" et les vrais vacances d'une vie, avec le billet au vrai prix. Faut arreter les sauts de puces a 30€ pour "visiter" amterdam et cie...

Je suis contre une aide quelconque pour eux, sans aide en face pour la sncf. L'avion le peuple le prend peu, donc l'argent du peuple ici ne le dessert pas. En revanche le retour des trains (sncf ou prive qui bosse) en bon nombre aux bonnes heures... pour aller de paire avec les besoins du futur vrai virus mortel (via famines, guerres, ...) nommé chauffit' 21-22-23-24-25-26-27-28-29.......
 
Si, j'avais parlé dans un post de ce sujet "place au train pour les courts trajets" (ou un truc du genre).
Je pense que c'est une bonne chose, certes, je ne suis pas neutre vu que je travaille dans le ferroviaire.

Pour les petites liaisons, où le train est plus rapide, c'est une bonne chose que l'avion s’efface.
Lettre de la Sénatrice du coin au Ministre :

"Monsieur Bruno LE MAIRE
Ministre de l’Economie et des Finances

Bordeaux, le 12 mai 2020.
NATHALIE DELATTRE
SENATRICE DE LA GIRONDE
VICE-PRESIDENTE DE LA COMMISSION DES LOIS
CONSEILLERE MUNICIPALE DE BORDEAUX
Monsieur le Ministre,
Je tiens par la présente à vous faire part de ma plus vive préoccupation quant à votre annonce de conditionner les prêts et garanties dont bénéficie Air France à la suppression des lignes aériennes entre Paris et la province pour lesquelles une alternative de transport à moins de 2h30 de Paris existerait.
Je m’interroge sur cette décision, tant elle soulève des questions relatives à la liberté d’entreprendre, à la liberté de commerce et d’industrie, ainsi qu’à l’égalité des citoyens devant les charges publiques, à partir du moment où ce sont tous les contribuables français qui garantissent le prêt de 4 milliards d’euros et l’avance de 3 milliards d’euros accordés à Air France.
Je m’interroge également sur la notion de service public des transports. L’engouement pour la ligne LGV-SEA Bordeaux-Tours, qui permet de relier Bordeaux à Paris en 2h04, est une satisfaction pour nous tous. Cette satisfaction n’expurge toutefois pas un certain nombre de questions.
Qui peut aujourd’hui garantir que SNCF Mobilités, demain en situation monopolistique, n’agisse pas en tant que tel sur les tarifs appliqués aux usagers, et ce dans un contexte où la situation financière de la société sera elle-aussi dégradée ?
Qui peut aujourd’hui assurer que le service public survivra à cette situation monopolistique lorsque le personnel SNCF choisira la voie de la grève, et que les gilets jaunes bloqueront à nouveau le pays ? Quelle sera la continuité des activités du pays face à l’absence d’alternative de mobilité entre Bordeaux et Paris au moment où la relance économique est la seule option face à l’écroulement du pays ?

Car le risque d’effondrement économique, c’est aussi celui qui menace le fleuron industriel qu’est l’aéronautique et l’aérospatial en France.
Ce dont je suis sûre, c’est qu’à ce jour, 35.000 emplois sont occupés au nord-ouest de Bordeaux par les grandes entreprises de l’aéronautique, du spatial et de la Défense. Que 10.000 emplois nouveaux étaient prévus dans les 10 prochaines années. Que le télétravail ne remplacera jamais complètement et définitivement les relations humaines et le contact direct, et que de nombreux cadres, ingénieurs et employés du secteur ont besoin de la liaison aérienne pour rejoindre des sites industriels d’Île-de-France depuis Bordeaux, mais aussi pour rejoindre d’autres sites européens dans des temps records, et ce sans jamais transiter par le centre de Bordeaux ou le centre de Paris. Il s’agit donc aussi, en quelque sorte, d’une ligne d’aménagement du territoire... européen. Cet usage spécifique a été tout à fait déterminant dans les choix des entreprises lorsqu’elles se sont installées où elles l’ont fait, stratégie qu’elles projetaient jusqu’alors de poursuivre dans les prochaines années.
Pour toutes ces raisons, Monsieur le Ministre, je vous demande donc de bien vouloir reconsidérer la position exprimée par le gouvernement à ce sujet, et ne pas mettre un coup d’arrêt brutal et définitif à la liaison aérienne entre Bordeaux et Paris. L’avenir de toute une région en dépend.
En vous remerciant par avance de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute considération.
Nathalie DELATTRE”


Pour répondre, tardivement, à certain "gauchiste" : les majors du transport aérien font leur beurre sur les vols longue distance.
En économie de marché, le client a le choix d’acheter la prestation qui lui convient le mieux.
Sur un Bordeaux-Tokyo, ledit client pourra choisir :
a) Bordeaux (centre)- Paris en TGV ; transfert avec avec les valises vers CDG ; CDG-Tokyo par Air France ;
b) Merignac-Tokyo, via Francfort, par Lufthansa. (1)

Comme peu de gens feront le choix "a", il faudra bien, sauf à abandonner le marché aux concurrents étrangers, maintenir des Bordeaux-Paris en avion.
Pour avoir une chance d’être concurrenciel il faut "brader" le Bordeaux-Paris (2). Résultat : liaison déficitaire.
Un des moyens de limiter ce déficit était de vendre, au prix fort, quelques billets Bordeaux--Paris pour les ingés/cadres/directeurs qui n’ont rien à faire, ni au centre de Bordeaux, ni au centre de Paris (typiquement : nord-ouest de Bordeaux -> banlieue ouest de Paris).

L’interdiction du Paris-Bordeaux, faite à Air France, est juste un handicap de plus face à la concurrence étrangère.
Comme il fallait bien du personnel (3) pour traiter ces clients nous allons, après avoir connu les licenciements économiques depuis la fin des "30 glorieuses", découvrir les joies des licenciements écologiques.
Accessoirement, comme l’écrit la Sénatrice, il va devenir difficile de dire aux entreprises : "venez vous installer autour de Bordeaux, vous serez juste à 6 (ou 7) heures aller-retour de vos collègues travaillant en banlieue ouest".



(1) on peut remplacer Tokyo par n’importe quelle destination lointaine ; Francfort par Londres, Zurich ou Amsterdam ; Lufthansa par British-Airways, Swiss etc....

(2) ne vous faites pas d’illusions : Lufthansa brade ses Bordeaux-Francfort pour conquérir des clients, hors de sa zone de chalandise naturelle, et remplir ses vols longue distance rentables.

(3) qui peut croire que les nouveaux salariés (intérim-CDD ?) des boîtes "low cost" bénéficieront de conditions aussi favorables que celles des emplois disparus pour cause de fermeture de ligne ?
 
Dernière édition:
Solution possible qui doit plaire à un libéral : laissons faire le marché. Luftansa brade des liaisons ? Qu'Air France fasse de même. Le problème, tu l'as dit, c'est que l'Etat l'empêcherait de se "rattraper" sur cette liaison intérieure en la supprimant.
Donc, j'apprends qu'AF fait supporter à cette liaison intérieure le poids de la concurrence sur des liaisons internationales, soit. C'est son choix, mais il y en a d'autres.
Ne nous dis pas que si la liaison disparait, AF ne pourra pas se rattraper sur toutes les autres liaisons intérieures ? Cela ne devrait pas renchérir les billets énormément, si ? A-t-on fait le calcul du surcoût d'un Marseille-Lille s'il fallait faire cela ? Quel est le poids du seul Bordeaux-Paris par rapport à l'ensemble des liaisons intérieures ? 2 % ? La marge perdue sur ces 2 %, tu la répartis sur les 98 autres %, et ça va les rendre subitement non-concurrentiels ?

Bref je vois dans cet argument une petite dose de mauvaise foi typique d'un(e) député(e) qui défend son territoire. Et ce n'est bien sûr pas lié à sa couleur politique, ils font tous cela (et ce faisant ils font leur travail, on les élit pour ça).

Par contre la question des grèves possibles à la SNCF est un VRAI argument ... à mon humble avis.
Faut-il pour cette raison maintenir une liaison aérienne ? Je n'en sais rien.
 
Donc, j'apprends qu'AF fait supporter à cette liaison intérieure le poids de la concurrence sur des liaisons internationales, soit.
C'est son choix, mais il y en a d'autres.
Lesquels ?

Ne nous dis pas que si la liaison disparait, AF ne pourra pas se rattraper sur toutes les autres liaisons intérieures ?
Il me semble avoir lu quelque part que le réseau intérieur d’Air France perdait 200 millions d’euros par an (avant le Covid).
Economie de marché : s’il était possible d’augmenter le prix des billets, ce déficit n’existerait pas.
L’arrêt de la vente, lucrative, de billets de Paris vers Bordeaux, Nantes Rennes etc... ne pourra être compensée par une hausse du prix des billets sur les autres liaisons.
Cet arrêt va juste aggraver, un peu plus, le déficit, avec les conséquences sociales que chacun peut imaginer.

La question est ancienne :
Même le journaliste a compris que la réponse n’était pas aussi évidente que certains l’imaginent ;)


P.S. : le CO2 a, parfois, bon dos :
 
Dernière édition:
J'avais répondu dans la suite de mon message, d'ailleurs tu l'as commentée !
Je te demandais quelle était la part de cette liaison particulière par rapport aux autres ? Tu sais ou pas ? Si tu ne sais pas, tu ne peux pas conclure. Je te rappelle que ma proposition était de répartir la perte due à l'arrêt de cette liaison sur l'ensemble des autres. Je me demandais de combien cela augmenterait le billet sur ces autres liaisons. Tu connais la réponse ? Si tu ne la connais pas tu ne peux pas non plus conclure de manière chiffrée.

A quand un député qui chiffre ses arguments ? A défaut de pékins comme nous, qui ne savent pas le faire sans de pénibles recherches ;)
 
Je te rappelle que ma proposition était de répartir la perte due à l'arrêt de cette liaison sur l'ensemble des autres.
OK. Désolé, je n’avais pas compris que c’était ta proposition.
J’ai répondu sur ce point : s’il était possible d’augmenter le prix des billets, le réseau interieur ne serait pas déficitaire.
 
Pourquoi ne pas augmenter les prix, il s'agit ici surtout de voyages d'affaire au quotidien non, tout frais payés, pour des cadres sup a gros salaire. Une enveloppe budgetaire d'etat dediee , pour animer le rayonnement international de la france (dans cet ex bordeaux tokyo: vendre du pinard aux Japs lol) reglerait le soucis . Lest sur certaines charge, avance sur resultat a l'export. Un cercle vertueux, le seul truc que les politiciens ne maîtrisent pas...
 
OK. Désolé, je n’avais pas compris que c’était ta proposition.
J’ai répondu sur ce point : s’il était possible d’augmenter le prix des billets, le réseau interieur ne serait pas déficitaire.

Dans mon groupe, beaucoup de directeurs font des déplacements hebdomadaire entre Toulouse, Bordeaux, Paris...etc.

Certains ont pris conscience avec ce confinement que ça va devoir s'arrêter. Un grand directeur a confié récemment qu'il est maintenant en meilleure forme physique et a une meilleure disposition intellectuelle, le fait de ne plus avoir à déplacer à droite et à gauche 3 fois dans la semaine.

Beaucoup ont compris que le management n'a pas forcément besoin d'une présence physique. Le confinement a permis une expérimentation grand échelle forcée, du télé travail et des réunions à distance. Et vraiment ça a changé les mœurs dans les entreprises et dans la tête du management.
On découvre que le télé travail c'est pas forcément la glande. (parfois ça oblige même une plus grande efficacité et productivité, car tu es payé "au résultat" et non "par ta présence physique")

Bref tout ça pour dire que, je suis convaincu que les voyages d'affaire vont diminuer drastiquement dans les mois à venir.
 
@Hortevin 100% d'accord, je suis aussi dans une société un peu à l'ancienne (le contraste avec mon ancien employeur, pour qui le télétravail était la norme, est frappant), mais les mentalités ont changé en deux mois et le télétravail est passé du statut d'excuse pour les glandouilleurs à organisation efficace du boulot dans la tête de beaucoup.
 
peut-être que l'aide aurait dû être conditionnée , 1000e pour véhicule fabriqué en Tunisie, 3000 en UE, 5000€ en France.
C'est illégal en Europe ce genre de choses... c'est du dumping et/ou droits de douane déguisé.
Par contre en France plus de 50% du marché c'est des marques françaises, donc l'aide ira surtout aux marques Françaises. Après, si elles choisissent de fabriquer à l'étranger...
 
Retour
Haut